Gilets jaunes: Acte XV

Gilets jaunes: «Il faut une grève générale et tout bloquer»

liberation.fr – Par Pierre Alonso — 
Lors de l’acte XV des gilets jaunes à Paris, le 23 février. Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération

L’acte XV s’est déroulé sans incident à Paris, où l’affluence était supérieure à la semaine dernière.

Par une journée digne d’un joli mois de mai, des milliers de gilets jaunes ont parcouru Paris pour l’acte XV de leur mobilisation. Partie au pas de course de la place de l’Etoile à la mi-journée, la manifestation, déposée et autorisée, a déambulé à travers les beaux quartiers de la capitale dans une ambiance détendue et sous surveillance rapprochée. Les forces de l’ordre encadraient de près le cortège, devant, derrière, et aussi sur les côtés : jaune au milieu, bleu tout autour.

Christine n’a raté presque aucun rendez-vous du samedi, depuis le début du mouvement en novembre. Sans connaître l’affluence du jour, elle dégaine des arguments pour expliquer une éventuelle baisse (le ministère de l’Intérieur a compté 5 800 manifestants à Paris) : les vacances, le premier beau week-end de l’année… Pour cette fonctionnaire territoriale de 61 ans, le mot d’ordre n’a pas changé. «Macron démission, c’est la première chose. Il est fou dangereux, il faut qu’il parte. Ensuite, il faut sortir de l’Union européenne», dit-elle, appuyée contre un mur en face de la Seine. Une pause avant de reprendre la longue marche de 12 km, que sa béquille et elle ne suivront pas jusqu’au bout. Elle reprend : «Les manifestations servent à montrer qu’on est là. Mais il ne faut pas se limiter à ça. Si on veut se rencontrer et se parler, il faut une grève générale, et tout bloquer, pour mettre au point des ateliers constituants. On a démarré le mouvement sur une idée des Lumières : un peuple contre son roi. On doit réfléchir à ce qui viendra après.» Son compagnon de manifestation, Marc, ingénieur informatique à la retraite, cite les initiatives de Commercy et Saint-Nazaire. Elle approuve. Tous les deux se décrivent comme «ex-insoumis, rebelles et gilets jaunes». Ils pensent que la question sociale doit passer avant tout et détestent «le jeu de celui qui est le plus opprimé à l’anglo-saxonne».

«Les grenades, c’est nos impôts»

En face d’eux, sur le pont qui enjambe la Seine, quelques lacrymos sont tirées. Des coups de matraques tombent sur des têtes – l’une d’elles sera ouverte et soignée par les Street Medics. «Sur le pont, c’est pas très malin», relève un manifestant, un peu inquiet de voir la foule se tasser derrière lui et la fumée des gaz s’épaissir devant. Simple péripétie : le cortège reprend sa marche dans les rues étroites du VIIe arrondissement. Les gendarmes mobiles ont néanmoins baissé leur visière, alors qu’ils ne portaient pas de casque, un peu plus tôt, devant le Café de la Paix sur la place de l’Opéra.

Quelques classiques sont entonnés par la foule. Le hit de l’été sur Benjamin Pavard est remixé en : «Emmanuel Macron, on vient te chercher chez toi !» Quelques «anti anticapitaliste» se font entendre, et même un «anti antipatriarcat»«Paris, debout, soulève-toi» alterne avec une élégante dédicace au ministre de l’Intérieur, «Castaner, nique ta mère» également proposé en version «Castaner, assassin»«Les grenades, c’est nos impôts», crie un vieil homme dans un mégaphone. «Il n’y a pas d’hélicoptère aujourd’hui», remarque un jeune face au ciel bleu parfaitement dégagé. «Il n’est là qu’en cas de débordement», professe son acolyte.

Brûler ou non la poubelle ? Le débat divise des gilets jaunes et deux k-way noirs. Ils l’auraient bien cramé ce mobilier urbain de l’avenue Bosquet. Les gilets jaunes s’opposent à l’incendie, contrariant l’échaudé. Un jeune, visage au vent, vole à son secours : «Sans eux, on n’aurait jamais parlé de vous.» «On est pacifistes», répliquent ceux qui ne veulent pas de flammes. «C’est qu’une poubelle, on s’en fout», philosophe une femme équipée d’un masque contre les gaz. Aucun black block ne s’est constitué au sein du cortège pendant les cinq heures de manifestation.

