Face aux murs du conflit en Palestine historique

Charles de Gaulle le 27/11/1967 :

Maintenant (Israël) organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et s’y manifeste contre lui la résistance qu’à son tour il qualifie de
terrorisme.

Source : INA chapitre7@orange.fr

Jacques Chirac à l’Assemblée Nationale le 16/01/1991 (JO RF): qui empêchera-t-on de penser qu’il y a de par le monde deux poids et deux mesures ?…

Le règlement de la crise du Golfe doit permettre de créer un précédent opposable à toutes les atteintes portées aux libertés des peuples et des hommes, et c’est là la justification essentielle et
primordiale de notre intervention dans cette région.

2025, France. Moyen-métrage, Fiction, 33 min, tout public

Face aux murs du conflit en Palestine historique, un couple mixte en voyage de noces va constater les réalités sur place et explorer des solutions justes et pratiques pour les plus graves enjeux : la terre, la sécurité, le retour, les financements, la mémoire… Avec une séquence magistrale au Conseil de Sécurité !

Un film d’espoir, pour ouvrir un débat constructif.

Urgence Palestine vous invite à une Projection du film, suivie d’échanges en présence du réalisateur, Bernard CORNUT.

Entrée libre.

Jeudi 8 janvier à 19h30
au Café-librairie Youpi !
26, Avenue Saint-Ruf en Avignon

Voir le film Chapitre VII.La Palestine à côté, demain
car l’ONU reste requis pour la paix et la sécurité
Bernard Cornut chapitre7@orange.fr

29/12/2025

Le plan en 20 pointsi présenté fin septembre par Donald Trump a été accepté par tous car il imposait enfin le cessez-le-feu dans la bande de Gaza dévastée et devait permettre à nouveau l’entrée de l’aide humanitaire. Ce plan fragile, imprécis, incomplet, déséquilibré
en faveur des positions israéliennes, ne mentionne pas la Cisjordanie, évoquant des « conditions à réunir pour ouvrir une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un Etat palestinien, reconnu comme une aspiration du peuple palestinien ». Pour la
gouvernance transitoire de la bande de Gaza sont prévus un « comité palestinien technocratique et apolitique », sous la supervision d’un Conseil de la Paix présidé par D.Trump et une force internationale de stabilisation…
Ce Plan peut-il assurer l’application de l’ensemble du droit international déjà voté par l’AG et par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui a « le devoir et le pouvoir de maintenir et rétablir la paix et la sécurité internationales » (art. 24 & 51 de la Charte) ?
Avant ce Plan Trump, plusieurs initiatives avaient relancé le débat international pour la mise en œuvre effective de la solution dite des deux Etats, largement partagée.
L’ordonnance de la Cour Internationale de Justice au 24 juillet 2024 avait confirmé que le territoire palestinien occupé comprenait la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, et que l’occupation était illicite, devait cesser et que les colons devaient partir. La CIJ et la CPI sont vertement critiquées par Donald Trump qui a imposé à certains personnels.
Après son passage à El Arish en avril 2025 et sa rencontre avec des Gazaouis exfiltrés, le président français s’était enfin décidé à faire progresser dans la réalité la position traditionnelle de la France, la solution des 2 états, mais en s’assurant progressivement de
partenariats internationaux pour la soutenir aussi.
Le 13 juin 2025 un très sérieux Appel de Paris pour la solution à deux Etats iiest dirigé envers la France et l’Arabie Séoudite, et les dirigeants mondiaux. Publié lors d’une session du Forum sur la Paix au Conseil Economique Social et Environnemental, réunissant des
groupes de la société civile internationale, il fut presque passé sous silence car le gouvernement et l’armée israélienne s’empressèrent ce jour-là de bombarder massivement l’Iran sous le prétexte d’une interprétation abusive d’un rapport régulier de l’AIEA qui dut démentir cette interprétation, mais trop tard !
Cet Appel de Paris posait assez précisément les termes pour la mise en œuvre de la
solution à 2 états : mettre fin à la guerre, assurer un cadre politique et sécuritaire pour tout le Moyen-Orient, avec reconnaissance mutuelle, autodétermination etsouverainetés, créer un fonds international pour la paix, investir pour la réconciliation.
Donald Trump fit bombarder à son tour le 22 juin des sites connus de production nucléaire civile en Iran, puis après une réplique iranienne limitée et ciblée sur une importante base américaine au Qatar, il imposa un cessez-le-feu.
Deux mois plus tard, dans sa réponse outrée du 26 août à son « Cher Monsieur le premier ministre »
iii ; alors objet d’un mandat d’arrêt de la CPI en appel depuis récusé, E. Macron écrivit sur un ton abusivement positif qu’« Israël a largement contribué ces deux dernières années à réduire une autre menace, celle de l’Iran. ». Mais E. Macron appelait B. Netanyahu à « cesser l’injustifiable et illégale recolonisation (sic !) de la Cisjordanie ».
Lors de l’AG des Nations Unies à New York, une conférence consacrée à la mise en œuvre de la solution à 2 états fut coprésidée par la France et l’Arabie Saoudite le 12 septembre.

