
Le point sur la situation, vendredi 29 août en milieu de soirée
- Les Etats-Unis « révoquent et refusent l’octroi de visas pour les membres de l’Organisation de libération de la Palestine et de l’Autorité palestinienne » avant l’Assemblée générale de l’ONU, a annoncé le département d’Etat, qui n’a pas précisé si la mesure s’appliquait à tous les responsables palestiniens. Le ministre des affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a salué « une initiative courageuse ». L’Autorité palestinienne a appelé Washington à revenir sur cette décision.
- L’armée israélienne a déclaré vendredi que la ville de Gaza était désormais une « zone de combat dangereuse », et annulé la mise en place d’une « pause tactique » humanitaire locale, sans pour autant appeler la population à évacuer immédiatement. Fin juillet, Israël avait annoncé la mise en place de cette « pause tactique » dans ses opérations militaires tous les jours de 10 heures à 20 heures, à Al-Mawassi, Deir Al-Balah et dans la ville de Gaza.
- Le Hamas a averti que les otages seraient soumis aux « mêmes risques » que ses propres combattants face aux troupes israéliennes qui s’apprêtent à lancer une offensive sur la ville de Gaza. « Pour chaque captif tué par l’agression, nous publierons son nom, sa photo et une preuve de sa mort », a ajouté le mouvement islamiste.
- L’armée israélienne a annoncé avoir récupéré les corps de deux otages détenus à Gaza, dont un seul a été formellement identifié pour l’instant : celui d’Ilan Weiss, un habitant du kibboutz de Beeri, enlevé le 7 octobre 2023, et mort à 55 ans.
- Les bombardements et tirs israéliens ont fait au moins 55 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la journée, selon la défense civile de l’enclave, citée par l’Agence France-Presse. De son côté, le ministère de la santé de Gaza a recensé 59 morts dans l’enclave entre jeudi et vendredi à la mi-journée. Depuis le 7 octobre 2023, 63 025 Palestiniens sont morts et 159 490 autres ont été blessés, selon cette source.
- La Turquie « a décidé de rompre complètement [ses] liens économiques et commerciaux avec Israël », a déclaré Hakan Fidan, le ministre des affaires étrangères turc ; le pays ferme ses ports et son espace aérien aux navires et aux avions militaires et officiels israéliens. La Turquie avait suspendu en 2024 ses relations commerciales avec l’Etat hébreu. Le Hamas s’est félicité de cette décision, appelant le monde à « intensifier les mesures punitives » contre Israël.
- Le Royaume-Uni a annoncé qu’aucune délégation israélienne ne serait invitée à participer à un forum de l’armement prévu à Londres en septembre. Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a dénoncé « un acte délibéré et regrettable de discrimination ».
- Le président français, Emmanuel Macron, a salué vendredi la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de prolonger une dernière fois le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), et appelé au « retrait complet des forces israéliennes du sud du Liban ».
Les bombardements israéliens ont fait 55 morts vendredi dans le territoire, selon les secours
Cinquante-cinq Palestiniens ont été tués depuis le début de la journée dans les opérations israéliennes à travers la bande de Gaza, a déclaré à l’Agence France-Pressse Mahmoud Bassal, le porte-parole de la défense civile, revoyant à la hausse un précédent bilan de 44 victimes.
Interrogée sur les opérations ayant fait 55 morts selon M. Bassal, l’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.
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L’Autorité palestinienne demande aux Etats-Unis de revenir sur leur refus d’octroi de visas aux responsables palestiniens
L’Autorité palestinienne a exprimé, vendredi soir, son « profond regret » et « son étonnement » après la décision du département d’Etat américain de révoquer les visas de responsables palestiniens qui devaient participer à la prochaine assemblée générale de l’ONU en septembre, rapporte l’agence WAFa.
« La présidence a souligné que cette décision était en contradiction flagrante avec le droit international [et l’accord entre les Etats-Unis et l’ONU], d’autant plus que l’Etat de Palestine est membre observateur des Nations unies », selon un communiqué.
L’Autorité palestinienne appelle « l’administration américaine à reconsidérer et à revenir sur sa décision, affirmant son attachement au droit international, aux résolutions de l’ONU et à ses engagements en faveur de la paix ».
Offensive annoncée sur Gaza : le Hamas dit que les otages seront soumis aux « mêmes risques » que ses combattants
« Nous prendrons soin des prisonniers [otages] du mieux que nous pourrons, et ils seront avec nos combattants dans les zones de combats et d’affrontements, soumis aux mêmes risques et aux mêmes conditions de subsistance », fait savoir un communiqué diffusé vendredi par le mouvement islamiste palestinien.
« Pour chaque captif tué par l’agression, nous publierons son nom, sa photo et une preuve de sa mort », ajoute le texte, attribué au porte-parole de la branche armée du Hamas, connu sous le nom de guerre d’Abou Obeida.
Après le refus des Etats-Unis d’accorder des visas à des responsables palestiniens, Israël salue une « initiative courageuse »
« Merci (…) de tenir “l’OLP” [Organisation de libération de la Palestine] et l’Autorité palestinienne responsables des récompenses qu’elles offrent aux terroristes, pour leur incitation à la haine et leurs efforts pour lancer une guerre juridique contre Israël », écrit Gideon Saar, le ministre des affaires étrangères israélien, sur son compte X.
« Nous remercions [le président américain Donald Trump] et [son] gouvernement pour cette initiative courageuse et pour le soutien offert une fois de plus à Israël », ajoute-t-il.
Le département d’Etat américain a annoncé vendredi qu’il n’octroierait pas de visas aux membres de l’Autorité palestinienne et de l’OLP avant l’Assemblée générale de l’ONU prévue du 9 au 23 septembre.
18:45 Bande de Gaza
Face à l’intensification des bombardements, les Palestiniens fuient la ville de Gaza
Ces trois dernières semaines, Israël a intensifié ses bombardements aériens sur plusieurs quartiers de Gaza et multiplié les opérations en périphérie, resserrant l’étau autour de la plus grande ville du territoire.
Des milliers d’habitants l’ont déjà fuie, des camions et des voitures surchargés de matelas, de chaises et d’effets personnels ont pris la direction du sud de l’enclave. « C’est la cinquième fois que je suis déplacé depuis le début de cette guerre sans fin, et aujourd’hui, une fois encore, je dois abandonner ce qui reste de ma maison et de mes souvenirs », a déclaré à l’Agence France-Presse Abdel Karim Al-Damagh, un habitant de la ville.
« Entre 2 h 30 et 3 heures du matin, ils ont soudain frappé avec des barils d’explosifs. Nous sommes des civils, tous ceux qui ont été tués étaient des personnes déplacées du quartier de Zeitoun, de jeunes enfants et des femmes. C’est tragique », a raconté Saqer Irhim, 28 ans, un habitant du quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud de la ville.
L’armée israélienne a déclaré vendredi « zone de combat dangereuse » la ville de Gaza, où elle entend lancer une offensive d’envergure pour s’emparer de ce dernier grand bastion du Hamas, selon elle, dans le territoire palestinien.
L’Organisation des Nations unies (ONU) estime à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat incluant la ville de Gaza et ses environs. Quelque 23 000 personnes ont fui la ville au cours de la semaine écoulée, a déclaré l’ONU jeudi.



Les bombardements israéliens ont tué 44 personnes depuis vendredi matin
La défense civile a annoncé la mort de 44 Palestiniens, tués depuis vendredi matin dans les opérations israéliennes à travers la bande de Gaza. Un précédent bilan faisait état de 33 victimes.
Sollicitée par l’Agence France-Presse (AFP), l’armée israélienne n’a pas commenté cette information dans l’immédiat.
France Universités demande la reprise de l’accueil d’étudiants gazaouis
L’association de dirigeants de l’enseignement supérieur France Universités demande vendredi au gouvernement de reprendre l’accueil d’étudiants gazaouis, suspendu après la révélation de propos incitant à la violence contre les juifs d’une jeune Palestinienne qui devait intégrer Sciences Po Lille.
« France Universités demande aux pouvoirs publics que la suspension de l’accueil des étudiantes et des étudiants palestiniens inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur français soit levée dans les meilleurs délais, afin de garantir la continuité des études », lit-on dans le communiqué.
« Au-delà de l’urgence humanitaire (…) l’Université a pour mission d’offrir à toutes et à tous les moyens de s’émanciper par le savoir », poursuit l’association, qui représente les dirigeants d’établissements publics de l’enseignement supérieur. « Les universités françaises entendent demeurer des espaces d’ouverture et de solidarité internationale », conclut le communiqué, à quelques jours de la rentrée universitaire.
Le Quai d’Orsay n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de l’Agence France-Presse.
Arrivée en France en juillet, la jeune Gazaouie, bénéficiaire d’un visa étudiant et d’une bourse du gouvernement dans le cadre d’un programme destiné aux étudiants gazaouis, avait été désinscrite de Sciences Po Lille après la découverte de publications sur les réseaux sociaux ces deux dernières années, supprimées depuis, appelant à tuer les juifs. Une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme avait notamment été ouverte.
La vive polémique suscitée par cette affaire avait amené le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à annoncer que la France gelait tous ses programmes d’évacuation depuis Gaza dans l’attente des conclusions de l’enquête. L’avocat de la jeune femme avait affirmé que les accusations à son encontre reposaient sur « des tweets repartagés, détachés de tout contexte ». L’étudiante avait quitté la France pour le Qatar, avait annoncé le Quai d’Orsay début août.
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Le Hamas appelle à plus de « mesures punitives » contre Israël à l’exemple d’Ankara
Le Hamas a salué vendredi la décision de la Turquie de fermer ses ports et son espace aérien aux navires et aux avions militaires et officiels israéliens, appelant le monde à « intensifier les mesures punitives » contre Israël.
« Nous exhortons la Turquie, les pays arabes et islamiques, ainsi que les nations du monde libre, à intensifier les sanctions contre [Israël], à rompre toute relation avec [lui] et à l’isoler, afin de l’obliger à mettre un terme à son génocide et à la destruction de la bande de Gaza », écrit le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué.
Les Etats-Unis refusent l’octroi de visas à des responsables palestiniens avant l’Assemblée générale de l’ONU
« Le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, révoque et refuse l’octroi de visas pour les membres de l’Organisation de libération de la Palestine et de l’Autorité palestinienne avant la prochaine Assemblée générale des Nations unies », a déclaré le département d’Etat dans un communiqué.
« L’administration Trump a été claire : il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale de tenir l’Organisation de libération de la Palestine [OLP] et l’Autorité palestinienne pour responsables de ne pas respecter leurs engagements et de compromettre les perspectives de paix », peut-on lire dans le communiqué.
« Avant de pouvoir être considérées comme des partenaires sérieux pour la paix, l’Autorité palestinienne et l’OLP doivent renoncer au terrorisme, aux campagnes juridiques devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice, et à la recherche d’une reconnaissance unilatérale de leur statut d’Etat », ajoute le texte.
Les Etats-Unis ne sont pas censés refuser des visas aux fonctionnaires se rendant à l’Organisation des Nations unies, dont le siège est à New York, en vertu d’un accord que le département d’Etat assure respecter en autorisant la mission palestinienne auprès des Nations unies.
Le département d’Etat n’a pas précisé si la mesure s’appliquait à tous les responsables palestiniens. Son porte-parole a déclaré que les Etats-Unis « restaient ouverts à une reprise des contacts si l’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine prenaient des mesures concrètes pour revenir à une discussion constructive ».