Dernière ligne droite. Au bout de l’avenue du président Wilson, le soleil tombe. Vers 17 heures, le défilé termine d’arriver au Trocadéro. Quelques bouteilles volent, des lacrymo aussi, sans empêcher un opposant gabonais de terminer son speech sur le soutien de la France aux dictatures. Les gilets jaunes se dispersent au milieu des touristes.

Pierre Alonso


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Près de 47 000 « gilets jaunes » ont manifesté dans toute la France

Selon le ministère de l’intérieur, les manifestations à Paris se déroulent dans le calme. Quelques heurts ont eu lieu à Clermont-Ferrand.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 12h19, mis à jour à 19h33

Il y a une semaine, l’acte XIV avait mobilisé 41 000 personnes en France, dont 5 000 à Paris, selon le ministère de l’intérieur, contre 282 000 lors de la première journée d’action du samedi 17 novembre, date du lancement de ce mouvement de contestation sociale inédit.

  • A Paris, cinq rassemblements et une « marche dans les beaux quartiers »
Kamil Zignioglu / AP

A Paris, cinq manifestations ont été déclarées, dont trois sous la forme de rassemblements, a indiqué par communiqué la préfecture de police. Les deux défilés, baptisés sur Facebook « Tsunami jaune » et « Tous aux Champs-Elysées, on ne lâche rien », ont rassemblé 5 800 personnes selon le ministère de l’intérieur, contre 5 000 la semaine dernière.

La « marche dans les beaux quartiers » a débuté à midi sur les Champs-Elysées, point névralgique de la mobilisation parisienne chaque week-end. Quelques bombes lacrymogènes ont été tirées à l’arrivée sur l’esplanade du Trocadéro pour disperser la cortège, en fin d’après-midi.

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Aline Leclerc@aline_leclerc

Fin de la manif sur l’esplanade du Trocadéro, 1eres lacrymos de la journée alors que jusqu’ici la manif s’est déroulée dans le calme, avec slogans et chants, dans un cortège encadré par les forces de l’ordre sur un parcours déclaré en préfecture.

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Aline Leclerc@aline_leclerc
Une colonne de policier casqué vient d’arriver au milieu des
Les premiers projectiles volent vers eux, des deux côtés. Ils chargent et lancent les premières grenades de descencerclement. L’ambiance se tend, comme lors de la plupart des fin de manifs depuis le 17/11
  • Au Salon de l’agriculture, visite de Macron et de certains « gilets jaunes »

Pendant que le président de la République prononçait un discours pour rassurer les agriculteurs et entamait sa visite des stands, plusieurs leaders du mouvement ont tenté, malgré l’important dispositif policier, de le rencontrer. Eric Drouet s’y est rendu dans la matinée pour tenter – en vain – d’« approcher » M. Macron, avant de repartir rapidement. Benjamin Cauchy a également annoncé son intention de le faire, mais sans dire quand il irait. Sur Facebook, Maxime Nicolle a indiqué quant à lui qu’il participerait au rassemblement à Rennes.

Alors qu’Emmanuel Macron poursuivait en début d’après-midi sa déambulation au milieu des poules, il s’est fait interpeller par un homme brandissant un gilet. « Je suis un gilet jaune tranquille, je ne suis pas méchant. Sortez un peu de votre bulle, monsieur Macron », lui a lancé le militant.

  • Clermont-Ferrand, ville barricadée ; Bordeaux manifeste dans calme
A Clermont-Ferrand, le 23 février.
A Clermont-Ferrand, le 23 février. THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Clermont-Ferrand, la ville entière s’était barricadée : commerces, parcs et bâtiments publics sont fermés, tandis que les concerts et les spectacles ont été annulés. Entre 2 500, selon la préfecture, et « de 5 000 à 6 000 » personnes selon les organisateurs ont défilé dans la ville auvergnate. Dans un concert de huées, de sifflets et de pétards, aux cris de « Castaner aux fers, Macron en prison »« Fin du monde, fin du mois, même combat », la majorité des « gilets jaunes » ont convergé vers 15 h 30 place de Jaude où des poubelles ont été incendiées. Un dispositif policier exceptionnel a été mis en place, selon les autorités locales.

