Mélenchon, l’Ukraine, Poutine…

Mélenchon nous prend décidément pour des truffes…
Le voilà qui tonitrue que LFI a été la première à soutenir l’Ukraine quand elle a été agressée par la Russie !
Il a surtout été primus inter pares de la classe politique française à dénier le danger de guerre représenté par la Russie poutinienne. Florilège :
11 novembre 2021 : « Les sanctions contre la Russie n’ont aucun sens »
12 décembre 2021 : « Les Russes ne sont pas des adversaires »
3 janvier 2021 : « La Russie est un partenaire »
18 janvier 2022 : « Les Russes mobilisent à leurs frontières ? Qui ne ferait pas la même chose avec un voisin pareil »
30 janvier 2022 : « La menace » russe « n’existe pas »
6 février 2022: La position de Vladimir Poutine est « compréhensible »
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24 février 2022 : saut périlleux arrière…qui fait retomber sur la même position qu’avant …
 » La Russie agresse l’Ukraine »… « Une escalade insupportable est provoquée »
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Depuis lors, pour s’immuniser contre les propos tenus aujourd’hui par le chef insoumis (voir image jointe) :
. jamais LFI n’a participé au moindre rassemblement de solidarité avec les Ukrainien.ne.s;
. si certain.e.s eurodéputé.e.s LFI ont pu un temps soutenir le droit des Ukrainien.ne.s à se défendre militairement, ce n’est plus le cas tant au Parlement Européen qu’à l’Assemblée Nationale : soit on y vote contre toute motion de soutien, soit on s’abstient, soit on se fait porter pâle au moment de voter. Aucune motion propre ne vient affirmer le droit inaliénable des Ukrainienn.ne.s à demander à être approvisionné.e.s en armes;
. désormais c’est cap sur la mobilisation pour la paix/contre la guerre en réclamant que l’on cesse de livrer des armes …aux Ukrainien.ne.s. Belle façon de livrer celleux-ci aux surarmés Russes ! Pour avancer vers la paix, JLM, l’ a dit à, maintes reprises, l’Ukraine devrait céder à Poutine les territoires qu’il occupe. Tant pis pour les Ukrainien.ne.s qui y résident et subissent les exactions proprement fascistes des occupants, tant pis pour celleux qui ont dû s’exiler en pensant, comme les Palestinien.ne.s, au retour.
. jamais ni LFI ni Jean-Luc Mélenchon ne désignent Poutine pour ce qu’il est : un néofasciste passé à fasciste qui, pour assurer ses préparatifs de guerre, a détruit méthodiquement toute trace de démocratie en Russie, toute opposition en un alignement sur l’Eglise orthodoxe ultra réactionnaire. La preuve par ce qui est réservé aux femmes par leur relégation au statut de pondeuses de bons petits soldats, à vocation de devenir chair à canon, pour aller dénazifier le pays voisin, cependant que les nazis russes s’affirment des soutiens, parmi les plus fidèles, du régime.
Broutille tout cela au pays de LFI où l’on est prié de s’aligner sur la dénonciation, faite par le Chef, de l’illégitimité de Zelensky qui ne serait le président de rien (sic) au prétexte que son mandat présidentiel serait caduc. Pour quelle raison déjà ? Alors que, question illégitimité, Poutine se tient là, n’est-ce-pas ?
La gauche ukrainienne, qui se bat militairement contre l’agression russe, pas l’autre qui collabore à l’occupation ennemie dans les territoires occupés, n’a pas attendu le leader de LFI pour demander, non pas la démission de Zelensky, pas folle, mais la fin des mesures antisociales du gouvernement ukrainien. Pour elle, en effet, défendre les droits sociaux (et démocratiques), inexistants en Russie – on le rappelle ? – est la condition nécessaire pour que le peuple ukrainien continue à s’engager dans la défense militaire et non militaire du pays. Cette gauche est, on le voit, aux antipodes de la gauche insoumise qui, d’ailleurs, l’ignore complètement.
Au demeurant, le coeur du délabrement géopolitique de Jean-Luc Mélenchon et de LFI tient précisément, un comble pour un promoteur de la révolution citoyenne, à sa vision de la guerre, tantôt prioritairement, souvent rhétoriquement, tantôt, le plus souvent, exclusivement, en tant qu’affrontement d’Etats au détriment de l' »agentivité » qu’y manifestent les peuples.
Jean-Luc Mélenchon se dispense ainsi (1) de toute réflexion sur la place décisive qu’occupe, depuis le début de la guerre, le peuple ukrainien dans la résistance à l’agresseur russe; comme dans la résistance à la corruption, héritage encore vivace des années d’occupation russe, des oligarchies ukrainiennes et de leurs relais dans l’appareil d’Etat. Visiblement la magnifique mobilisation populaire de l’été dernier, en pleine guerre, faut-il le rappeler, qui, sur ce sujet, a fait reculer Zelensky, a échappé au visionnaire à vue basse de l’Insoumission.