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, doit participer à la 80e Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra du 9 au 23 septembre, selon Riyad Mansour, ambassadeur palestinien auprès des Nations unies. « Nous verrons ce que cela implique exactement et comment cela s’applique à nos délégations, puis nous répondrons en conséquence », a dit M. Mansour à la presse.
Fin juillet, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU. Dans la foulée, plus d’une dizaine de pays occidentaux ont appelé d’autres pays du monde à faire de même.
Le Forum des familles des otages appelle le gouvernement israélien à « entrer en négociations »
Rendant hommage à Ilan Weiss, otage à Gaza dont le corps a été ramené vendredi par l’armée israélienne, le Forum des familles d’otages et de disparus estime, dans un message posté sur X, que « le retour d’Ilan répond au devoir fondamental de l’Etat d’Israël envers ses citoyens ».
« Malgré le chagrin et la douleur, son retour apporte un certain réconfort à sa famille après 692 jours d’attente dans le cauchemar de l’incertitude », écrit le Forum des familles. « Ce n’est qu’en ramenant tous les otages à la maison que nous pourrons parvenir à la guérison et au rétablissement national. C’est notre priorité nationale absolue », poursuit le texte.
« Nous appelons le gouvernement israélien à entrer en négociations et à rester à la table des négociations jusqu’à ce que tous les otages soient rentrés chez eux. Le temps presse pour les otages. Le temps presse pour le peuple d’Israël qui porte ce fardeau », conclut le Forum des familles.
« Cette spirale de violence doit cesser » : six pays européens « condamnent fermement » la nouvelle offensive israélienne à Gaza
Les ministres des affaires étrangères d’Islande, d’Irlande, du Luxembourg, de Norvège, de Slovénie et d’Espagne « condamnent fermement la dernière offensive israélienne dans la bande de Gaza et l’annonce de l’établissement d’une présence permanente dans la ville de Gaza ». Ils « demandent instamment au gouvernement israélien de reconsidérer immédiatement sa décision ». « Cette spirale de violence doit cesser », écrivent-ils dans un communiqué commun.
« Nous réaffirmons que l’intensification des opérations militaires mettra en danger la vie des otages qui restent cruellement aux mains du Hamas et entraînera la mort intolérable de civils palestiniens innocents », peut-on lire dans le communiqué. Les six ministres dénoncent « le déplacement forcé des Palestiniens, qui constitue une violation flagrante du droit international » et se disent « horrifiés » par la déclaration, par l’ONU le 22 août, de l’état de famine à Gaza.
Les six ministres expriment également leur « profonde inquiétude face à l’expansion de la construction de colonies en Cisjordanie, qui est illégale au regard du droit international » et se disent « alarmés par les actions violentes de colons qui semblent agir en toute impunité ».
Les ministres appellent à « la libération immédiate de tous les otages et à l’acheminement rapide et sans entrave d’une aide humanitaire à grande échelle vers et à travers Gaza ». « Nous avons tous besoin que la paix et la stabilité reviennent dans la région », ont-ils ajouté.
La Turquie annonce rompre « complètement » ses relations économiques et fermer son espace aérien à Israël, rapporte l’agence Anadolu
« Nous avons décidé de rompre complètement nos liens économiques et commerciaux avec Israël. Nous interdisons aux navires turcs d’entrer dans les ports israéliens et aux avions [israéliens] de pénétrer dans notre espace aérien », a annoncé, vendredi, Hakan Fidan, le ministre des affaires étrangères turc, cité par l’agence de presse turque Anadolu.
Une source diplomatique turque a précisé à l’Agence France-Presse que cette seconde restriction s’appliquait aux avions officiels et militaires israéliens, mais ne concernait pas les avions de ligne israéliens survolant la Turquie. Les vols directs entre les deux pays avaient déjà été suspendus.
« Israël commet un génocide à Gaza, bafouant les valeurs humanitaires fondamentales sous les yeux du monde entier, a poursuivi Hakan Fidan, qui s’exprimait lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale turque consacrée à la politique israélienne à Gaza. Nous sommes opposés au plan prévoyant l’expulsion du peuple palestinien de Gaza. » En mai 2024, la Turquie avait déjà annoncé « bloquer les importations et exportations israéliennes dans les ports ».
« Si Israël est autorisé à poursuivre ses attaques inconsidérées en Palestine, en particulier à Gaza, cela ne touchera pas seulement les Palestiniens, mais mettra toute la région à feu et à sang », a ajouté le ministre. En avril, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait déjà accusé Israël de vouloir « dynamiter » la révolution en Syrie.
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Le ministère de la santé a recensé la mort de 59 Gazaouis au cours des dernières vingt-quatre heures, le bilan total dépasse les 63 000 victimes
Dans son bilan quotidien, le ministère de la santé de la bande de Gaza, administré par le Hamas, fait état de 59 personnes tuées – dont 23 qui attendaient de l’aide – et de 224 autres blessées au cours des dernières vingt-quatre heures.
Parmi ces victimes, cinq – dont deux enfants – ont succombé à la faim, selon le ministère, portant à 322 – dont 121 enfants – le total, à ce jour, des personnes mortes des privations.
Depuis le 7 octobre 2023, 63 025 Palestiniens sont morts et 159 490 autres ont été blessés dans la bande de Gaza, écrit encore le ministère.
Bonjour Micha,
En effet, le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, Avichay Adraee, a confirmé sur X que l’armée avait, jeudi, « attaqué un véhicule d’ingénierie dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, qui s’apprêtait à reconstruire une infrastructure militaire du Hezbollah dans la zone ».
La veille, l’armée libanaise avait fait savoir que ses membres inspectaient un drone israélien tombé jeudi dans la région de Naqoura, lorsqu’il a explosé, tuant un officier et un soldat, et en blessant deux autres.
Lors de cette opération, « un dysfonctionnement technique s’est produit », a expliqué M. Adraee, empêchant l’explosion de la munition, qui est tombée au sol, « avec des rapports ultérieurs faisant état de plusieurs victimes dans les rangs de l’armée libanaise ».
M. Adraee a annoncé qu’une enquête était en cours « afin de déterminer si l’incident a[vait] été causé par l’explosion d’armes israéliennes », ajoutant que l’armée « exprim[ait] ses regrets pour les blessures subies par les soldats de l’armée libanaise ».




L’armée israélienne annonce avoir ramené en Israël les corps de deux otages détenus à Gaza
Dans un communiqué publié sur Telegram, l’armée israélienne a annoncé vendredi avoir récupéré les corps de deux otages détenus à Gaza. Le premier à avoir été formellement identifié est celui d’Ilan Weiss, un habitant israélien du kibboutz de Beeri, qui avait été enlevé par le Hamas le 7 octobre 2023 et est mort à l’âge de 55 ans.
« La procédure d’identification de l’autre otage, au Centre national de médecine légale, est toujours en cours à l’heure actuelle », précise le communiqué.
Un million de Gazaouis pourraient subir un nouveau déplacement forcé si Israël intensifie ses opérations militaires à Gaza, déclare l’UNRWA
L’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA) a mis en garde vendredi contre les risques d’une « opération militaire intensifiée » des forces israéliennes dans la ville de Gaza pour les Gazaouis. Environ un million de personnes risquent d’être à nouveau déplacées de force, des milliers seront forcés de se réfugier dans des zones déjà surpeuplées, l’accès à la santé serait encore restreint et l’insécurité alimentaire empirerait, avertit l’UNRWA.
« La famine étant déjà confirmée dans la région, toute nouvelle aggravation de la situation aggraverait les souffrances et pousserait davantage de personnes vers la catastrophe », ajoute l’agence sur X.
Le bilan des bombardements et des tirs israéliens dans la bande de Gaza depuis l’aube monte à 33 morts
La défense civile de la bande de Gaza a fait état vendredi de 33 morts dans le territoire palestinien depuis l’aube, rapporte l’Agence France-Presse. Selon l’agence de presse palestinienne WAFa, quatre ont été tués par des tirs israéliens alors qu’ils attendaient de l’aide humanitaire, au nord du camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de l’enclave.

Emmanuel Macron appelle au « retrait complet des forces israéliennes du sud du Liban » et à « la fin de toutes les violations de la souveraineté libanaise »
Le président français, Emmanuel Macron, a salué vendredi la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de prolonger une dernière fois le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), saluant « un signal important ». Son retrait, réclamé par Israël et les Etats-Unis, a été programmé en 2027.
Lors d’un entretien téléphonique avec le président libanais, Joseph Aoun, et le premier ministre, Nawaf Salam, M. Macron a « salué les décisions courageuses prises par l’exécutif libanais pour rétablir le monopole de l’Etat sur l’usage de la force », dit-il dans un post sur X, encourageant le Liban à adopter le plan présenté au cabinet en ce sens.
« Le retrait complet des forces israéliennes du sud du Liban et la fin de toutes les violations de la souveraineté libanaise sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan, ajoute-t-il. La France a toujours affirmé sa volonté de jouer un rôle dans la remise des positions encore occupées par Israël. »
L’armée israélienne annonce la fin de la « pause tactique » dans ses opérations militaires autour de la ville de Gaza, qu’elle déclare « zone de combat dangereuse »
« A partir d’aujourd’hui (vendredi) à 10 heures, la pause tactique locale des opérations militaires dans la zone de la ville de Gaza, qui constitue une zone de combat dangereuse, ne sera plus en vigueur », a annoncé l’armée israélienne dans un communiqué.
L’armée israélienne « continuera à soutenir l’effort humanitaire dans la bande de Gaza, parallèlement à la poursuite des manœuvres et des opérations offensives contre les organisations terroristes dans la bande de Gaza, dans le but de protéger la sécurité des civils de l’Etat d’Israël », ajoute-t-elle.
A la fin de juillet, sous une pression internationale croissante pour débloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, en proie à la famine, Israël avait annoncé la mise en place d’une « pause tactique » dans ses opérations militaires tous les jours de 10 heures à 20 heures, à Al-Mawasi, Deir Al-Balah et dans la ville de Gaza.
Pour tenter de discréditer la reconnaissance par les Nations unies d’un état de famine dans l’enclave, l’armée israélienne organise des visites sur une plateforme d’aide humanitaire, à proximité du point de passage de Kerem Shalom.
A la frontière gazaouie, des influenceurs au service de la propagande israélienne

Le ministre israélien Itamar Ben Gvir publie un document visant à interdire les blocages routiers et étendre l’autorité de la police lors de manifestations
Alors que les manifestations s’intensifient en Israël, à l’appel des familles d’otages, pour demander un accord sur la libération des otages et un cessez-le-feu à Gaza, le ministre de la sécurité nationale et figure de l’extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, a publié jeudi un document visant à interdire les blocages routiers lors de ces actions. Le ministre y appelle aussi à restreindre le droit de protester devant le domicile de représentants élus, et à étendre l’autorité de la police dans l’encadrement de ces manifestations.
« Le blocage des routes principales ou vitales met en danger ceux qui les empruntent, endommage les infrastructures, perturbe la vie quotidienne, empêche les femmes enceintes et les personnes malades de se rendre à l’hôpital, empêche les forces de sécurité de se déplacer librement et empêche le public d’exercer ses libertés et ses droits », écrit M. Ben Gvir.