Des affrontements ont eu lieu dans une artère commerçante de la ville entre une trentaine de « gilets jaunes » et les CRS qui ont tiré au lanceur de balle de défense. Une personne a été blessée au pied, selon la préfecture, qui ignorait à ce stade la gravité de la blessure. Au début de l’après-midi, quinze personnes ont été interpellées dont huit placées en garde à vue.

Bordeaux, la mobilisation, samedi après samedi, reste intacte. Plusieurs milliers de « gilets jaunes », selon la police ont défilé dans le calme. Et alors que le cortège girondin se termine régulièrement par des heurts avec les forces de l’ordre, des organisateurs ont clairement montré samedi leur volonté d’une démonstration pacifique en bloquant eux-mêmes l’accès à la place Pey-Berland, théâtre habituel de violences.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Comment Bordeaux est devenu un bastion des « gilets jaunes »

Plusieurs « gilets jaunes » ont ainsi fermé quelques instants une rue conduisant à la place de la mairie à l’aide d’une large banderole grise où s’inscrivait, en lettres jaunes, « Pas de Pey-Berland aujourd’hui », détournant ainsi le cortège. Un jeune qui s’en prenait à un abribus a été expulsé du cortège par plusieurs manifestant.

Du côté de Toulouse, plusieurs milliers de personnes, selon un journaliste de l’AFP, ont manifesté samedi. La préfecture n’a pas donné de bilan chiffré de la participation, estimant dans un communiqué que le nombre de manifestants avait connu « une baisse sensible par rapport aux semaines précédentes ».

La semaine dernière, 4 000 personnes selon la police avaient manifesté dans la Ville rose, une des places fortes de la mobilisation en France. Une semaine auparavant, elles étaient 6 000 selon la police. Samedi après-midi, après près de trois heures de défilé dans les rues de Toulouse, dans le calme et sous le soleil, les manifestants se sont rassemblés devant l’Hôtel de ville, sur la place du Capitole.

Une large banderole avait été suspendue entre deux lampadaires de l’éclairage public, sur laquelle était écrit en lettre blanches sur fond noir: « Toutes et tous mobilisons-nous conte les politiques anti-sociales de Macron ». Quelques instants plus tard, les forces de l’ordre tiraient les premières salves de grenades lacrymogènes, les manifestants s’éparpillant alors dans les rues adjacentes. La préfecture a annoncé que quatre personnes ont été interpellées.

Rennes, près de 2 000 personnes, selon la police se sont rassemblées. Les manifestants, venus de toute la Bretagne, mais aussi des Pays de la Loire et de la Touraine répondaient à un appel à un rassemblement interrégional.

« Macron démission ! Castaner en prison ! »: drapeaux bretons, tricolores ou jaune fluo appelant à un « RIC » (référendum d’initiative citoyenne), le cortège s’est ébranlé sous le soleil depuis la place de la République à 14 heures, au son d’un « chant des partisans » à la cornemuse. La préfecture a fait état d’une « quinzaine d’interpellations, dans le cadre de contrôles et de fouilles préventives avant la manifestation ». Des armes, des couteaux, des billes de plomb ont été saisis et les personnes interpellées placées en garde à vue, a-t-elle précisé.

Sur son compte Twitter, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a déploré les heurts qui ont eu lieu dans plusieurs villes.

Christophe Castaner

Les exactions commises en marge des rassemblements de Clermont-Ferrand, Rouen, Montpellier… sont intolérables.
Je salue l’action de nos forces de l’ordre, intervenues avec sang-froid et détermination alors même qu’elles étaient violemment prises à partie.

  • Pique-nique géant à Chambord

Plusieurs leaders du mouvement, dont Priscillia Ludosky, sont à Chambord, dans le Loir-et-Cher. Ils participent dans une ambiance bon enfant au pique-nique organisé avec plus d’un millier de personnes devant le château, une manière de se moquer d’Emmanuel Macron qui y avait fêté ses 40 ans en 2017.

Principalement venus de Sologne et de Touraine, les manifestants ont mis en place, pour éviter tout débordement, un vaste réseau de « gilets blancs », chargés de surveiller le bon déroulement de l’événement organisé en coordination avec la mairie et les gestionnaires du château, mais aussi avec la gendarmerie qui a dénombré environ 1 200 personnes.

