La matérialité du caractère antisémite et raciste de cette marche ne pouvait pas s’illustrer d’une façon plus éclatante que par la présence, dans le cortège de tête, de deux militants néofascistes emblématiques, de deux générations différentes :
Marc de Caqueray de Valmenier, néonazi et chef de fait de l’ultra droite parisienne.
Et Yvan Beneetti, chef de l’Œuvre Française, groupuscule pétainiste à l’antisémitisme rabique, dissous en 2013 suite au meurtre de Clément Méric par des néonazis.
Autre militant néonazi, le compagnon de la coordinatrice de la marche, Eliot Bertin, de la mouvance lyonnaise, ex-chef d’un des principaux groupuscules nationaliste-révolutionnaires de la ville, Lyon Populaire.
Voilà les « camarades » de Quantin Deranque. Voilà qui donne de la voix dans les rues, qui gagne en respectabilité, qui peut se prévaloir d’avoir le visage de leur compagnon tué sur la façade du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, grâce, donc, au soutien tacite de Laurent Wauquiez.