Pour conclure, je laisse la parole à quelqu’un qui, ancré à gauche, et proche, comme je peux l’être circonstanciellement, de ce que LFI défend sur le terrain social, n’hésite pas à ferrailler contre le désastre qu’est la position, foncièrement anti-internationaliste, du dirigeant de LFI sur la guerre en Ukraine. Je veux parler de l’ancien directeur de publication de la revue Politis, Denis Sieffert.
(1) Voir comment Jean-Luc Mélenchon avait ignoré (ou calomnié comme djihadiste) le peuple syrien révolté en apportant, en 2015, son soutien, déjà, à Poutine pour sauver de la défaite le boucher de Damas.
Extrait d’un article d’août 2025
« Mais là [DS d’évoquer le rejet mélenchonien, qu’il approuve, des politiques antisociales des droites françaises] , nous revient l’autre Mélenchon. Celui qui galère en géopolitique. Celui qui, tel un « visiteur », semble échappé d’une autre époque. Celle de Georges Marchais et de Léonid Brejnev, quand l’antagonisme est-ouest suffisait à expliquer le monde. Au mot près, son discours est celui de l’autocrate russe : l’agression vient de l’Otan et de l’Union européenne ; Volodymyr Zelensky « n’est président de rien ».
Angle mort
Comme Poutine, Mélenchon se prononce pour des élections sous les bombes russes. Il répète sans fard les mensonges du Kremlin : Zelensky aurait interdit syndicats et partis d’opposition, ce qui ne vaut en réalité que pour des mouvements ouvertement russes. Et, enfin, les intentions belliqueuses de la Russie en Europe sont une « fable ». Revoilà Maurice Thorez qui justifie l’écrasement du soulèvement de Budapest d’octobre 1956.
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Jean-Luc Mélenchon continue de croire qu’une guerre idéologique fait rage entre Poutine et Trump.
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Mais il y a un autre angle mort dans la vision géopolitique de Mélenchon. Il continue de croire qu’une guerre idéologique fait rage entre Poutine et Trump. Il ne veut pas voir que l’Américain est complice du Russe, et que s’il cède à ses exigences, ce n’est pas tant par faiblesse que par une convergence profonde. L’un et l’autre sont partisans de régimes autoritaires où toute liberté politique et médiatique est abolie, et où la notion de séparation des pouvoirs est bannie.
C’est fait en Russie, c’est à l’œuvre aux États-Unis. Des sociétés où les Églises, dans ce qu’elles ont de pire, imposent leur morale, où la xénophobie et l’homophobie ont force de loi, où les juges sont harcelés. Et encore ceci : non, Poutine n’impose pas à Trump un redécoupage de l’Europe parce que c’est aussi le vœu du président américain. Les déclarations férocement anti-européenne du vice-président J. D. Vance ont été assez claires à cet égard.
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Mélenchon dont l’anti-américanisme est soudain déboussolé, cherche refuge dans un poutinisme inquiétant.
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Trump et Poutine ont une commune détestation de l’Europe qui, malgré tous ses défauts, incarne encore des valeurs de démocratie et de pluralisme. C’est l’espoir des Ukrainiens. Leur résistance n’est pas seulement une affaire de frontières. Le tapis rouge déroulé sous les pas de Poutine en Alaska, le 15 août, n’était pas le symbole d’une capitulation, mais un pacte de complicité.
Nous assistons avec Trump à un renversement de l’ordre géopolitique ancien. Ce que n’a pas vu ou ne veut pas voir Mélenchon dont l’anti-américanisme est soudain déboussolé, et qui cherche refuge dans un poutinisme inquiétant. L’épisode de l’interdiction du journaliste du Monde aux journées d’été de LFI s’inscrit parfaitement dans ce tableau. La question démocratique est toujours l’angle mort de la pensée Mélenchon. » (https://www.politis.fr/…/parti-pris-melenchon-le…
Peut être une illustration de une personne ou plus et texte qui dit ’Post Jean-Luc Mélenchon Suivre Nous avons été les premiers à soutenir l'Ukraine après l'agression russe. Nous sommes la seule force politique en contact avec la seule oppositior encore présente en Russie :le le syndicat du bâtiment. Nous avons obtenu des visas pour faire venir en France des militants russes opposés à la guerre. Quel autre parti politique peut en dire autant rance STOUR OHOEER ক 365 &Dermieremodfiaio:2135-20x modification: 21:35 20janv.26 68 1 429’

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