“Après avoir vaporisé le produit, j’ai commencé à ressentir une oppression à la poitrine. Mon visage a commencé à noircir, des boutons et des taches sont apparus, et ma peau a commencé à peler.”
Ce témoignage d’une agricultrice sud-africaine utilisant un pesticide à la cyanamide importé de l’Union européenne a été recueilli par les ONG Unearthed et Public Eye.
Elles rappellent que, malgré la promesse faite il y a cinq ans lorsque le scandale avait éclaté, l’Union européenne continue d’exporter vers des pays du Sud global des pesticides dangereux interdits sur son propre territoire.
En 2024, près de 122 000 tonnes ont été expédiées, un volume en hausse de 50 % en cinq ans.
Résultat : des produits jugés cancérigènes, néfastes pour la santé reproductive et pour l’environnement en Europe se retrouvent dans les cultures africaines.
Parmi les plus gros exportateurs : l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne.
Et du côté africain, les principaux importateurs sont : le Maroc, l’Afrique du Sud et le Kenya.
L’ONU dénonce ce double standard comme relevant d’un “racisme environnemental”.
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