Dans son discours inaugural, E Macron annonça solennellement la reconnaissance de la Palestine par la France, rejoint par d’autres pays importants, juste avant ou juste après.
Un cessez-le-feu de principe fut annoncé sur Gaza au 10 octobre, ensuite souvent interrompu par des bombardements et tirs israéliens. Les échanges d’otages et de prisonniers furent réalisés par l’intermédiaire du CICR. La recherche des corps d’otages et de prisonniers israéliens se poursuivait non sans difficultés dans les ruines de la partie ouest de la bande de Gaza, évacuée jusqu’à une ligne jaune, tandis des corps et restes de prisonniers palestiniens étaient restitués en contrepartie.
Les 29 et 30 octobre se déroula sur invitations à Paris le 10ème Forum de Paris pour la Paix, ciblé sur 3 thèmes complémentaires : la paix, la planète et la mobilisation des sociétés civiles pour ces 2 enjeux. Là encore, ce fut très peu évoqué par les médias. Pourtant
l’ambition était forte : « coordonner les efforts des Etats Unis, des pays arabes, de l’Europe et de la société civile en faveur de la paix israélo-palestinienne »

iv Une session réunit des militant(e)s palestiniens et israéliens avec le directeur ANMO du Quai d’Orsay pour évoquer les principes et pratiques requises pour la coexistence de 2 états.
Début novembre la Turquie réunit à Istanbul les ministres des affaires étrangères de pays arabes, du Pakistan et de l’Indonésie pour préciser et coordonner leurs engagements et conditions via à vis du plan Trump. Le 17 novembre fut passée la Résolution 2803 du
CSNU, sous la menace US d’un retour à la guerre, Chine et Russie s’abstenant. Elle endosse en annexe le plan Trump mais ne fut pas passée sous chapitre VII, donc ne donne pas aval à l’usage de la force à la Force internationale de stabilisation en gestation.
Les négociations y ont fait place à un chemin crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un Etat palestinien.
Ainsi se prépare peu à peu une Résolution du Conseil de Sécurité susceptible d’éviter le véto américain et capable de définir des solutions pratiques, justes et innovantes pour toutes les questions clé d’un conflit qui a trop duré sans action constructive de la
communauté internationale. Pour être appliquée sûrement, il faut qu’elle soit votée sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, dont personne n’osait encore parler.
Le 24 décembre fut publiée une déclaration conjointev de 14 pays, déterminés à soutenir le droit à l’autodétermination des Palestiniens, clairement opposés à l’approbation de 19 nouvelles colonies et au projet E1, appelant à cesser leur expansion
conformément à la Résolution 2334, attachés à la solution où 2 Etats démocratiques Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix et en sécurité.
Chapitre VII. La Palestine à côté, demain : En 33mn ce film prenant et émouvant vise d’abord à sensibiliser les personnes peu informées, ni concernées, ni militantes, qui sont hélas la majorité en Europe et aux USA. Puis il permet d’ouvrir un débat constructif sur une solution possible en droit international, via une Résolution énoncée en 10 points complémentaires, traitant le court et le long terme. La séquence finale au CSNU estjugée « magistrale » par Monique Chemillier-Gendreau, juriste renommée qui plaida en CIJ.
https://vimeo.com/1107422599/74bcab3929i

En anglais https://www.bbc.com/news/articles/c70155nked7o; en français par Le Monde ou L’Humanité.

ii

L’Appel de Paris pour la solution à deux Etats

iii https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/26/emmanuel-macron-repond-a-benyamin-netanyahou-le-texte-de-la-lettre-envoyee-par-le-president-francais_6635773_3210.html

iv

Extrait au 21/10/2025 du site Forum de la Paix.

v

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-alestine/actualites-et-evenements/2025/article/declaration-conjointe-approbation-de-la-creation-de-19-nouvelles-colonies-en

 

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