« Gilets jaunes » : le Parlement européen adopte une résolution non contraignante pour dénoncer le recours aux lanceurs de balles de défense

La police fait usage de la force avec les balles de défenses LBD, le 9 février 2019 à Paris, lors d'une manifestation des "gilets jaunes". (VALENTINE ZELER / HANS LUCAS / AFP)

Dans cette résolution, votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, les députés ont « dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ».

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Les députés européens ont adopté, jeudi 14 février, une résolution non contraignante pour condamner « le recours à certains types d’armes à létalité réduite », comme les « projectiles à impact cinétique », dont les lanceurs de balles de défense (LBD). Dans cette résolution, votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, les députés ont également « dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ». 

L’usage des LBD au cours des manifestations des « gilets jaunes » fait débat en France. Toutefois, le texte ne cible pas un Etat membre en particulier mais a donné lieu en préambule, dans l’hémicycle strasbourgeois, à un débat animé auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français. Le débat avait été demandé par une coalition regroupant l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne).

« Un usage sans limite de ces instruments »

L’élu du parti français Les Républicains Renaud Muselier a comparé le président Emmanuel Macron à « Jupiter revenu sur terre », lui reprochant des concessions aux « gilets jaunes », « au détriment des règles budgétaires européennes ». De son côté, l’eurodéputé écologiste français Yannick Jadot a dénoncé l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD), des armes controversées utilisées par les forces de l’ordre pendant des manifestations des « gilets jaunes ». « Il n’y a qu’en France, en Pologne et en Grèce qu’il y a un usage sans limite de ces instruments qui (…), selon les équipes médicales, causent des blessures de guerre », a-t-il déclaré.

Le président des Patriotes Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, s’est présenté dans l’hémicycle en gilet jaune, la main sur un œil pour symboliser les blessés au cours des manifestations. Il a dénoncé « un pouvoir aux abois (qui) donne des ordres délirants, irresponsables, insensés contre sa propre population ». « Je m’inquiète pour mon pays, je m’inquiète pour les libertés en France et je m’inquiète du basculement autoritaire du président Macron », a lancé Younous Omarjee, de La France Insoumise (GUE).

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