  • Blocage de la plate-forme Amazon de Toulouse

Une centaine de personnes, dont des « gilets jaunes » et des membres d’Attac, ont bloqué samedi matin la plate-forme Amazon de Toulouse, qui a été fermée, empêchant toute livraison. Parmi les tracts distribués, celui qui disait :

« Emmanuel Macron veut faire payer la transition écologique par les plus pauvres. Pourquoi ne pas faire payer les gros pollueurs qui doivent déjà de l’argent à la société ? »

Les manifestants dénonçaient aussi « l’exploitation » par Amazon« des salariés », « la pollution de l’environnement » et fustigaient le montant « dérisoire » des impôts payés par le géant américain de la distribution en ligne en Europe et en France, une « fraude fiscale »selon eux.

« Gilets jaunes » : le leader grenoblois Julien Terrier en garde à vue

Le leader grenoblois des « gilets jaunes », Julien Terrier, et un autre membre actif du mouvement ont été placés en garde à vue, samedi matin 23 février, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble. Les deux hommes sont « dans les locaux de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête de flagrance », a précisé le procureur de la République. L’enquête a été ouverte pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou dégradations » et « organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration préalable ».

Julien Terrier et Jérôme Bouzendorffer avaient appelé cette semaine à une opération péage gratuit à Voreppe (Isère), sur l’autoroute A48, à l’occasion de l’acte XV du mouvement national des « gilets jaunes », alors que ce week-end de chassé-croisé des 23 et 24 février s’annonce très chargé sur les routes. Le 8 décembre, Julien Terrier avait déjà été placé en garde à vue à Grenoble. Il lui était reproché d’avoir organisé une manifestation illégale.


DIRECT. « Gilets jaunes » : 46 600 manifestants en France dont 5 800 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur

Quelque 2 500 « gilets jaunes » ont notamment défilé samedi, dans le cadre d’un rassemblement régional, à Clermont-Ferrand, où des heurts se sont produits avec les forces de l’ordre.

Des manifestants sur les Champs-Elysées, samedi 23 février 2019, à Paris.
Des manifestants sur les Champs-Elysées, samedi 23 février 2019, à Paris. (KAMIL ZIGNIOGLU / AP / SIPA)

Les week-ends se suivent et se ressemblent. Les « gilets jaunes » se sont mobilisés de nouveau, samedi 23 février, pour leur quinzième samedi d’action d’affilée. Des rassemblements se sont déroulés à Paris, mais aussi à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lille ou Toulouse. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, ils étaient 46 600 manifestants, dont 5 800 à Paris.

Des heurts à Clermont-Ferrand. Quelque 2 500 « gilets jaunes », selon la préfecture, ont défilé à Clermont-Ferrand, barricadée pour l’occasion dans la crainte de la présence de casseurs parmi les manifestants dont certains se sont heurtés aux forces de l’ordre en milieu d’après-midi.

 Macron au Salon de l’agriculture. Comme chaque semaine, plusieurs événements Facebook appellent les « gilets jaunes » à se réunir à Paris. Cinq manifestations ont été déclarées, précise la préfecture de police. En plus des Champs-Elysées et de la place de la République, le Salon de l’agriculture est aussi évoqué : le chef de l’Etat y passe la journée. Eric Drouet, leader des « gilets jaunes », y a été aperçu samedi matin. « On voulait voir si on pouvait s’approcher du président, voir ce qu’il a à dire », a affirmé le chauffeur routier à des journalistes de l’AFP.

 Pas de livraison Amazon à Toulouse. Une centaine de personnes, dont des « gilets jaunes », ont bloqué la plateforme Amazon de la ville. Elles ont distribué aux automobilistes des tracts sur lesquels on peut lire : « Amazon détruit les emplois et la planète ».

Des actions en région. La capitale n’est pas le seul théâtre de mobilisation. Des événements sont aussi prévus à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lille ou Toulouse. A Chambord, des « gilets jaunes » appellent à un pique-nique géant : c’est dans cette ville du Loir-et-Cher qu’Emmanuel Macron avait fêté son anniversaire en décembre 2017.

