Des nouvelles du combat contre Stérin et l’union des droites.

 

Des nouvelles du combat contre Stérin et l’union des droites.

concluant un premier bilan des évènements moulinois autour de Murmures de la Cité, évènements de portée nationale, j’écrivais :

Notre combat à Moulins est donc fondateur, fondateur pour l’unité pour battre l’union des droites et imposer la démocratie dans ce pays.

M’être trouvé au centre de ce combat, et menacé par l’extrême droite, m’a apporté d’être invité dans une série de réunions locales qui dessinent un territoire : Sardent dans la Creuse, Nevers, Le Chautay dans le Cher, Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), Autun, Mont-Saint-Jean-en-Auxois (Côte d’Or). Ce territoire, faussement appelé par les géographes la « diagonale du vide », est plutôt la diagonale de la destruction des services publics, a été la diagonale des Gilets jaunes, mais est présentement la diagonale du vote RN. Nous sommes quelques-unes et quelques-uns qui voulons en faire la diagonale de la résistance et de la contre-attaque.

Ce message, je l’ai aussi porté à Paris, en deux occasions, par un texte lu à l’assemblée débat du Cirque électrique (Soulèvements de la Terre, Sections Carrément Anti-Stérin …) le 8 novembre, et en étant présent, hier soir, en tant que syndicaliste, au Forum organisé par le Collectif Hors Cadre, qui regroupe des journalistes indépendants, dans le cadre d’une table ronde avec Céline Malaisé, conseillère régionale communiste d’Ile-de-France, Véronique Seiller, ex-coprésidente du Planning Familial, et Yann Raison du Cleuziou, universitaire spécialiste de la sociologie du catholicisme.

Ces journalistes indépendants, qui sont majoritairement des journalistes indépendantes, sont en train de cartographier et de dessiner la typologie des opérations soutenues directement ou indirectement par Stérin, visant l’école, la jeunesse, la vie associative, etc. : c’est un travail d’une grande importance politique car, de toute évidence, les batailles sont devant nous et peuvent être gagnées.

La soirée d’hier a malheureusement vu se produire un incident sérieux, dont j’ai été la cible et qui aurait pu la « casser ». Alors que la table ronde allait commencer, Stella Magliani-Belkacem, co-directrice des éditions La Fabrique, militante « indigéniste » proche de Houria Bouteldja, co-autrice de Les féministes blanches et l’empire, installée au premier rang, s’est soudain lancée dans une longue tirade me dénonçant comme un représentant du « Printemps Républicain », tirade qui, si je ne l’avais au bout d’un moment interrompue en réagissant, aurait logiquement dû conduire à appeler à mon expulsion physique immédiate de l’assemblée, mais qui n’a fait que perturber gravement celle-ci, avant que les débats ne reprennent sous l’impulsion des organisatrices, que je tiens à remercier de la tenue qu’elles en ont assurées.

En réagissant, j’ai entrepris de désamorcer, en quelques mots, cette histoire de « Printemps Républicain », à savoir uniquement ma signature de leur premier texte, en 2015, sans aucune suite et que j’ai par la suite publiquement reniée. Ce fut une connerie, ce n’est pas difficile à dire. « Que celui qui n’a jamais péché … » (et aussi : « que celui qui n’a jamais changé d’avis … »).

Mais s’agissait-il bien de cela ou n’était-ce plutôt qu’un prétexte ? Car cette interruption, très violente dans la forme, menaçait la tenue, l’image et la cohésion d’une réunion jusque là antifasciste. Est-ce qu’un petit règlement de compte à mon égard peut justifier un tel risque ? Ce serait dans ce cas là totalement irresponsable. Il est à noter que S. Magliani-Belkacem s’était auparavant présentée à moi, sans rien dire de ce qu’elle avait l’intention de tenter. Et que l’action commune antifasciste telle que je la conçois ne l’excluait pas a priori.

En réalité, le « Printemps Républicain » n’est ici qu’un prétexte – un fétiche. Le courant indigéniste, niché aujourd’hui au cœur de LFI en parfaite collaboration avec le POI dont l’histoire et la réputation de « laïcards » ne le gène absolument pas, ne manque pas de raisons de m’en vouloir, car j’ai dénoncé en son temps l’antisémitisme radical de sa principale tête d’affiche, ainsi que sa proximité avec les principaux thèmes idéologiques du poutinisme. Nul doute que, « Printemps Républicain » ou pas, je suis à leur yeux un sale « laïcard », qui plus est « blanc », atteint de « sionisme de gauche » et pro-ukrainien.

Et aussi, tout simplement, hostile à toute forme d’oppression et ne concédant aucune relativisation des violences faites aux femmes et aux différentes orientations sexuelles au motif qu’elles seraient exercées par des « racisés » dont ce courant entend confisquer la parole en s’attribuant leur représentation …

Bref, que je sois tout cela et en même temps au centre d’un affrontement avec l’extrême droite dans lequel je suis menacé, ne cadre pas avec la Weltanschaunng indigéniste-racialiste : je ne devrai pas exister, et d’une façon générale les militants ouvriers, antifascistes, laïques, antiracistes et féministes, sans concessions et en toute circonstance, ne devraient pas exister. Les combattre  est plus important que combattre Stérin : ce dont nous avons eu la démonstration.

Mais le pire, ce sont ces mots de S. Magliani-Belkacem lorsque j’ai été conduit à rappeler que, tout de même, être ainsi ciblé alors que l’extrême droite en effet me cible, et à une telle occasion, c’est grave : « les fascistes entre eux »« les fascistes peuvent bien menacer d’autres fascistes » …

Vous ne rêvez pas : j’étais donc un « fasciste », et être menacé de mort par des … fascistes, ne méritait aucune considération !

J’ai alors qualifié ces propos d’ « infamie » et ma réaction indignée a coupé court à l’incident, son autrice, qui n’a pas quitté la salle, restant au premier rang penchée sur son portable et me photographiant, semble-t-il à plusieurs reprises.

Ainsi donc, si des fascistes s’en prennent à moi ou aux miens, la petite coterie indigéniste, au mieux, trouvera cela parfaitement normal.

C’est noté.

Vincent Présumey, 29 novembre 2025.

featured image

Ce champ est nécessaire.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*