La poète et mère de trois enfants est décrite comme une personne «d’une compassion exceptionnelle».
Léo Mercier-Ross
Mère de trois enfants, poète et originaire du Colorado récemment installée à Minneapolis : Renée Nicole Good a été tuée mercredi par un agent de la police de l’immigration des États-Unis (ICE) lors d’une opération dans la ville du Minnesota. Des proches témoignent d’une personne pleine de gentillesse.
Âgée de 37 ans, Renée Nicole Good était « d’une compassion exceptionnelle, […] une personne extraordinaire », selon sa mère, Donna Ganger, citée par le Minnesota Star Tribune, un média local. « Renée était l’une des personnes les plus gentilles que j’aie jamais connues », a également affirmé Mme Ganger, en précisant que sa fille « ne prenait part à aucune chose de ce type » en référence aux manifestations contre la présence de l’ICE qui se déroulaient au moment de son décès.
« Elle a eu une belle vie, mais une vie difficile », a pour sa part témoigné son père, Tim Ganger, dans le Washington Post.
Selon le gouvernement américain, Mme Good aurait tenté de tuer des policiers avec sa voiture. Cette version des faits est vigoureusement contestée, vidéos à l’appui, par les autorités locales.
Son premier mari et père de deux de ses enfants, qui a demandé l’anonymat pour protéger ses enfants, a affirmé que Renée Nicole Good venait tout juste de déposer son fils de 6 ans à l’école avec sa partenaire actuelle lorsqu’ils ont croisé un groupe d’agents de l’ICE.
Selon son ex-mari, elle n’était pas une personne militante et il ne l’avait jamais vue participer à une quelconque manifestation. Il peint le portrait d’une chrétienne fervente qui, plus jeune, a déjà voyagé en Irlande du Nord dans le cadre de missions de jeunesse. Elle a auparavant travaillé comme assistante dentaire et dans une coopérative de crédit, mais était principalement femme au foyer dans les dernières années, a-t-il précisé.
Une « poète, écrivaine, épouse, mère et piètre guitariste »
Sur un compte Instagram qui semble lui appartenir, Renée Nicole Good se décrit comme une « poète, écrivaine, épouse, mère et piètre guitariste originaire du Colorado ; [qui] découvre Minneapolis ».
En 2020, alors qu’elle étudie à l’Université Old Dominion en Virginie, elle remporte un prix de l’Academy of American Poets pour son poème On Learning to Dissect Fetal Pigs. « Quand elle n’est pas en train d’écrire, de lire ou de parler d’écriture, elle fait des marathons de films et de l’art un peu brouillon avec sa fille et ses deux fils », peut-on lire dans sa biographie du prix.
Renée Nicole Good habitait Minneapolis avec sa partenaire et son fils de 6 ans, a confirmé Donna Ganger au Minnesota Star Tribune. Cet enfant est né d’une union avec son deuxième mari, Tim Macklin, qui est décédé en 2023. Le père de ce dernier a dit au Minnesota Star Tribune que son petit-fils n’avait « plus personne » et qu’il allait venir le chercher. Elle laisse aussi dans le deuil sa fille de 15 ans et son fils de 12 ans qui habitaient avec leur père.
Avec les informations de l’Associated Press, du Washington Post et du New York Times.
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