20h06 : Quelque 46 600 personnes ont manifesté aujourd’hui en France, dont 5 800 à Paris, selon le bilan du ministère de l’Intérieur. La page Facebook « Le Nombre jaune », proche du mouvement, estime pour sa part que 113 400 personnes ont défilé, contre 101 000 la semaine dernière.

19h23 : Quelque 46 600 personnes ont manifesté aujourd’hui en France, dont 5 800 à Paris, selon le bilan du ministère de l’Intérieur.

• Quinzième samedi de mobilisation pour les « gilets jaunes ». Quelque 11 600 manifestants étaient rassemblés en France à 14 heures dont 4 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.

16h40 : Quelque 2 500 « gilets jaunes » ont notamment défilé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), selon la préfecture. Les organisateurs évoquent une fourchette située entre 5 000 et 6 000 personnes. Des affrontements ont eu lieu dans une artère commerçante de la ville entre une trentaine de manifestants et les CRS qui ont tiré au LBD.

17h07 : Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 11 600 manifestants en France à 14 heures, dont 4 000 à Paris. La semaine dernière, 10 200 manifestants avaient été recensés dont 3 000 à Paris.

16h22 : Voici quelques nouvelles des différents rassemblements de « gilets jaunes » en France, avec nos confrères de France 3. Des incidents ont été relevés à Lyon ou Epinal. Des jets de projectiles ont également été constatés à Rennes.

16h00 : Il est 16 heures. Nous faisons un point sur l’actualité :
• La France reçoit l’Ecosse au Stade de France, pour son troisième match dans le Tournoi, après deux défaites. A la 38e minute, le XV tricolore domine (10-3), mais tout est encore possible…

• Le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes à Paris, ce matin. « Nous pouvons faire du vignoble français le premier vignoble sans glyphosate du monde »a déclaré Emmanuel Macron, dans un discours consacré notamment à la politique européenne agricole. Le chef de l’Etat déambule désormais dans le salon à la rencontre des agriculteurs.

• Des milliers de manifestants se sont rassemblés, un peu partout en France, pour le quinzième samedi de mobilisation. Des tensions avec les forces de l’ordre sont signalées à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

• César du meilleur film attribué à Jusqu’à la garde, une seule statuette pour Le Grand Bain… Retrouvez le palmarès complet de la 44e cérémonie des César dans cet article.

15h46 : « 2500 manifestants actuellement dans le centre-ville de Clermont. Plusieurs incidents ont lieu aux abords du Palais de Justice », annonce la préfecture. Quinze personnes avaient été interpellées, à 14 heures.

15h05 : Plusieurs milliers de manifestants défilent dans les rues de la capitale, aujourd’hui, pour le quinzième samedi consécutif.

(MAXPPP)

14h04 : Bonjour @anonyme. Vous devriez lire ce live un peu plus attentivement, Nous avons déjà parlé de ces arrestations. Pour rappel, il s’agit de deux figures iséroises du mouvement qui ont été placées en garde à vue, indique France Bleu Isère.

14h04 : Je suis désolé mais on a quand même l’impression que vous cachez des informations graves. Des arrestations de gens à l’aube, pour les empêcher de manifester, ont lieu dans notre pays et les journalistes n’en parlent pas ? Vous attendez quoi, que ce soit votre tour ?

13h15 : Les manifestants s’élancent sur les Champs-Elysées, à Paris. Eric Drouet et Jérome Rodrigues, sont notamment présents dans le cortège qui doit rejoindre la place du Trocadéro.

13h09 : Quelque 750 « gilets jaunes », selon les gendarmes, se sont rassemblés, ce midi, sur la pelouse du château de Chambord (Loir-et-Cher). Une dizaine de gendarmes bloquaient les petits ponts qui permettent d’accéder au château. Le rassemblement a été négocié avec la mairie, les responsables du château et de la gendarmerie, et les organisateurs entendaient montrer qu’ils sont capables de manifester pacifiquement.

(JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

12h58 : Les autorités et les services de renseignement s’inquiètent de la radicalisation progressive d’une frange du mouvement et des violences perpétrées chaque samedi. « On n’arrive pas à voir où ils veulent en venir, ce qui pourrait les calmer, leur apporter une satisfaction », m’a confié un agent des RT. L’article est à retrouver ici.

