« Gilets jaunes » : Maxime Nicolle a déposé sa plainte pour « menaces » et « entrave à la liberté de manifester »

Par franceinfo – France Télévisions Mis à jour le 13/02/2019 | 18:56 – publié le 13/02/2019 | 18:10

Son avocat, Juan Branco, l’a confirmé à franceinfo. Cette figure du mouvement accuse les policiers de lui avoir adressé des menaces lors de contrôles d’identité à Toulouse, au mois de janvier.

Il l’avait annoncé le 8 février, il l’a fait mercredi 13 février. Maxime Nicolle, plus connu sous le pseudonyme de « Fly Rider » et pour son rôle dans le mouvement des « gilets jaunes », a déposé plainte contre les forces de l’ordre. Son avocat, Juan Branco, l’a confirmé à franceinfo. Celui-ci a ensuite diffusé sur Twitter le détail de la plainte, déposée contre X pour entrave à la liberté de manifester sur Paris, Toulouse, Bordeaux, Bourges, Nice et Marseille.

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Juan Branco

@anatolium

Plainte déposée par @FlyRiderGj pour menaces et entrave concertée à la liberté de manifester. En son nom et au nom de tous ceux qui, dans la répression de ce mouvement, ont été impactés. Il n’y a pas de réponse policière à un mouvement social. Au gouvernement de le réaliser.

« L’entrave a été effectuée sur ma personne en me pointant du doigt, en me nommant, c’était accompagné de menaces », déclare-t-il. Maxime Nicolle parle ensuite d’un policier en civil « avec un casque de moto sur la tête », à Toulouse.

« Empêcher que je me rende en Italie »

Maxime Nicolle avait été soumis à plusieurs contrôles d’identité de la part de policiers, en voulant rejoindre la manifestation des « gilets jaunes » à Toulouse. « Il s’agissait de barrages de police ex nihilo qui visaient à empêcher sa progression, avait expliqué à franceinfo le 8 février Juan Branco. Ces contrôles en tant que tels ne sont pas pénalement caractérisables, mais ils viennent s’inscrire dans un cadre plus large. »

« Fly Rider » dépose également plainte pour violation de la liberté de circulation entre la France et l’Italie, le 9 février. Le préfet des Alpes-Maritimes et le commissaire de police de Menton ont pris la décision « de fermer les frontières italiennes pour empêcher que je me rende en Italie, moi de façon ciblée et une vingtaine de personnes italiennes et françaises », déclare-t-il dans le procès-verbal d’audition. Maxime Nicolle fait visiblement référence à son déplacement à San Remo (Italie) pour des échanges franco-italiens avec des « gilets jaunes ».

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