Alors que tous les sondages prédisaient que les élections présidentielles au Portugal pour remplacer le président de droite, verraient un duel entre la droite et l’extrême-droite, avec même des sondages à quelques jours de élections qui mettaient 3 listes de droite, extrême-droite, monarchiste, droite, en tête, c’est finalement le candidat de gauche du PS portugais qui arrivé largement en tête avec 31,1% des voix (alors que les sondages fin décembre/début janvier ne lui attribuaient que 14,8%) avec toutes les chances de gagner le second tour, contre 23,5% au candidat d’extrême droite arrivé en second (auquel les sondages donnaient 24,6% à la veille du scrutin avec une prétendue montée en flèche laissant entendre beaucoup plus) siphonnant comme partout en Europe, les voix de la droite traditionnelle.
C’est une leçon de plus sur la valeur des sondages, devenus des instruments de propagande pour l’extrême-droite, comme en France en 2024 où l’extrême-droite poussée en avant par Macron et la presse était donnée gagnante dans 29 sondages sur 29 alors qu’elle n’est arrivée que 3e au final.
Bien sûr, au Portugal comme en France, les électeurs n’ont pas voté pour le centre gauche du PS dont ils savent très bien que sa politique ne sera pas en faveur des travailleurs, mais ils ont voté contre l’extrême-droite, en ouvrant la voie par la grève générale très suivie du 11 décembre 2025, la première depuis des décennies à la seule politique, par la grève générale et la rue, à même de stopper les attaques des milliardaires et des capitalistes contre les acquis sociaux et la démocratie. Le succès lui-même du 11 décembre a contribué à mobiliser contre l’extrême-droite, farouchement pro-capitalistes et anti-grève, et à assurer sa défaite aux élections.
Quand à l’extrême-gauche, le « Bloc de gauche », dans son recul à 2%, elle paye son soutien à l’ancien gouvernement de gauche et à sa politique d’austérité. Dans la situation actuelle où les capitalistes veulent tout nous prendre et mènent ouvertement la contre-révolution à travers de leurs partis d’extrême-droite, il n’y a pas d’autre politique réaliste que d’afficher clairement qu’on veut reprendre tout ce qu’ils nous ont volé et que ça ne peut se faire qu’avec l’objectif de la grève générale politique.
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