Il déclare aussi que lors de manifestations à proximité des habitations et des lieux de culte, il doit y avoir un équilibre entre « le droit des manifestants à organiser des manifestations et à diffuser leurs messages et le droit des résidents à vivre sans harcèlement ni bruit excessif ».
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Israël : les images des manifestations d’ampleur pour un accord sur les otages
Si la conseillère juridique du gouvernement n’apporte aucune réponse dans les cinq jours, le ministre a annoncé que cette politique entrerait automatiquement en vigueur, rapporte le journal Maariv, qui note qu’elle prendrait donc effet avant la journée de manifestations prévue mercredi prochain à Jerusalem par les familles d’otage.
Dans un communiqué également cité par Maariv, le Forum des commandants de police pour la défense de la démocratie, composé d’anciens chefs de police et commandants, a souligné que M. Ben Gvir « n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les décisions discrétionnaires du commandant de police concernant la dispersion des manifestations et le dégagement des routes ». Il a appelé les chefs de police à « n’obéir qu’à la loi et aux instructions du procureur général ».
Le Royaume-Uni écarte les responsables israéliens d’un salon de l’armement ; Israël dénonce une « discrimination »
Les responsables gouvernementaux israéliens ne seront pas invités à la Foire internationale des équipements de défense et de sécurité, qui se tient début septembre à Londres, a annoncé vendredi le gouvernement britannique, mais les entreprises israéliennes de défense ne seront pas empêchées d’y participer.
Le ministère de la défense britannique a justifié sa décision, dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse, en dénonçant la décision « erronée » du gouvernement israélien « d’intensifier son opération militaire à Gaza ».
Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a dénoncé cette décision, estimant que les restrictions imposées aux représentants militaires israéliens au salon de l’armement sont un « acte délibéré et regrettable de discrimination » qui « joue le jeu des extrémistes et offre de la légitimité au terrorisme ».
Au moins 21 personnes tuées par les forces israéliennes dans la bande de Gaza depuis l’aube, selon WAFa
Les bombardements israéliens sur différentes zones de la bande de Gaza depuis vendredi matin ont tué au moins 21 personnes et en ont blessé plusieurs autres, rapporte l’agence de presse palestinienne WAFa. Parmi elles, au moins cinq Palestiniens ont été tués dans le bombardement de tentes de réfugiés dans la zone d’habitation d’Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younès.
Cinq autres ont été tués dans une frappe sur une maison au sud-ouest de la ville de Gaza, ainsi que quatre dans un bombardement visant une tente au nord-ouest de la ville. L’armée israélienne a aussi visé une maison dans le camp de réfugiés d’Al-Boureij, dans le centre de l’enclave, tuant deux personnes. Enfin, cinq personnes ont été tuées à Deir Al-Balah, dans le centre du territoire.
Le point sur la situation, jeudi 28 août à 21 heures
- Les bombardements israéliens ont fait 26 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la journée, a annoncé Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de l’enclave, cité par l’Agence France-Presse.
- Plus de 500 employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont demandé au haut-commissaire, Volker Türk, de qualifier explicitement la guerre à Gaza de génocide. « Ne pas dénoncer un génocide en cours sape la crédibilité de l’ONU et du système des droits de l’homme lui-même », écrivent-ils.
- Le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich, a invité jeudi le gouvernement à commencer à annexer la bande de Gaza si le Hamas continue à refuser de déposer les armes. Cette figure de l’extrême droite opposée à la conclusion d’un accord pour mettre fin aux hostilités présentait son plan pour « gagner à Gaza avant la fin de l’année ».
- Les rebelles yéménites houthistes font état d’une nouvelle attaque israélienne, jeudi à Sanaa, la capitale, quatre jours après des bombardements meurtriers de l’Etat hébreu. L’armée israélienne a confirmé avoir bombardé une « cible militaire » à Sanaa.
- Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé, jeudi, de prolonger une dernière fois le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et de programmer son retrait, réclamé par Israël et les Etats-Unis, en 2027.
- Le gouvernement israélien mène « en ce moment même » des discussions pour établir une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie et un couloir humanitaire à destination d’une ville druze de la région, a annoncé jeudi le premier ministre, Benyamin Nétanyahou.
Le chef du gouvernement israélien et la directrice du PAM promettent de « redoubler d’efforts » pour accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a reçu jeudi la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, avec laquelle il a convenu « que tout devait être mis en œuvre pour que l’aide humanitaire parvienne aux personnes les plus vulnérables là où elles se trouvent et qu’elle soit fournie exclusivement aux civils », selon un communiqué conjoint.
« Ils ont discuté de l’importance de protéger les civils contre la faim et la malnutrition et de veiller à ce que leurs besoins essentiels soient satisfaits. Ils ont pris note de l’augmentation de l’aide humanitaire à Gaza au cours du mois dernier et sont convenus de redoubler d’efforts pour accélérer et maintenir l’entrée des biens humanitaires à Gaza, compte tenu des besoins urgents sur le terrain », peut-on y lire.
L’aide internationale qu’Israël autorise à entrer dans le territoire palestinien dévasté, assiégé et affamé est en « légère hausse », mais reste « une goutte d’eau dans l’océan », avait déploré mardi le chef des opérations du PAM, Carl Skau.
Bezalel Smotrich prône l’annexion de la bande de Gaza si le Hamas refuse de déposer les armes
Le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich, a invité jeudi le gouvernement à commencer à annexer la bande de Gaza si le Hamas refusait toujours de déposer les armes.
Cette figure de l’extrême droite, opposée à la conclusion d’un accord pour mettre fin à près de deux ans de guerre, a présenté son plan pour « gagner à Gaza avant la fin de l’année », lors d’une conférence de presse à Jérusalem.
Il préconise de lancer un ultimatum au Hamas pour qu’il se rende, dépose les armes et libère les otages toujours retenus dans l’enclave. En cas de refus, il prône donc l’annexion d’une portion du territoire chaque semaine, pendant un mois, ce qui donnerait à l’Etat hébreu le contrôle de la quasi-totalité du territoire.
Selon le ministre, les Palestiniens devraient d’abord se déplacer vers le sud de la bande de Gaza. Israël imposerait ensuite un siège dans le Nord et le Centre pour vaincre les combattants du Hamas qui s’y trouveraient encore. « Cela peut être fait en trois à quatre mois », a estimé M. Smotrich, invitant le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à « adopter immédiatement ce plan dans sa totalité ».
Le Hamas a dénoncé dans un communiqué « un soutien ouvert à la politique de déplacement forcé et de nettoyage ethnique à l’encontre de notre peuple ».
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Deux soldats libanais tués lors de l’inspection d’un drone israélien tombé près de Naqoura
« Alors que des éléments de l’armée inspectaient un drone appartenant à l’ennemi israélien après sa chute dans la région de Naqoura, celui-ci a explosé, causant la mort d’un officier et d’un militaire et blessant deux autres éléments », annonce l’armée libanaise, sur Facebook.
« L’armée paie une nouvelle fois au prix du sang le maintien de la stabilité dans le Sud », a déploré le président libanais, Joseph Aoun, soulignant qu’il s’agissait du quatrième incident meurtrier pour l’armée depuis qu’elle a commencé à se déployer dans le sud du Liban, après le cessez-le-feu qui a mis fin le 27 novembre à la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
Six soldats avaient été tués début août dans une explosion lors d’une opération de déminage dans un « dépôt d’armes » du Hezbollah dans le sud du Liban, selon une source militaire.
Israël discute d’une démilitarisation du sud de la Syrie, annonce Benyamin Nétanyahou
Le gouvernement israélien mène « en ce moment même » des discussions pour établir une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie et un couloir humanitaire à destination d’une ville druze de la région, a annoncé jeudi le premier ministre, Benyamin Nétanyahou.
Le chef du gouvernement, qui s’exprimait devant des représentants de la minorité druze d’Israël, selon une vidéo diffusée par son bureau, reconnaît ainsi implicitement pour la première fois mener des discussions avec les nouvelles autorités syriennes, bien qu’il ne les ait pas nommées.
« Pour l’instant, nous nous concentrons sur trois choses : protéger la communauté druze dans le gouvernorat de Souweïda, mais pas uniquement là-bas ; créer une zone démilitarisée s’étendant [de la partie] du Golan [syrien occupée et annexée par Israël] jusqu’au sud de Damas et incluant Souweïda ; et établir un couloir humanitaire pour permettre la livraison d’aide – nourriture, matériaux de construction, tout ce qui est nécessaire – ainsi qu’une assistance médicale à grande échelle. Ces discussions ont lieu en ce moment, à cet instant précis », a-t-il poursuivi sans plus de précisions.
L’agence officielle syrienne SANA a fait état d’une rencontre, le 19 août à Paris, entre le ministre des affaires étrangères syrien, Assad Hassan Al-Chibani, et une délégation israélienne au sujet de « dossiers liés au renforcement de la stabilité dans la région et le sud de la Syrie », mais l’Etat hébreu, en état de guerre avec Damas depuis des décennies, n’avait jusque-là pas confirmé ces discussions.
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Le Conseil de sécurité de l’ONU décide que les casques bleus partiront en 2027
Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé, jeudi, de prolonger une dernière fois le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et de programmer son retrait, réclamé par Israël et les Etats-Unis, en 2027.
Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil « décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an ».
« Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l’ONU », se félicite l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dans un message vidéo, reprochant aux casques bleus d’avoir échoué à empêcher le Hezbollah de « prendre le contrôle de la région ».
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a, quant à lui, salué « la décision (…) de prolonger le mandat de la Finul jusqu’au 31 décembre 2026 », en remerciant la France, à l’origine de cette proposition, ainsi que « tous les Etats amis » au sein du Conseil de sécurité des Nations unies « qui ont fait preuve de compréhension à l’égard des préoccupations du Liban ».
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Vingt-six morts depuis le début de la journée dans la bande de Gaza, selon la défense civile
Les bombardements israéliens ont fait 26 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la journée, a annoncé Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de l’enclave, cité par l’Agence France-Presse.
Des zones où les habitants de la ville de Gaza ont reçu l’ordre de se rendre restent interdites aux civils, selon « Haaretz »
Plusieurs secteurs dans lesquels les habitants de la ville de Gaza ont reçu l’ordre de se déplacer ont été désignés par l’armée israélienne comme des zones où les civils peuvent être danger, écrit le quotidien Haaretz.
Dans le message diffusé mercredi pour ordonner l’évacuation de la ville avant le début de l’opération qui doit permettre aux forces israéliennes d’en prendre le contrôle, Avichay Adraee, leur porte-parole arabophone, assure, carte à l’appui, que « contrairement aux fausses rumeurs » il existe de vastes « zones vides » dans le sud de la bande de Gaza.


Or, selon l’analyse du quotidien israélien et des cartographes Adi Ben Nun, de l’Université hébraïque de Jérusalem, et Yaakov Garb, de l’université Ben-Gourion du Néguev, six des 19 zones désignées sur la carte figurent totalement ou partiellement dans des secteurs « rouges » dont l’armée interdit elle-même l’accès aux civils.
« A bien des égards, la déclaration d’Adraee laisse les habitants de Gaza dans l’incertitude, car ils n’ont pas été informés que les zones précédemment déclarées rouges ne sont plus interdites », écrit Haaretz, ajoutant que les secteurs désignés pour le relogement des habitants de la ville de Gaza « sont trop petits pour répondre aux besoins de la population ».
