Dossier Iran 1/4 : LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN – LES GARDIENS DE LA REVOLUTION

Signalé par Nelpal

LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN – LES GARDIENS DE LA REVOLUTION

La République islamique d’Iran 

Un Califat déguisé en République **voir plus avec lien suivant http://www.iran-echo.com/ar_hs03.html 

Houshang Sepehr

La République islamique d’Iran est une construction politique sans pareille. Certes, un certain nombre d’États dans le monde musulman, comme par exemple le Pakistan, les Comores ou la Mauritanie, utilisent aussi le label « République islamique », mais ces républiques, du point de vue des structures du pouvoir, de la nature du régime constitutionnel, des spécificité des élites dirigeantes et même de l’idéologie de l’État, n’ont presque rien de commun avec le modèle iranien. Dans le monde musulman aucun pays n’a connu et ne connaît des structures politiques semblables à celles qui existent en Iran depuis 1979. En fait, la République islamique est un mode de gouvernement dans lequel le pouvoir, censé émaner directement de Dieu, est exercé par ceux qui sont investis de l’autorité religieuse. La théorie du velayat-é-faghi (tutelle du juriste théologien), clé de voûte du système iranien, concept sur lequel repose tout l’édifice institutionnel, est la seule théorie théocratique dans le monde musulman. En même temps, et c’est toute la complexité et le paradoxe du modèle iranien, cette nature théocratique se combine à une dimension républicaine faisant appel à la participation populaire, à un dispositif électoral proche du modèle démocratique. Un réseau d’institutions dont les membres sont nommés et contrôlés par le puissant et conservateur Guide Suprême de la Révolution coexiste ainsi avec un président et un parlement élus.

Autorité religieuse

1. Le Guide Suprême : le véritable chef de l’État est le Guide suprême de la révolution, élu théoriquement par une Assemblée d’Experts de 86 membres religieux, assemblée elle-même élue pour huit ans au suffrage universel direct avec un taux de participation généralement très faible. Le Guide est nommé à vie et ne peut être démis de ses fonctions que dans des circonstances exceptionnelles. Il intervient le plus souvent sur le pouvoir législatif; il domine le pouvoir judiciaire et désigne le chef du système judiciaire. Il désigne également six membres (sur douze) du puissant Conseil des Gardiens de la Révolution, les commandants des forces armées, les imams des prières du vendredi et le directeur de la station de radio et télévision. Il valide aussi l’élection du président. En tant que Guide, il trace les lignes directrices de la politique générale du régime.

2. Le Conseil des Gardiens de la Constitution : placée sous le contrôle des conservateurs, cette institution est l’organe qui exerce le plus d’influence en Iran. Le Conseil est composé de douze membres désignés pour six ans, six théologiens nommés par le Guide Suprême, ainsi que six juristes (généralement aussi des clercs) désignés par les juges et dont la nomination est approuvée par le parlement. Le Conseil doit donner son assentiment aux lois votées par le parlement. Il a le pouvoir d’user de son droit de veto, s’il considère que les lois issues du parlement sont incompatibles avec la Constitution et la loi islamique. Le Conseil peut également empêcher tout candidat de se présenter aux élections législatives et présidentielles, ou de se faire élire à l’Assemblée des experts. Toutes les initiatives en vue de réduire les pouvoirs discrétionnaires du Conseil ont jusqu’ici échoué. Le Conseil avait barré la route à plus d’un millier de candidats à l’élection présidentielle de 2005 dont seulement cinq ont été autorisés à se présenter.

3. Le Conseil de Discernement : ce conseil, crée par un décret de Khomeiny en 1988, comprend une trentaine de membres, tous désignés par le Guide suprême. C’est un organe consultatif qui soumet ses conclusions au Guide Suprême. Cette institution est en même temps habilitée à trancher dans tout litige de nature juridique entre le parlement et le Conseil des Gardiens. Dans certaines circonstances exceptionnelles, le Conseil de discernement peut exercer une fonction législative. En octobre 2005, le Guide Suprême avait donné au Conseil des « attributs de surveillance » pour suivre les activités des autres branches du gouvernement. Le Guide avait, en ce sens, délégué une partie de ses pouvoirs dans les limites de la Constitution.

