Gilets jaunes : de violents affrontements à Paris dès le début de journée ACTE 18

Des milliers de "gilets jaunes" ont commencé à se rassembler samedi à Paris, avec de premiers heurts en fin de matinée. REUTERS/Philippe Wojazer
Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le , mis à jour à 

Déjà 64 personnes ont été interpellées ce samedi midi à Paris. Castaner dénonce « des professionnels de la casse ».

Feux de mobilier urbain, pillages dans les magasins, face-à-face et heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre sur les Champs-Elysées : l’acte 18 des gilets jaunesa des débuts agités, ce samedi à Paris. Selon le ministre de l’Intérieur, on recense « 7000 à 8000 manifestants », dont « 1500 ultra violents ».

Plusieurs cortèges, notamment en provenance des gares parisiennes, ont commencé à se diriger vers l’avenue parisienne, puis vers la place de l’Etoile. Certains portent un gilet jaune et de nombreuses personnes vêtues de noir, cagoulées et le visage masqué se mêlaient également aux manifestants.

Les premiers heurts ont débuté peu avant 11 h.

La préfecture de police de Paris, qui évoque la présence de « rassemblements et cortège non déclarés », a indiqué samedi à la mi-journée que 64 personnes ont été interpellées.

« La situation est tendue »

Place de l’Etoile, « la situation est tendue », précise-t-elle avec « une prise à partie des forces de l’ordre ». Ces dernières font usage de canons à eau et gaz lacrymogènes. « Des casseurs commettent des violences à l’encontre des forces de l’ordre, s’en prennent au mobilier urbain et sont maintenus à distance de l’Arc de Triomphe », détaille la préfecture de police.

Une agence bancaire a été incendiée boulevard Roosevelt. Les pompiers sont en train d’intervenir et les habitants qui se trouvaient dans l’immeuble ont été évacués.

Des commerces pillés

Des manifestants ont tenté d’attaquer un camion de gendarmerie tandis que d’autres érigeaient des barricades. La boutique de l’enseigne Hugo Boss, le restaurant le Fouquet’s, le drugstore Publicis, et d’autres, ont été au moins partiellement pillés après la destruction de leur vitrine.

Sur le plateau de BFMTV, la porte-parole de la gendarmerie nationale a demandé aux manifestants gilets jaunes de « s’éloigner » des scènes de violence. Quelque 5000 membres des forces de l’ordre et six blindés de la gendarmerie ont été déployés dans la capitale par crainte d’affrontements.

Dans un tweet, Christophe Castaner a réagi aux violences en déplorant l’action de « professionnels de la case et du désordre » qui ont « infiltré les cortèges » et « sont là pour semer le chaos à Paris ». Il intime à la préfecture de « répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissible ».

Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, avait invité dans une vidéo les sympathisants à converger vers la capitale: « On attend les Toulousains avec impatience, les Bordelais, les Marseillais, les Rouennais… », évoquant même le renfort de sympathisants d’Italie, Belgique, Pays-Bas, Pologne. Maxime Nicolle, une autre tête connue des « gilets jaunes », promettait une journée « mémorable », « un week-end parmi les plus importants depuis le début de cette mobilisation ».

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, sans cesse contestés par les « gilets jaunes », ils étaient 28 600 manifestants en France pour l’acte 17, soit dix fois moins que les 282 000 du 17 novembre lors de l’acte inaugural du mouvement.

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