« Ce que l’armée d’occupation prétend au sujet de l’existence de “vastes espaces vides” dans le sud de la bande de Gaza est une allégation mensongère qui contredit les réalités sur le terrain et constitue une tentative de tromper l’opinion publique internationale et de dissimuler le crime de “déplacement forcé” à grande échelle », s’indigne, quant à lui, le bureau d’information du gouvernement de l’enclave administrée par le Hamas.
De nombreuses organisations humanitaires jugent cette évacuation irréaliste et dangereuse. Les Nations unies estiment à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat de Gaza, qui comprend la ville et ses environs.
L’armée israélienne confirme avoir bombardé une « cible militaire » houthiste à Sanaa
« Il y a peu, l’armée israélienne a frappé avec précision une cible militaire du régime terroriste houthiste dans la région de Sanaa, au Yémen », annonce l’armée israélienne dans un communiqué, accusant les rebelles de « compromettre la stabilité régionale et de perturber la liberté de navigation mondiale ».
Nouvelle attaque israélienne à Sanaa, selon les houthistes
Les rebelles yéménites houthistes font état d’une nouvelle attaque israélienne, jeudi à Sanaa, la capitale, quatre jours après des bombardements meurtriers de l’Etat hébreu.
« Agression israélienne contre la capitale Sanaa », écrit la chaîne Al-Massirah, la chaîne des houthistes, sur Telegram, sans plus de détails.
L’armée israélienne avait annoncé, en fin de matinée, l’interception d’un drone en provenance du Yémen. Les houthistes ont, en outre, mercredi, revendiqué un tir de missile en direction de l’aéroport de Tel-Aviv, que l’armée dit avoir intercepté.
Le secrétaire général de l’ONU déplore un « catalogue d’horreurs sans fin » à Gaza

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dénoncé jeudi « un catalogue sans fin d’horreurs » dans la bande de Gaza, estimant que « le niveau de mort et de destruction » y était « sans équivalent dans les temps récents ».
« Gaza est jonchée de décombres, de corps et d’exemples de ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international », a-t-il ajouté, avant une réunion du Conseil de sécurité consacrée à Haïti.


Le point sur la situation jeudi 28 août en milieu d’après-midi
- La bande de Gaza, où l’état de famine a été déclaré par l’ONU, est arrivée à un « point de rupture », a déclaré la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, à la suite d’une visite sur place.
- Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont qualifié de « crime odieux » les « disparitions forcées » de Palestiniens en quête de nourriture qui auraient eu lieu sur des sites de distribution gérés par la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) à Rafah et dont font état certaines sources. La GHF a réfuté ces informations, déclarant qu’il n’y avait « aucune preuve de disparitions forcées » à l’intérieur de ses installations.
- Plus de 500 employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont demandé, dans une lettre, au haut-commissaire, Volker Türk, de qualifier explicitement la guerre à Gaza de génocide en cours. « Ne pas dénoncer un génocide en cours sape la crédibilité de l’ONU et du système des droits de l’homme lui-même », écrivent-ils.
- Selon la défense civile de Gaza, plus de 1 500 habitations ont été détruites par l’armée israélienne en août dans le quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza. Cette démolition systématique a contraint 80 % des habitants du quartier à migrer vers l’ouest ou le nord de la ville de Gaza, a précisé un porte-parole.
- Une vidéo obtenue par CNN révèle que, lors du bombardement de l’hôpital Nasser de Khan Younès, lundi, la deuxième frappe était en réalité deux frappes quasi simultanées.
- Le ministère de la santé de l’enclave administrée par le Hamas a recensé, à la mi-journée, 71 personnes tuées en vingt-quatre heures, dont 22 qui attendaient de l’aide et 4 qui ont succombé aux privations. Depuis le 7 octobre 2023, 62 966 Palestiniens sont morts et 159 266 autres ont été blessés, selon le ministère.
- L’armée israélienne a mené une opération aéroportée « dont les détails ne sont pas encore connus », selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, contre un site au sud de Damas, qu’elle avait bombardé la veille, tuant six soldats syriens. « Nos forces opèrent sur tous les théâtres de guerre, jour et nuit, pour la sécurité d’Israël », a réagi le ministre de la défense israélien, Israel Katz.
Deux centres supplémentaires de distribution d’aide humanitaire vont ouvrir dans le sud du territoire, selon l’armée israélienne
L’armée israélienne fait savoir jeudi dans un communiqué sur Telegram que la construction de deux centres supplémentaires de distribution d’aide humanitaire sera achevée « dans les prochains jours » dans le sud de la bande de Gaza.
« Une fois les travaux terminés, cinq centres de distribution alimentaire seront gérés par la Gaza Humanitarian Foundation », ajoute l’armée. Selon elle, plus de 2,3 millions de colis alimentaires hebdomadaires ont été distribués aux habitants de Gaza depuis la fin du mois de mai par l’intermédiaire des centres existants.
L’armée israélienne dit avoir frappé le Hezbollah dans le sud du pays
« Il y a peu, l’armée israélienne a frappé plusieurs infrastructures terroristes du Hezbollah, ainsi qu’un lance-roquettes, dans plusieurs zones du sud du Liban », écrit l’armée dans un communiqué.
Selon l’armée, « la présence de ces infrastructures terroristes et du lance-roquettes constitue une violation des accords entre Israël et le Liban ».
Le journal libanais L’Orient-Le Jour précise que ces frappes ont ciblé la périphérie de Mahmoudiyé, Jarmak-Aïchiyé et la vallée de Berghoz.
Des formations palestiniennes remettent leurs armes à l’armée
Des formations palestiniennes ont remis, jeudi, à l’armée libanaise des armes lourdes qu’elles détenaient dans trois camps de réfugiés du sud du pays, ont annoncé les autorités libanaises et palestiniennes.
Dans un communiqué, le comité de dialogue libano-palestinien a annoncé, jeudi, que « huit camions » contenant « des armes lourdes appartenant aux factions de l’Organisation de libération de la Palestine [OLP] dans les camps de Rachidiyé, Al-Bass et Bourj El-Chemali ont été remis à l’armée ». Selon le communiqué, le processus va se poursuivre dans les autres camps palestiniens du Liban.
Un photographe de l’Agence France-Presse a vu au moins sept camions dans une caserne de l’armée dans la ville côtière de Sour (Tyr), que jouxte le camp de Rachidiyé.
Lors d’une visite à Beyrouth en mai, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait conclu avec le président libanais, Joseph Aoun, un accord prévoyant la remise aux autorités de toutes les armes présentes dans les camps palestiniens.
L’application de cet accord a commencé le 21 août lorsque le Fatah de Mahmoud Abbas a remis des armes dans le camp de réfugiés de Bourj Al-Barajneh, à la périphérie de Beyrouth. Le Fatah est la plus importante composante de l’OLP, dont le Hamas ou le Jihad islamique, alliés du Hezbollah libanais, ne font pas partie.
A Ramallah, le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeïna, a confirmé que « la deuxième partie d’armes de l’OLP » dans les trois camps avait été remise, conformément à l’accord.
La remise des armes des formations palestiniennes survient dans le cadre de la décision des autorités libanaises de désarmer tous les groupes non étatiques. Mis sous pression par les Etats-Unis, le gouvernement libanais a également chargé en août l’armée d’élaborer un plan visant à désarmer le Hezbollah d’ici à la fin de l’année.
Des employés de l’ONU demandent au haut-commissaire aux droits de l’homme de qualifier la situation à Gaza de génocide
Des centaines d’employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) ont demandé à Volker Türk de qualifier explicitement la guerre à Gaza de génocide en cours, rapporte l’agence Reuters.
« Le HCDH a la responsabilité juridique et morale de dénoncer les actes de génocide », déclarent-ils dans un courrier envoyé mercredi et signé par le comité du personnel au nom de plus de 500 employés. « Ne pas dénoncer un génocide en cours sape la crédibilité de l’ONU et du système des droits de l’homme lui-même », ajoute le texte.
Selon les signataires, les critères juridiques du génocide sont remplis dans le conflit qui oppose depuis près de deux ans Israël et le Hamas à Gaza, compte tenu de l’ampleur, de la portée et de la nature des violations qui y ont été documentées.
« La situation à Gaza nous a tous profondément bouleversés », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH, évoquant les difficultés rencontrées par le bureau pour documenter les faits et tirer la sonnette d’alarme. « Des discussions ont eu lieu et se poursuivront en interne sur la manière d’aller de l’avant », a-t-elle ajouté à propos de la lettre.
« Je sais que nous partageons tous un sentiment d’indignation morale face aux horreurs dont nous sommes témoins, ainsi qu’une frustration face à l’incapacité de la communauté internationale à mettre fin à cette situation », a répondu Volker Türk, appelant les employés à « rester unis en tant que bureau face à une telle adversité », selon Reuters.
La Gaza Humanitarian Foundation assure qu’il n’y a « aucune preuve » de disparitions forcées dans ses centres d’aide
La Gaza Humanitarian Foundation (GHF), une organisation privée soutenue par Israël et les Etats-Unis, a déclaré jeudi qu’il n’y avait « aucune preuve de disparitions forcées » dans ses sites d’aide à Gaza.
« Nous opérons dans une zone de guerre où de graves allégations pèsent contre toutes les parties opérant en dehors de nos sites. Mais, à l’intérieur des installations de la GHF, il n’y a aucune preuve de disparitions forcées », a déclaré la GHF dans un communiqué à l’Agence France-Presse (AFP).
Des experts des droits de l’homme de l’ONU avaient déclaré plus tôt avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs personnes, dont un enfant, avaient « disparu de force » après s’être rendues sur des sites de distribution d’aide à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
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Des experts de l’ONU dénoncent des « disparitions forcées » sur des sites d’aide
Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont qualifié, jeudi, de « crime odieux » les « disparitions forcées » de Palestiniens en quête de nourriture sur des sites de distribution gérés par la Gaza Humanitarian Foundation, dont certaines informations font état.
Les sept experts indépendants ont assuré, dans une déclaration commune, avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs individus, dont un enfant, avaient disparu après avoir visité des sites de distribution d’aide à Rafah.
L’armée israélienne était, selon les informations, « directement impliquée dans les disparitions forcées de personnes cherchant de l’aide », ont ajouté les experts, mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations unies.
« Les signalements de disparitions forcées visant des civils affamés cherchant à exercer leur droit fondamental à se nourrir ne sont pas seulement choquants, mais équivalent à de la torture », ont-ils déclaré. « Utiliser la nourriture comme un outil pour mener des disparitions ciblées et massives doit cesser immédiatement », ajoutent-ils.
Soixante et onze personnes tuées dans le territoire au cours des dernières vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé de Gaza
Dans son bilan quotidien, le ministère de la santé de la bande de Gaza, administré par le Hamas, fait état de 71 personnes tuées – dont 22 qui attendaient de l’aide – et de 339 autres blessées au cours des dernières vingt-quatre heures.
Le ministère avait rapporté plus tôt la mort de quatre personnes sur la même période due à la famine et à la malnutrition.
Selon le ministère, ces derniers chiffres portent le total des victimes à 62 966 morts et 159 266 blessés, depuis le 7 octobre 2023, dans l’enclave palestinienne.