4. L’Assemblée des Experts : les membres de l’Assemblée des Experts ont pour tâche de nommer le Guide Suprême, de suivre de près ses prestations et de le destituer s’il est jugé inapte à accomplir son devoir. L’Assemblée tient deux sessions ordinaires chaque année. Les élections directes des 86 membres de l’Assemblée sont organisées tous les huit ans. Les prochaines élections sont prévues pour 2007. Les membres sont élus pour un mandat de huit ans. Seuls les religieux sont autorisés à postuler. Les candidatures sont examinées par le Conseil des Gardiens.

5. Le système judiciaire : le système judiciaire iranien n’a jamais été en mesure de se défaire du poids des politiques. Jusqu’au début du siècle dernier, il était sous le contrôle du clergé. Le système avait été, par la suite, sécularisé. Mais après la révolution, la Cour Suprême avait abrogé toutes les lois jugées non conformes à l’Islam. De nouvelles lois, inspirées de la Charia — le code juridique de l’Islam — furent aussitôt introduites. Le système judiciaire garantit que les lois islamiques sont appliquées et définit l’environnement juridique du pays. Le système est également habilité à nommer six membres du Conseil des Gardiens. Le chef du système judiciaire est nommé par le Guide Suprême auquel il rend personnellement compte. Au cours de ces dernières années, les ultra-conservateurs ont utilisé le système judiciaire pour contrer plusieurs réformes. Pour ce faire, ils ont emprisonné des réformateurs et des journalistes, tout en interdisant les publications de journaux du courant rénovateur.

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https://www.fondationfemo.com/interview-avec-nader-nouri-secretaire-general-de-la-femo/

Interview avec Nader Nouri, Secrétaire général de la FEMO  *  Fondation d’études pour le Moyen Orient

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https://www.fondationfemo.com/en/l-emprise-des-gardiens-de-la-revolution-sur-l-economie-iranienne-paralyse-ce-pays/

Par Nader Nouri,

Un peu plus d’un an après la levée des sanctions économiques internationales liées au programme nucléaire militaire du régime iranien, de nombreuses entreprises occidentales, notamment européennes, attirées par le potentiel d’ « un marché de 80 millions d’habitants », se sont ruées vers le soi-disant « eldorado » iranien. Mais faire des affaires et, surtout, investir dans ce pays, s’est avéré plus compliqué que ce que l’on imaginait au départ.

C’est que la théocratie extrêmement brutale au pouvoir en Iran n’est tout simplement pas un régime autoritaire comme les autres.

Outre des obstacles comme la corruption généralisée, une bureaucratie serpentine et complexe et une législation qui ne favorisent pas des relations économiques, commerciales ou financières saines avec le monde extérieur, le problème numéro un de toute relation économique ou commerciale avec la république islamique a un nom : le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) communément connu comme « les Pasdarans ».

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LES GARDIENS DE LA REVOLUTION

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-18-20-un-jour-dans-le-monde/le-18-20-un-jour-dans-le-monde-du-mardi-01-juillet-2025-1434438 

Les Gardiens de la révolution : les maîtres de l’Iran

Mardi 1 juillet 2025

https://www.dailymotion.com/video/x9m5yt4 

Comment les gardiens de la Révolution ont pris le pouvoir en Iran et semé le chaos au Proche-Orient

https://www.youtube.com/watch?v=G8cyysM3my0

Gardiens de la révolution : Les maîtres de l’Iran (1/2) | Documentaire | ARTE

https://www.youtube.com/watch?v=_1shKcRKjQs

Gardiens de la révolution : Les maîtres de l’Iran (2/2) | Documentaire | ARTE

 


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