12h58 : Quand il s’agit d’identifier de potentiels casseurs, le renseignement glisse vers ce que l’on appelle le « milieu fermé », via des moyens techniques qui permettent un travail plus discret, comme l’enregistrement des conversations sur des messageries chiffrées et des écoutes téléphoniques.

12h58 : « Parfois ils nous parlent, parfois non. On y va une fois, une deuxième fois… Puis les gens vous connaissent. Vous faites ensuite partie du paysage. »

Les policiers des renseignements territoriaux (ex-RG) sont en première ligne face au mouvement. Présents sur les ronds-points, dans les manifestations et dans les réunions du « grand débat national », ils jouent parfois un rôle de médiateur sur le terrain.

12h58 : Depuis trois mois, les services de renseignement font face à une contestation sociale inédite, tant par sa forme que par sa durée. J’ai enquêté pour savoir comment policiers et gendarmes se sont adaptés en urgence pour cerner les « gilets jaunes » et leurs leaders.

(MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

12h38 : Ce n’est pas encore la foule des grands jours à Clermont-Ferrand pour le quinzième week-end de mobilisation des « gilets jaunes ». Mais des personnes continuent encore d’arriver.

12h22 : Outre le dispositif désormais traditionnel de sécurité autour des institutions (Elysée, ministère de l’Intérieur, Sénat et Assemblée, etc.), les forces de police sont déployées en nombre pour ce quinzième samedi de mobilisation aux abords et à l’intérieur du Salon de l’agriculture, où Emmanuel Macron a entamé une journée marathon en forme d’opération séduction auprès des agriculteurs.

12h22 : A Paris, deux manifestations (défilé entre la place Charles-de-Gaulle et celle du Trocadéro) et trois rassemblements (deux place de la République, un troisième dans le 17e arrondissement) liés au mouvement des « gilets jaunes » ont été déclarés auprès des services de la préfecture de police pour aujourd’hui.

• Quelle va être la mobilisation des « gilets jaunes » pour ce quinzième week-end de mobilisation ? Des manifestations sont prévues, notamment, à Paris, Clermont-Ferrand, Bordeaux et en Bretagne.

• César du meilleur film attribué à Jusqu’à la garde, une seule statuette pour Le Grand Bain… Retrouvez le palmarès complet de la 44e cérémonie des César dans cet article.

11h57 : « Il aurait fallu faire une élection nationale ‘gilets jaunes » pour déterminer des leaders. Les figures médiatiques sont toutes illégitimes et j’ai conscience d’en faire partie.« 

Ingrid Levavasseur, l’une des figures des « gilets jaunes » revient sur l’évolution du mouvement et les violences qu’elle a dû affronter, dans un entretien au Parisien.

11h35 : Les contrôles de police continuent aux abords de Clermont-Ferrand, où une grande manifestation régionale des « gilets jaunes » est prévue. A 10h30, il y avait eu 12 interpellations et trois personnes placées en garde à vue, selon la préfecture, citée par La Montagne« Des armes, dont certaines par destination (boules de pétanque, batte de baseball, pistolet d’alarme, poignée à impulsion électrique) ont été appréhendées », ajoute-t-elle.

11h02 : « Le dialogue a été rompu il y a un certain temps » et « on voulait voir si on pouvait s’approcher du Président », a affirmé Eric Drouet, sans son gilet jaune, au Salon de l’agriculture. Des rassemblements de « gilets jaunes » doivent avoir lieu dans la journée à Paris.

10h52 : A Rouen, des dizaines de « gilets jaunes » manifestent déjà et se rendent jusqu’au CHU de la ville, selon un journaliste sur place.

10h12 : Deux figures iséroises du mouvement ont été interpellées à l’aube. Julien Terrier, porte-parole des gilets jaunes en Isère, et un autre membre actif du mouvement ont été placés en garde à vue à l’aube ce matin. La veille, ils avaient appelé dans une vidéo à « prendre » le péage de Voreppe, indique France Bleu Isère.

08h51 : L’une des figures des « gilets jaunes » est d’ailleurs bien présente devant le Salon de l’agriculture, il s’agit d’Eric Drouet. Il a été contrôlé par la police, selon un journaliste sur place.

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