Le premier ministre israélien s’en prend au journal « Haaretz » après la publication d’une tribune mettant en cause un général
Benyamin Nétanyahou « rejette fermement » ce qu’il qualifie d’« accusations ignobles » portées contre le général de division Avi Bluth, commandant de la région militaire centrale à laquelle appartient la Cisjordanie, dans une tribune publiée jeudi matin dans le journal Haaretz, intitulée « Le “général du carnage” en Cisjordanie est le visage moral d’Israël ».
Gideon Levy, journaliste et chroniqueur du quotidien, y écrit que « Bluth a ordonné à ses soldats de se livrer à des punitions collectives, ce qui constitue un crime de guerre. Si tel est le cas, Bluth est un criminel de guerre qui devrait être extradé vers la Cour pénale internationale de La Haye ». Il accuse également le général Bluth,« diplômé de la yeshiva prémilitaire de la colonie d’Eli et ancien résident de la colonie de Neveh Tzuf », d’être « l’assistant » des colons qui multiplient les attaques contre les Palestiniens de Cisjordanie.
Dans une vidéo récente, le général Bluth faisait allusion à l’arrestation d’un Palestinien du village d’Al-Moughaïr, dans le centre de la Cisjordanie, accusé par l’armée d’avoir mené une « attaque terroriste ». « Chaque village, chaque ennemi (…) paiera un lourd tribut », disait-il, ajoutant que ces localités pourraient être encerclées, soumises à des couvre-feux, ou subir des opérations de « remodelage du paysage », c’est-à-dire à des arrachages d’arbres.
M. Nétanyahou « rejette fermement les accusations ignobles portées contre [Bluth] et contre les colons de Judée-Samarie [dénomination biblique de la Cisjordanie]. Il s’agit là de calomnies antisémites caractéristiques de nos ennemis à travers le monde », écrit le cabinet du premier ministre dans un communiqué, relayé par Times of Israel.
« Le premier ministre exprime son soutien total et renforce le major général Bluth et les soldats de l’armée israélienne qui œuvrent jour après jour pour éradiquer le terrorisme en Judée-Samarie. Ils le font avec détermination et une moralité sans compromis, et nous leur rendons tous hommage », ajoute le texte.
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a également condamné « fermement les publications horribles et incendiaires contre (…) Avi Bluth », jeudi dans un communiqué.
La bande Gaza se trouve au « point de rupture », selon une responsable de l’ONU sur place, en raison de la famine
La bande de Gaza, où l’état de famine a été déclaré par l’ONU, est arrivée à un « point de rupture », a déclaré jeudi la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, à la suite d’une visite sur place.
« J’ai rencontré des enfants qui meurent de faim recevant des traitements pour malnutrition grave, et j’ai vu des photos d’eux quand ils étaient en bonne santé. Ils sont méconnaissables », a déclaré la cheffe de cette agence de l’ONU sise à Rome, citée dans un communiqué. « Le désespoir est à son comble et j’en ai été le témoin direct », a-t-elle ajouté.
Cindy McCain s’est rendue à Deir Al-Balah, où elle a visité une clinique maintenant en vie des enfants souffrant de malnutrition et rencontré des mères déplacées qui lui ont raconté leur lutte quotidienne pour survivre. Elle est également allée à Khan Younès.
« Nous devons urgemment être en mesure de relancer notre vaste réseau fiable de 200 points de distribution de nourriture à travers la bande de Gaza, des cuisines communautaires et des boulangeries », a-t-elle déclaré. « Il est urgent que les conditions idoines soient en place afin que nous puissions aider les plus vulnérables et sauver des vies. »
« Ce dont nous avons besoin, c’est d’un cessez-le-feu. Mon cœur va aux mères de Gaza, ainsi qu’aux mères des otages israéliens, dont les enfants meurent de faim actuellement. Assez, c’est assez. »
Ces déclarations interviennent alors qu’Israël a intensifié mercredi ses opérations autour de la ville de Gaza, malgré la pression internationale pour mettre fin à ces attaques, l’Etat hébreu dénonçant les accusations de famine portées par l’ONU comme « fabriquées de toutes pièces ».
La directrice du PAM s’est aussi rendue en Israël, où elle a notamment rencontré le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et à Ramallah, où elle s’est entretenue avec le premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa.
L’armée dit avoir intercepté un drone lancé du Yémen
« A la suite des sirènes d’alerte aérienne qui ont retenti il y a peu dans les communautés proches de la bande de Gaza, un drone lancé du Yémen a été intercepté avec succès par l’armée de l’air israélienne », écrit cette dernière dans un communiqué.
Au Royaume-Uni, le chef des libéraux démocrates boycottera le banquet d’Etat avec Donald Trump en raison de la situation à Gaza
Ed Davey, le chef du Parti des démocrates libéraux (LibDem), troisième force politique au Royaume-Uni, a annoncé qu’il boycotterait le banquet d’Etat organisé lors de la visite de Donald Trump dans le pays en septembre, en raison de la situation à Gaza.
Le patron du LibDem a affirmé dans une tribune au Guardian publiée mercredi soir qu’il souhaite ainsi « envoyer un message » au président américain lors de sa visite d’Etat, qui aura lieu du 17 au 19 septembre.
« Boycotter le banquet est le seul moyen pour moi de faire comprendre à Donald Trump et [au premier ministre britannique] Keir Starmer qu’ils ne peuvent pas fermer les yeux », explique Ed Davey.
« Donald Trump doit agir pour mettre fin à cette crise humanitaire », ajoute-t-il, estimant qu’« il a le pouvoir de mettre fin à la famine et aux morts effroyables à Gaza et d’obtenir la libération des otages ».
Donald Trump et son épouse Melania se rendront au Royaume-Uni, à l’invitation du roi Charles III, pour leur deuxième visite d’Etat après celle de 2019, du jamais-vu pour un président américain.
Que sait-on des démolitions systématiques des maisons en cours à Zeytoun dans Gaza city?
Bonjour Luc,
Selon la défense civile de Gaza, interrogée par l’agence de presse turque Anadolu, plus de 1 500 habitations ont été détruites par l’armée israélienne dans le quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, cible de nombreux bombardements aériens depuis le 10 août. Le nouveau plan militaire israélien pour Gaza, qui vise notamment la prise de la plus grande ville de l’enclave, a été approuvé par l’armée israélienne le 13 août.
Selon Mahmoud Bassal, le porte-parole des secouristes cité par l’agence turque, il ne reste plus aucun bâtiment debout dans la partie sud du quartier de Zeitoun. L’armée israélienne a utilisé des engins de chantier ainsi que des robots chargés d’explosifs détruisant sept bâtiments par jour et des drones pour frapper les habitations, amplifiant les destructions dans le quartier, a déclaré Mahmoud Bassal à Anadolu.
Cette démolition systématique a contraint 80 % des habitants de Zeitoun à migrer vers l’ouest ou le nord de la ville de Gaza, a ajouté M. Bassal.
Quatre nouveaux décès dus à la faim au cours de la journée écoulée, selon le ministère de la santé de Gaza
Au cours des dernières vingt-quatre heures, quatre personnes – dont deux enfants – sont mortes de famine et de malnutrition, déclare jeudi le ministère de la santé de Gaza, administré par le Hamas. A ce jour, les privations ont coûté la vie à 317 personnes, dont 121 enfants, ajoute le ministère.
Ce ministère précise que depuis que le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, le 22 août, il a enregistré les morts de 39 personnes, dont six enfants, dues à la faim.
Bombardement de l’hôpital Nasser : une nouvelle vidéo révèle une troisième frappe, rapporte CNN
Une nouvelle vidéo obtenue par CNN révèle que, lors du bombardement de l’hôpital Nasser de Khan Younès, lundi, la deuxième frappe était en réalité deux frappes quasi simultanées, rapporte jeudi la chaîne américaine.
Le premier bombardement, à 10 h 08 du matin lundi, visait un balcon situé au 4e étage de l’hôpital, tuant Hussam Al-Masri, un cameraman de l’agence Reuters, et deux autres personnes. Sur les images obtenues par CNN, le balcon est touché par une deuxième frappe suivie une seconde plus tard d’une troisième. Ces deux dernières frappes ont été les plus meurtrières. L’attaque a fait au moins 22 morts, dont cinq journalistes et des soignants.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déploré « un accident tragique ». Selon les premières conclusions d’une enquête de l’armée israélienne, des soldats israéliens ont visé une « caméra du Hamas » installée dans la zone de l’hôpital Nasser et destinée à « filmer ses troupes ». Le Hamas a réfuté ces conclusions.
A la suite d’un raid près de Damas, Israël affirme que ses forces opèrent partout, « jour et nuit »
« Nos forces opèrent sur tous les théâtres de guerre, jour et nuit, pour la sécurité d’Israël », a déclaré le ministre de la défense israélien, Israel Katz, jeudi, dans un message publié sur X, faisant suite à des informations sur un raid terrestre mené par l’armée israélienne près de Damas.
Selon des médias syriens, des troupes terrestres israéliennes ont mené mercredi soir une opération contre un site près de Damas, qui avait été précédemment bombardé. L’armée israélienne a ensuite « mené une opération aéroportée dont les détails ne sont pas encore connus », a rapporté l’agence de presse officielle syrienne SANA, citant une source gouvernementale.
Interrogée par l’Agence France-Presse, l’armée israélienne n’a fait aucun commentaire.
Qu’a donné la réunion de Trump à la Maison Blanche sur Gaza?
Bonjour Mia,
Peu de détails ont pour l’heure filtré sur la teneur de cette rencontre à la Maison Blanche, qui avait été annoncée par l’émissaire Steve Witkoff comme une « grande réunion » sur « le jour d’après » à Gaza.
Des sources américaines ont toutefois fait savoir au quotidien Israel Hayom, sous couvert d’anonymat, que « des plans détaillés [pour la reconstruction de Gaza] ont été présentés à la réunion, notamment sur les sphères de responsabilité de plusieurs pays et organisations ». Lors de cette réunion, Donald Trump « a approuvé l’idée de commencer à mettre en œuvre certains de ces plans dans un avenir proche, notamment ceux qui concernent l’éducation, l’approvisionnement en nourriture et la fourniture de logements temporaires », rapporte aussi le journal israélien.
Selon leurs sources, les rapports présentés à la Maison Blanche estiment que « les chances de parvenir à un cessez-le-feu avant une incursion israélienne dans la ville de Gaza sont minces », mais Donald Trump « a dit espérer pouvoir éviter la conquête de la ville de Gaza, et parvenir à la signature d’un accord avant cela ».
Le pape appelle à un « cessez-le-feu permanent » dans la bande de Gaza et demande à Israël de mettre fin aux « punitions collectives » dans l’enclave
Le pape Léon XIV a exigé mercredi qu’Israël mette fin aux « punitions collectives » et aux déplacements forcés de Palestiniens dans la bande de Gaza, appelant à un cessez-le-feu immédiat et permanent dans le territoire assiégé, alors qu’Israël se prépare à une nouvelle offensive militaire.
Lors de son audience hebdomadaire au Vatican, le pape a également appelé à la libération des otages retenus par le Hamas dans la bande de Gaza, et demandé aux deux parties et aux puissances internationales de mettre fin à la guerre « qui a causé tant de terreur, de destruction et de morts ».
« Je supplie que l’on parvienne à un cessez-le-feu permanent, que l’on facilite l’acheminement de l’aide humanitaire en toute sécurité et que le droit humanitaire soit pleinement respecté », a-t-il ajouté. Léon XIV a aussi fait valoir que le droit international impose l’obligation de protéger les civils et « l’interdiction des punitions collectives, de l’usage indiscriminé de la force et du déplacement forcé de la population ».
