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La Russie a demandé, mercredi, aux Etats-Unis d’assurer le « retour rapide » dans leur pays des membres d’équipage russes se trouvant à bord du navire « saisi » dans l’Atlantique Nord, dans le cadre du blocus américain visant des pétroliers liés au Venezuela.
« Nous exigeons de la partie américaine qu’elle leur assure un traitement humain et digne, qu’elle respecte scrupuleusement leurs droits et leurs intérêts, et qu’elle ne fasse pas obstacle à leur retour rapide dans leur patrie », a fait savoir le ministère des affaires étrangères russe, cité par l’agence de presse TASS, sans préciser combien de Russes se trouvaient à bord.
Ce qu’il faut retenir de l’annonce par les Etats-Unis de la « saisi » de deux pétroliers
Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi, la saisie de deux pétroliers, l’un battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord, l’autre sans pavillon en mer des Caraïbes.
Le premier, le Bella-1, était poursuivi depuis plusieurs jours par les gardes-côtes américains dans le cadre du blocus visant des pétroliers liés au Venezuela.
L’opération américaine dans l’Atlantique Nord a eu lieu quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie avait envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter le pétrolier. La Russie a ensuite dénoncé l’usage de la force par les Etats-Unis.
Le Bella-1, son nom d’origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le Hezbollah. Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi matin dans la zone économique exclusive de l’Islande, après une traversée de l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de l’agence de presse Bloomberg.
Le commandement militaire américain a également annoncé la saisie d’un pétrolier visé par des sanctions dans la mer des Caraïbes.
« Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde », a écrit Pete Hegseth, le ministre de la défense américain, sur X.
Les Etats-Unis avaient annoncé, à la fin de décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Avant mercredi, ils avaient déjà saisi deux pétroliers, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.
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