Nicolas Sarkozy condamné :
La sentence visant l’ancien président a été reprise partout dans le monde, les journalistes insistant sur son caractère infamant pour l’ex-chef de l’État.
POLITIQUE – Le scandale n’intéresse pas que les Français, loin de là. Du Times au Wall Street Journal en passant par le Corriere della Sera et Der Spiegel, la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire libyenne a été massivement reprise par la presse internationale ce jeudi 25 septembre. Évoquant une « décision historique », les journalistes étrangers ont insisté sur le « choc pour la République » que représente ce procès qui aura un « impact fort sur le monde politique ».
Tous insistent également sur ce que ce jugement a d’infamant pour Nicolas Sarkozy. Un article du site suisse Blick, épinglé par Courrier international, relève « le mot qui fait mal » dans la condamnation. « Pour la justice française, Sarkozy est un malfaiteur », retient le média basé à Zurich, expliquant à ses lecteurs que ses synonymes « dans le langage courant » sont « “délinquant”, “criminel” ou “truand” ». « Une accusation gravissime pour un responsable politique qui joue toujours le rôle de parrain de […] la droite traditionnelle ».
Un « coup destructeur » dans l’héritage politique de Sarkozy
Côté espagnol, El País pointe qu’il est « prévisible » que Nicolas Sarkozy ne passe que « peu de temps en prison », mais El Mundo souligne que ce sera tout de même « la première fois qu’un président de la Ve République termine derrière les barreaux ». Le quotidien espagnol mentionne au passage que Nicolas Sarkozy, déjà condamné par le passé, a perdu sa Légion d’honneur. « Un “déshonneur” partagé avec le collaborationniste Philippe Pétain », enfonce le journaliste correspondant à Paris.
De l’autre côté de l’Atlantique, le prestigieux New York Times voit dans cette nouvelle condamnation – « qui a provoqué des exclamations de surprise dans la salle d’audience » – le « coup le plus dur et le plus destructeur porté à l’héritage » politique de Nicolas Sarkozy, rappelant que celui-ci a toujours « une certaine influence politique » à droite. S’il veut voir (un peu) le verre à moitié plein, l’ex-président peut s’accrocher à l’analyse du Washington Post. Le quotidien américain relève qu’en fixant une peine de prison à exécution différée, la justice lui a « épargné » l’« humiliation d’être conduit par la police hors de la salle d’audience bondée ».
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