Au moins quatre morts, dont un enfant, tués par des bombardements israéliens dans la bande de Gaza depuis l’aube, selon WAFa
Une femme et son enfant ont été tués, jeudi, dans une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d’Al-Boureij, dans le centre de l’enclave, rapporte l’agence de presse palestinienne WAFa. Par ailleurs, un Palestinien a été tué et d’autres blessés lors d’un bombardement sur un appartement résidentiel dans le quartier d’Al-Rimal, à l’ouest de la ville de Gaza.
Un autre a été pris pour cible et tué par un avion israélien dans le centre de Khan Younès, dans le sud du territoire, tandis qu’un enfant a été blessé dans l’attaque d’une tente de réfugiés dans un camp du nord de l’enclave.

Opération terrestre israélienne contre un site militaire près de Damas
Une opération terrestre de l’armée israélienne a été menée, mercredi soir, contre un site militaire près de Kissoué, au sud de Damas, qui avait été auparavant bombardé dans la journée, ont rapporté les médias d’Etat syriens.
Cette opération constitue le premier raid terrestre israélien de ce type depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Mardi, l’aviation israélienne avait déjà frappé ce site, tuant six soldats syriens, selon le ministère des affaires étrangères syrien. Un responsable du ministère de la défense syrien avait déclaré à l’Agence France-Presse, sous couvert d’anonymat, que le site visé par Israël abritait des bâtiments militaires de la 44e division de l’armée syrienne.
Lors de l’attaque menée mercredi, des troupes israéliennes ont été acheminées par les airs dans la zone pour une opération « dont les détails ne sont pas encore connus, alors que les vols de reconnaissance intensifs se poursuivent », a rapporté l’agence de presse officielle SANA.
Selon l’OSDH, ce site abritait aussi des armes utilisées par le groupe armé libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran et allié de l’ancien dirigeant syrien Bachar Al-Assad.
Il n’y aura pas d’Etat palestinien, promet le chef de la diplomatie israélienne après un entretien avec son homologue américain à Washington

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a reçu mercredi le ministre des affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a Washington. Interrogé ensuite sur le projet de création d’un Etat palestinien, ce dernier a répondu qu’il n’y en aurait pas, rapporte l’agence Reuters.
Une « grande réunion » consacrée à l’après-guerre dans la bande de Gaza doit avoir lieu dans la soirée à la Maison Blanche, en présence de Donald Trump.
Trente-huit personnes tuées mercredi, selon un nouveau bilan de la défense civile
Le bilan des bombardements et des tirs de l’armée israélienne dans la bande de Gaza s’élève désormais à 38 morts depuis le début de la journée, selon la défense civile de l’enclave, citée par l’Agence France-Presse.
Le point sur la situation, mercredi 27 août à 21 heures
- Une « grande réunion » consacrée à l’après-guerre dans la bande de Gaza doit avoir lieu dans la soirée à la Maison Blanche, en présence de Donald Trump, qui a proposé au début de l’année que les Etats-Unis prennent le contrôle de l’enclave, en évacuent les habitants et y construisent des complexes immobiliers.
- Avec l’intensification des opérations militaires dans le territoire palestinien, « l’évacuation de la ville de Gaza est inévitable (…), chaque famille qui se relocalise dans le Sud recevra l’aide humanitaire la plus généreuse possible », a déclaré le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee.
- Les bombardements et les tirs de l’armée israélienne ont fait 24 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la journée, selon la défense civile de l’enclave, citée par l’Agence France-Presse.
- Le gouvernement israélien a exigé que le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, « retire immédiatement son rapport fabriqué de toutes pièces », a déclaré à la presse le directeur général du ministère des affaires étrangères israélien, Eden Bar Tal.
- Les enfants affamés de la bande de Gaza « ont atteint leur point de rupture, où est le vôtre ? », a lancé mercredi devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies la directrice générale de l’ONG Save the Children, décrivant en détail la lente agonie de ceux qui n’ont même plus la force de pleurer.
- « Nous sommes à un tournant et l’heure est venue pour l’Union européenne d’agir d’une manière qui soit à la hauteur de sa stature internationale », a déclaré la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Hadja Lahbib.
- Les rebelles yéménites houthistes ont revendiqué le tir d’un missile balistique en direction de l’aéroport David-Ben-Gourion de Tel-Aviv, dont l’armée israélienne avait annoncé l’interception, dans la matinée.
Un nouveau raid israélien signalé au sud de Damas
L’aviation israélienne a bombardé dans la soirée des sites proches de Kissoué, au sud de Damas, pour la deuxième fois en vingt-quatre heures, rapporte la chaîne publique syrienne Al-Ikhbariya, sans plus de précisions.
Selon un membre du ministère de la défense libanais cité anonymement par l’Agence France-Presse (AFP), une ancienne base militaire située à Tal Maneh, près de Kissoué, a été prise pour cible à trois reprises au moins.
Un responsable du ministère de la défense avait déclaré la veille à l’AFP qu’un drone israélien avait visé l’un des bâtiments militaires de la 44e division de l’armée syrienne à Kissoué. La télévision publique a fait état de six morts dans les rangs de l’armée syrienne.
La famine à Gaza, « une crise créée par l’homme », selon 14 membres du Conseil de sécurité des Nations unies
A l’exception des Etats-Unis, tous les Etats membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont estimé, mercredi, que la famine dans la bande de Gaza avait été « créée par l’homme ». Ils ont également rappelé que l’utilisation de la faim comme arme de guerre constituait une violation du droit international humanitaire.


Dans un communiqué commun, 14 membres du Conseil réclament, en outre, un cessez-le-feu immédiat, sans conditions et permanent, la libération de tous les otages, une augmentation substantielle de l’aide humanitaire dans toute la bande de Gaza et la levée immédiate et sans conditions de toutes les restrictions israéliennes en matière d’aide.
Ils ont par ailleurs exprimé leur confiance à l’égard du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui a reconnu la semaine dernière l’état de famine dans la ville de Gaza et ses environs. Le gouvernement israélien avait auparavant exigé le retrait de son rapport.
Un rapport d’enquête sur le 7-Octobre remis au chef d’état-major de l’armée israélienne, son examen reporté
Un rapport d’enquête sur les événements du 7 octobre 2023 a été remis au début de la semaine au général Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne, annonce cette dernière sur Telegram.
« Compte tenu des circonstances opérationnelles (…) et de la nécessité de se concentrer sur la campagne en cours dans laquelle [l’armée] est engagée, le chef d’état-major a décidé de reporter l’examen complet du rapport à une date ultérieure », poursuit-elle. « Dès que les conditions le permettront, le rapport sera présenté au forum de l’état-major général et le processus d’élaboration et de mise en œuvre des enseignements requis se poursuivra. »
Les houthistes revendiquent un tir de missile en direction d’Israël
Les rebelles yéménites houthistes ont revendiqué, mercredi, le tir d’un missile balistique en direction de l’aéroport David-Ben-Gourion de Tel-Aviv, dont l’armée israélienne avait annoncé l’interception, dans la matinée. « L’opération a atteint son objectif, grâce à Dieu, et a provoqué la fuite de millions de sionistes usurpateurs vers des abris, ainsi que la suspension du trafic aérien à l’aéroport », écrit leur porte-parole militaire sur Telegram.
« La reconnaissance par le monde entier de l’ampleur des souffrances causées par la famine, le siège et l’agression que subit notre peuple à Gaza place l’ensemble de la nation arabe et islamique devant une grande responsabilité religieuse et historique, et il est religieusement, humanitairement et moralement obligatoire d’agir pour mettre fin à la famine, lever le siège et cesser l’agression contre Gaza », ajoute le porte-parole, Yahya Saree.
Vingt-quatre personnes tuées mercredi dans la bande de Gaza, selon la défense civile
Les bombardements et les tirs de l’armée israélienne ont fait 24 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la journée, selon la défense civile de l’enclave, citée par l’Agence France-Presse.
Au Conseil de sécurité de l’ONU, Save the Children décrit la lente agonie d’enfants qui ne pleurent plus
Les enfants affamés de la bande de Gaza « ont atteint leur point de rupture, où est le vôtre ? », a lancé mercredi devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies la directrice générale de l’ONG Save the Children, décrivant en détail la lente agonie de ceux qui n’ont même plus la force de pleurer.
Invitée à s’exprimer lors d’une réunion du Conseil sur le conflit israélo-palestinien, Inger Ashing a insisté sur le fait que l’état de famine déclarée la semaine dernière par l’ONU dans l’enclave n’est pas qu’un « terme technique ».
« Quand il n’y a pas assez à manger, les enfants souffrent de malnutrition sévère, puis ils meurent lentement et douloureusement. C’est, en termes simples, ce qu’est la famine », a-t-elle poursuivi, avant de décrire les étapes de ce dépérissement en quelques semaines, le corps qui « se consume lui-même », « mangeant les muscles et les organes vitaux », jusqu’au dernier souffle.
« Et pourtant nos cliniques sont presque silencieuses. Les enfants n’ont plus la force de parler ou de pleurer en agonisant. Ils restent allongés là, émaciés, dépérissant littéralement à vue d’œil, leur tout petit corps vaincu par la faim et la maladie », a-t-elle raconté. « Nous vous avions dit haut et fort que cela se profilait », a-t-elle lancé. « Tout le monde dans cette salle a une responsabilité légale et morale d’agir pour arrêter cette atrocité. »
« Mettre un terme à cette crise créée par l’homme réclame que nous agissions comme si c’était notre mère, notre père, notre enfant, notre famille qui essayait de survivre à Gaza aujourd’hui », a, quant à elle, déclaré la coordinatrice adjointe des secours d’urgence de l’ONU, Joyce Msuya, se félicitant de la « légère augmentation » de l’aide humanitaire, ces dernières semaines, ainsi que de la reprise de livraisons commerciales de nourriture. « Ce sont des développements importants, mais ils ne vont ni inverser la famine ni arrêter sa course », a-t-elle ajouté.
Le chef d’état-major des forces israéliennes souligne « l’engagement de l’armée à prévenir la famine », lors d’une rencontre avec la directrice du PAM
Le général Eyal Zamir, chef d’état-major des forces israéliennes, a souligné, mercredi, « l’engagement de l’armée (…) à prévenir la famine et à faire tout son possible pour continuer à fournir une aide humanitaire directement à la population, et non au Hamas », lors d’une rencontre avec la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, selon un communiqué de l’armée.
« Au cours de la réunion, les principales mesures prises par le Cogat [coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires] pour stabiliser la situation humanitaire dans la bande de Gaza ont été présentées, notamment leur effet direct sur la situation sur le terrain, ce qui contraste avec la campagne mensongère menée par le Hamas. En outre, les plans de travail pour l’avenir ont été exposés », ajoute-t-elle, sans plus de précisions.
Après des mois de mise en garde, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui fait autorité en matière d’analyse de la sécurité alimentaire, a déclaré le 22 août que la famine touchait 500 000 personnes dans le gouvernorat de Gaza, qui couvre environ un cinquième du territoire palestinien, dont la ville de Gaza. Cette situation « aurait pu être évitée » sans « l’obstruction systématique d’Israël », a déploré le même jour le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher.
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Israël exige le retrait du rapport déclarant l’état de famine à Gaza
Le gouvernement israélien exige que le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui a déclaré l’état de famine dans la bande de Gaza, « retire immédiatement son rapport fabriqué de toutes pièces », a déclaré à la presse le directeur général du ministère des affaires étrangères israélien, Eden Bar Tal, affirmant que l’organisme est « un institut de recherche politisé ».
« Si l’IPC ne le fait pas, (…) nous nous adresserons aux donateurs, nous leur ferons part de ces manquements. Nous sommes certains qu’ils tireront la bonne conclusion : ne plus financer un institut de recherche qui est politisé, manipulateur, et qui agit comme un outil au service d’une organisation terroriste malfaisante », a-t-il conclu.
« L’heure est venue d’agir », lance la commissaire européenne à l’aide humanitaire
« Nous sommes à un tournant et l’heure est venue pour l’Union européenne d’agir d’une manière qui soit à la hauteur de sa stature internationale », a déclaré la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Hadja Lahbib, au cours d’un entretien avec quelques journalistes. « L’heure est venue pour l’Europe de s’exprimer d’une seule voix sur Gaza. »
« Ce qui se passe là-bas me hante et devrait nous hanter tous, car c’est une tragédie, et nous serons jugés par l’histoire et par nos petits-enfants », a-t-elle poursuivi. « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et simplement regarder des civils innocents, des travailleurs humanitaires, des journalistes se faire tuer et mourir de faim. »
Les ministres des affaires étrangères de l’Union doivent se retrouver vendredi et samedi à Copenhague pour une réunion informelle au cours de laquelle la situation dans la bande de Gaza sera abordée, mais aucune décision n’est attendue.
A Gaza, « on parle d’une famine au XXIe siècle, la première jamais vue au Moyen-Orient », a souligné la commissaire. « Ce qui est particulièrement choquant et triste, c’est que c’est une famine que nous aurions pu éviter si nous avions été autorisés à fournir notre aide humanitaire. »
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait annoncé en juillet avoir trouvé un accord avec Israël pour permettre davantage d’accès à l’aide humanitaire internationale. Cet accord n’a été que « partiellement » mis en œuvre, selon Mme Lahbib. « Quelques progrès » ont été accomplis, mais ils restent très insuffisants, a-t-elle ajouté.
Au moins dix Palestiniens tués dans des bombardements israéliens depuis mercredi à l’aube, selon Associated Press
S’appuyant sur des sources hospitalières, l’agence Associated Press (AP) rapporte qu’au moins dix personnes ont été tuées mercredi.
Une personne a été tuée près d’un site de distribution d’aide humanitaire dans le centre de Gaza. Une frappe israélienne sur des tentes de personnes déplacées à Khan Younès, dans le sud du territoire, a par ailleurs tué trois personnes, dont un enfant et une femme, et en a blessé 21 autres, dans la nuit de mardi à mercredi. Trois frappes israéliennes distinctes ont tué au moins six autres personnes à Khan Younès, a déclaré mercredi l’hôpital Nasser, cité par AP.
Le bilan des frappes sur l’hôpital Nasser, à Khan Younès, s’alourdit à 22 morts, selon le ministère de la santé du territoire
Le ministère de la santé de Gaza a annoncé que deux personnes blessées dans les bombardements israéliens, lundi, sur l’hôpital Nasser, à Khan Younès, dans le sud de l’enclave, avaient succombé à leurs blessures, portant le bilan de ces frappes à 22 morts. Des membres du personnel médical et cinq journalistes figurent parmi les victimes.
Selon les premières conclusions d’une enquête de l’armée israélienne, des soldats israéliens ont visé une caméra du Hamas installée dans la zone de l’hôpital Nasser et destinée à « filmer ses troupes ». Le Hamas a réfuté ces conclusions, déclarant qu’il s’agissait d’« une allégation infondée, dépourvue de toute preuve et ayant uniquement pour but d’échapper à la responsabilité juridique et morale d’un massacre ».
Le point sur la situation, mercredi 27 août en début d’après-midi
- Avec l’intensification des opérations militaires dans le territoire palestinien, « l’évacuation de la ville de Gaza est inévitable (…), chaque famille qui se relocalise dans le Sud recevra l’aide humanitaire la plus généreuse possible », a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne pour les médias arabes, Avichay Adraee. L’armée israélienne a affirmé que ses troupes « opéraient à la périphérie de la ville de Gaza pour localiser et démanteler les sites d’infrastructures terroristes en surface et souterrains ».
- La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré que son gouvernement condamnait le meurtre « injustifiable » de journalistes à Gaza. « Il s’agit d’une attaque inacceptable contre la liberté de la presse et contre tous ceux qui risquent courageusement leur vie pour rendre compte de la tragédie de la guerre », a ajouté Mme Meloni.
- Soixante-seize personnes ont été tuées dans le territoire au cours des dernières vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé de Gaza, dont 18 qui attendaient de récupérer de l’aide. Le ministère a également précisé que dix personnes avaient succombé à la famine sur la même période.
- L’armée israélienne a lancé, avant l’aube, une vaste opération dans la vieille ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, mobilisant des dizaines de soldats et de blindés. Mardi, l’armée avait effectué un raid à Ramallah, visant au moins un bureau de change. La police israélienne a annoncé la saisie de plus de 385 000 euros, des fonds liés, selon elle, à des activités terroristes.
- En Cisjordanie, occupée depuis 1967 par Israël, « 982 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons depuis octobre 2023 seulement, et plus de 42 000 ont été déplacés de force par les opérations [militaires], les démolitions de maisons et les attaques de colons », a dénoncé mercredi, sur X, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
- « Six membres de l’armée syrienne ont été tués par des frappes de drones de l’occupation israélienne » qui ont visé mardi la région de Kissoué, au sud de Damas, a rapporté la télévision d’Etat syrienne, mercredi, dans un nouveau bilan de cette attaque. Le ministère des affaires étrangères syrien a « condamné fermement l’agression », dénonçant « une atteinte manifeste à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie ».
Après les frappes sur l’hôpital Nasser, Rome condamne le meurtre « injustifiable » de journalistes à Gaza
La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré, mercredi dans un discours, que son gouvernement condamnait le meurtre « injustifiable » de journalistes à Gaza, rapporte l’agence Reuters.
« Il s’agit d’une attaque inacceptable contre la liberté de la presse et contre tous ceux qui risquent courageusement leur vie pour rendre compte de la tragédie de la guerre », a déclaré Mme Meloni lors d’une conférence politique dans la ville balnéaire de Rimini.
« Nous n’avons pas hésité une seule minute à soutenir le droit d’Israël à se défendre après les horreurs du massacre du 7-Octobre », a poursuivi la cheffe du gouvernement. « Mais nous ne pouvons rester silencieux aujourd’hui face à une réaction qui a dépassé le principe de proportionnalité, faisant trop de victimes innocentes, et qui met également en danger les communautés chrétiennes. »
L’armée israélienne a frappé, lundi, l’hôpital Nasser, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, tuant au moins 20 personnes, dont des soignants et cinq journalistes qui travaillaient notamment pour Reuters, Associated Press ou Al-Jazira.
Soixante-seize personnes tuées dans le territoire au cours des dernières vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé de Gaza
Dans son bilan quotidien, le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas, fait état de 76 personnes tuées – dont 18 qui attendaient de l’aide – et de 298 autres blessées au cours des dernières vingt-quatre heures.
Le ministère avait rapporté plus tôt la mort de dix personnes sur la même période due à la famine et à la malnutrition.
Selon le ministère, ces derniers chiffres portent le total des victimes à 62 819 morts et 158 629 blessés, depuis le 7 octobre 2023, dans l’enclave palestinienne.
Pedro Almodovar demande au gouvernement espagnol de rompre avec Israël « en signe de répulsion face au génocide » à Gaza
Le cinéaste Pedro Almodovar a demandé mercredi au gouvernement espagnol de rompre toutes les relations diplomatiques et commerciales avec Israël face au « génocide » à Gaza.
« Je suis Pedro Almodovar, réalisateur de films, et je demande à notre gouvernement de rompre les relations diplomatiques, commerciales et de tout type avec l’Etat d’Israël en signe de répulsion face au génocide qu’il mène contre le peuple de Gaza sous les yeux du monde entier », déclare le cinéaste espagnol dans une vidéo publiée sur le compte Instagram de sa maison de production El deseo. Il demande au premier ministre de son pays, Pedro Sanchez, « d’essayer de convaincre tous nos alliés européens de faire de même et de s’unir à ce rejet ».
Le gouvernement espagnol est l’une des voix européennes les plus critiques envers la politique israélienne et les attaques menées contre Gaza. En juin, Pedro Sanchez a lui-même qualifié la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza de « génocide », un terme que peu de dirigeants internationaux ont jusqu’à présent utilisé.
A Venise, rassemblement de soutien à Gaza avant l’ouverture de la Mostra
Une poignée de manifestants a déployé mercredi à Venise une banderole dénonçant la guerre menée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, à quelques heures de l’ouverture du festival de cinéma. Une vingtaine de membres d’un collectif politique de gauche de la région vénitienne ont déployé une banderole « Free Palestine » et « Stop the Genocide », ainsi que des drapeaux palestiniens devant le Palais des festivals.
« Nous devons tirer parti de l’intérêt porté au festival pour attirer l’attention sur la Palestine », a affirmé auprès de l’Agence France-Presse Giulia Cacopardo, membre de ce collectif. « Nous espérons que d’autres personnes se joindront à nous pour arrêter le génocide dès maintenant », a-t-elle ajouté.
Une manifestation plus large est prévue samedi après-midi, soutenue par une centaine de groupes politiques locaux.
Comme lors du Festival de Cannes en mai, plusieurs centaines d’artistes, italiens mais aussi étrangers, ont signé une lettre ouverte, pour demander à la Mostra de prendre position et de « condamner » la guerre dans la bande de Gaza.
L’émissaire américain écourte sa visite dans le sud du pays après des manifestations, selon l’agence NNA
L’émissaire américain, Tom Barrack, a annulé mercredi une visite prévue dans deux localités du sud du Liban, où des habitants ont manifesté contre sa venue et contre les pressions américaines sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA).
L’agence a d’abord annoncé que Tom Barrack était arrivé en hélicoptère dans une caserne libanaise à Marjayoun, dans le sud du pays, où des renforts militaires avaient été déployés. NNA a ensuite précisé que l’émissaire américain avait annulé sa visite prévue dans la localité voisine de Khiam, lourdement bombardée par Israël lors de la dernière guerre avec le Hezbollah, ainsi que dans la ville côtière de Sour.
Un correspondant de l’Agence France-Presse à Khiam a vu des résidents brandissant des portraits de combattants du Hezbollah tués dans les frappes israéliennes, tandis que d’autres bloquaient une route. Certains piétinaient une étoile de David dessinée au sol, à côté d’inscriptions comme « L’Amérique est le grand Satan » en arabe et « Barak is animal » (« Barrack est un animal ») en anglais.
La veille, lors de déclarations au palais présidentiel, M. Barrack avait appelé des journalistes à se comporter de « manière civilisée », menaçant de quitter la salle si la situation devenait « presque animale », des propos ayant suscité un tollé au Liban.
L’armée israélienne affirme que l’évacuation de la ville de Gaza est « inévitable »
Avec l’intensification des opérations militaires dans le territoire palestinien, « l’évacuation de la ville de Gaza est inévitable (…), chaque famille qui se relocalise dans le Sud recevra l’aide humanitaire la plus généreuse possible », a déclaré sur X le porte-parole de l’armée israélienne pour les médias arabes, Avichay Adraee.
De nombreux acteurs humanitaires jugent ce projet irréaliste et dangereux. L’ONU estime à près de 1 million de personnes la population actuelle du gouvernorat de Gaza, qui comprend la ville de Gaza et ses environs, dans le nord du territoire palestinien ravagé par près de deux ans de guerre.
L’armée israélienne, qui contrôle environ 75 % de l’enclave, a affirmé que ses troupes « opéraient à la périphérie de la ville de Gaza pour localiser et démanteler les sites d’infrastructures terroristes en surface et souterrains ».
En Cisjordanie, 982 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre 2023, plus de 42 000 ont été déplacés, selon l’ONU
En Cisjordanie, occupée depuis 1967 par Israël, « 982 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons depuis octobre 2023 seulement, et plus de 42 000 ont été déplacés de force par les opérations [militaires], les démolitions de maisons et les attaques de colons », a dénoncé mercredi, sur X, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
« Les violences de ce week-end à Al-Mughayyir illustrent une fois de plus l’oppression et la coercition persistantes dont sont victimes les Palestiniens. Ces violences doivent cesser et une justice impartiale doit être assurée », réclame le Haut-Commissariat.
L’armée israélienne avait confirmé, dimanche soir, avoir lancé trois jours auparavant une « intense activité opérationnelle » autour de ce village du centre de la Cisjordanie en raison d’une « grave fusillade ». Des bulldozers, protégés par des soldats israéliens, y avaient déraciné des centaines d’arbres, dont de nombreux oliviers.
Au Liban, la démilitarisation du Hezbollah conclue avec les Etats-Unis patine
Après la décision « historique » prise le 7 août par le gouvernement libanais d’endosser le plan américain sur le désarmement du Hezbollah, Tom Barrack, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour le Liban, avait appelé Israël à faire des gestes. Il n’a obtenu que des promesses, compliquant la tâche des responsables libanais pour convaincre le Parti de Dieu de renoncer à ses armes.
Au Liban, la démilitarisation du Hezbollah, conclue avec les Etats-Unis, patine

Le raid de l’armée israélienne à Naplouse va se poursuivre jusqu’à 15 heures, selon le gouverneur de la ville
L’armée israélienne a lancé, mardi avant l’aube, une vaste opération dans la vieille ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, mobilisant des dizaines de soldats et de blindés, selon des témoins et des responsables palestiniens. Cet « assaut (…) est une démonstration de force sans justification », a déclaré à l’Agence Fance-Presse (AFP) le gouverneur de Naplouse, Ghassan Daghlas. L’armée a confirmé à l’AFP mener une opération, sans en préciser l’objet.

Vers 3 heures du matin (2 heures à Paris), les soldats ont investi plusieurs quartiers de la vieille ville, qui compte environ 30 000 habitants, se déployant particulièrement dans le quartier oriental de Harat Al-Hableh, ont rapporté des habitants à l’AFP.
Selon l’un d’entre eux, qui a requis l’anonymat, des militaires ont saisi chez des résidents des « sacs blancs » au contenu inconnu. Un autre témoin, qui a également refusé de donner son nom, a rapporté que des soldats avaient expulsé un couple âgé de son domicile, « probablement transformé en poste militaire ».
Les soldats « prennent d’assaut et fouillent les maisons et magasins » et « certaines maisons ont été transformées en postes militaires », a abondé auprès de l’AFP Ghassan Hamdan, directeur du Palestinian Medical Relief à Naplouse. L’armée a informé les autorités palestiniennes que le raid se poursuivrait jusqu’à 16 heures (15 heures à Paris), selon le gouverneur.
Des affrontements ont éclaté à l’entrée est de la vieille ville, où des jeunes ont caillassé des soldats qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène et à balles réelles, selon des sources locales. Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir soigné 35 personnes, dont une blessée par balle réelle et cinq par balles en caoutchouc.
Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a dénoncé, dans un communiqué, une opération « dangereuse » et « inacceptable ».
Mardi, l’armée avait également effectué un raid à Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne, visant au moins un bureau de change. La police a annoncé la saisie de plus de 385 000 euros, des fonds liés, selon elle, à des activités terroristes.
Le pape lance un « appel pressant » à la communauté internationale pour mettre fin à la guerre
« Je lance une nouvelle fois un appel pressant (…) pour que soit mis un terme au conflit en Terre sainte, qui a causé tant de terreur, de destruction et de morts », a déclaré Léon XIV lors de son audience hebdomadaire au Vatican, appelant à un cessez-le-feu permanent, à la libération des otages et à l’acheminement de l’aide humanitaire.
Selon le chef de l’opposition israélienne, les médiateurs ne comprennent pas l’absence de réponse d’Israël à la dernière proposition de cessez-le-feu
« Ces derniers jours, j’ai parlé avec les médiateurs de haut niveau impliqués dans les négociations, et ils m’ont dit : “Nous ne comprenons pas ce qu’il se passe, le Hamas a accepté les conditions fixées par Nétanyahou” », a déclaré Yair Lapid, le leader du parti Yesh Atid, à Galatz, la radio militaire israélienne, cité mercredi par The Times of Israel.
« Ils m’ont appelé pour me demander si je savais pourquoi il ne leur répondait pas », a-t-il ajouté.
La chaîne de télévision israélienne Channel 12 avait rapporté mardi la frustration ressentie par des responsables égyptiens vis-à-vis de Benyamin Nétanyahou. Ce dernier ne s’est toujours pas prononcé publiquement au sujet d’une proposition de cessez-le-feu des médiateurs qataris égyptiens et américains acceptée le 18 août par le Hamas.
« C’est un comportement étrange et inacceptable. Il y a une occasion de parvenir à un accord et d’obtenir la libération d’au moins dix otages vivants, et Israël tourne simplement le dos », auraient déclaré les responsables égyptiens, selon Channel 12.
Six militaires syriens tués dans une frappe israélienne mardi, rapporte la télévision d’Etat
« Six membres de l’armée syrienne ont été tués par des frappes de drones de l’occupation israélienne » qui ont visé mardi la région de Kissoué, au sud de Damas, a rapporté la télévision d’Etat syrienne, mercredi, dans un nouveau bilan de cette attaque.
Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères syrien a « condamné fermement l’agression menée par des drones des forces de l’occupation israéliennes ayant coûté la vie à six soldats ». « Cette attaque constitue une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies, ainsi qu’une atteinte manifeste à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie », a-t-il ajouté.
Un responsable du ministère de la défense avait déclaré mardi à l’Agence France-Presse, sous couvert d’anonymat, qu’un drone israélien avait visé l’un des bâtiments militaires de la 44e division de l’armée syrienne à Kissoué, faisant alors état d’au moins trois militaires tués.
L’armée israélienne n’a pas confirmé ces frappes.
Mardi matin, un homme a par ailleurs été tué, selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, dans un bombardement israélien sur une maison du village de Tarnaja, sur le plateau syrien du Golan, dont une partie est occupée et annexée par Israël. Le ministère des affaires étrangères syrien a condamné cette attaque.
Dix nouveaux décès dus à la faim au cours de la journée écoulée, selon le ministère de la santé
Au cours des dernières vingt-quatre heures, dix personnes – dont deux enfants – sont mortes de famine et de malnutrition, annonce mercredi le ministère de la santé de Gaza, administré par le Hamas. A ce jour, les privations ont coûté la vie à 313 personnes, dont 119 enfants, ajoute le ministère.
Plus de 280 camions d’aide sont entrés mardi dans le territoire, selon l’armée israélienne
L’armée israélienne annonce mercredi que plus de 280 camions d’aide humanitaire sont entrés dans le territoire palestinien la veille, à partir des points de passage de Kerem Shalom et de Zikim. Selon le communiqué publié sur X, les chargements de « 330 camions ont été distribués par l’ONU, et des centaines d’autres attendent d’être récupérés » du côté gazaoui. Des camions-citernes de carburant de l’ONU ont également franchi la frontière, mentionne encore l’armée, qui précise que 111 palettes d’aide ont été larguées au-dessus de l’enclave, en coopération avec plusieurs pays.
Selon l’ONU, ce sont 600 camions qui devraient entrer quotidiennement dans la bande de Gaza pour permettre aux 2 millions de Gazaouis de se nourrir correctement.
Les images des manifestations d’ampleur pour un accord sur les otages
Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv, mardi, pour clore une journée de solidarité avec les otages à Gaza et demander la fin de la guerre. Après bientôt vingt-trois mois d’offensive israélienne dans le territoire palestinien, dévasté et en proie à la famine, les opérations militaires israéliennes ont encore fait mardi au moins 35 morts, selon la défense civile de la bande de Gaza.
A travers Israël, durant toute la journée, des manifestants se sont réunis à des carrefours et devant des domiciles de ministres pour réclamer au gouvernement un accord de trêve à Gaza.
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La police israélienne affirme avoir saisi près de 400 000 euros liés au « financement du terrorisme »
La police israélienne a annoncé mercredi avoir confisqué « environ 1,5 million de shekels » (plus de 385 000 euros), une somme qu’elle estime liée au « terrorisme », au cours d’une opération en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.
« Les forces de police des frontières en Cisjordanie (Magav) et l’armée israélienne ont confisqué environ 1,5 million de shekels provenant du financement du terrorisme », a déclaré la police dans un communiqué. Elle a précisé qu’une partie de la somme avait été saisie en devises étrangères, notamment des dollars américains et des dinars jordaniens.
Mardi, l’armée israélienne avait mené une opération dans le centre-ville de Ramallah, ciblant notamment un bureau de change, au cours de laquelle des dizaines de Palestiniens avaient été blessés, selon le Croissant-Rouge.
L’armée avait alors expliqué avoir visé « une entreprise de change qui transférait des fonds destinés aux terroristes du Hamas afin de financer des activités terroristes contre l’Etat d’Israël et ses civils ».
L’armée israélienne dit avoir « éliminé » un responsable du Hamas
Dans un communiqué publié mercredi, l’armée israélienne déclare avoir « frappé et éliminé le terroriste Mahmoud Al-Aswad », le commandant de l’appareil de sécurité générale du Hamas pour la région ouest de Gaza, dans un bombardement vendredi.
Selon l’armée, Mahmoud Al-Aswad « a été une figure-clé de l’appareil de sécurité générale et une source importante d’informations » pour le mouvement islamiste palestinien « pendant la guerre et au cours des dernières années ».
L’armée fait également état d’« opérations » en cours dans la périphérie de la ville de Gaza ainsi qu’à Jabaliya, dans le nord de l’enclave.
Opération militaire israélienne à Naplouse, plusieurs familles forcées d’évacuer
« Les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut la ville de Naplouse mercredi à l’aube et ont imposé un siège à sa vieille ville », rapporte l’agence de presse palestinienne WAFa. Citant des sources locales et sécuritaires, l’agence explique que des « dizaines de véhicules militaires » ont pris position dans le centre de cette ville du nord de la Cisjordanie et organisé « des descentes dans les maisons des citoyens », forçant plusieurs familles à évacuer leurs maisons dans le quartier d’Al-Qasaba.


Micha