Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

19 février par CADTM International , Collectif

Photo : Sarahmirk, CC, Wikimedia Commons, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Women_Protest_Against_ICE.jpg

PORTO ALEGRE / INTERNATIONAL – Le 19 février 2026 – La mobilisation contre l’internationale réactionnaire franchit un palier historique. Un mois après un premier appel retentissant lancé par le CADTM, une seconde vague de 335 personnalités rejoint l’initiative, portant à 565 le nombre total de personnalités signataires issus d’une centaine de pays. S’y ajoutent plus de 900 signatures d’activistes et de citoyennes motivées.

Ce front mondial unit parlementaires, syndicalistes, activistes et intellectuel-les autour d’un constat d’urgence : la lutte contre l’extrême droite est indissociable de la lutte contre les agressions impérialistes.

 Un diagnostic sans concession : l’internationale de la haine

L’appel dénonce une « internationale néofasciste » qui, derrière un discours raciste et chauvin, poursuit des objectifs communs :

  • Destruction sociale : Privatisation des services publics, démantèlement de la sécurité sociale et précarisation des salariés.
  • Offensive autoritaire : Restriction du droit de grève, censure universitaire et surveillance de masse.
  • Écocide et colonialisme : Déni climatique au profit de l’extractivisme, des énergies fossiles et de la perpétuation de situations coloniales, avec une dénonciation explicite du génocide en cours en Palestine.
  • Discrimination renforcée : contre les femmes, contre les LGBT+, contre les personnes d’origine étrangère, etc.

 Le néofascisme : vecteur d’un capitalisme agressif

L’appel souligne que la progression de l’extrême droite n’est pas un phénomène isolé, mais le moteur d’une politique de pillage global. Les signataires dénoncent une stratégie coordonnée visant à :

1. Intensifier les agressions impérialistes pour l’accaparement des ressources et l’exploitation des populations.
2. Perpétuer les situations coloniales, dont le cas le plus tragique est le génocide orchestré par l’État d’Israël en Palestine, avec la complicité de ses alliés.
3. Promouvoir un extractivisme débridé, au prix du déplacement forcé des peuples autochtones et de l’expropriation des familles paysannes.
4. Accroître les dépenses militaires au détriment de la sécurité sociale et des services publics.

 Une convergence internationale des résistances

Face à une extrême droite qui tisse ses liens via des think tanks et des réseaux de désinformation, la riposte s’organise. Cette nouvelle liste de signataires renforce considérablement la représentativité du mouvement, intégrant des voix majeures du Sud Global et des forces politiques clés du Nord. « Notre lutte doit être internationale pour être efficace  », précise l’appel. Les signataires s’engagent à soutenir la lutte des peuples qui résistent aux oppressions coloniales et impérialistes.

 Les pôles politiques majeurs

  • DSA (Democratic Socialists of America) – États-Unis : a signé l’appel toute la direction de DSA, mouvement politique dont fait partie le nouveau maire de New York Zohran Mamdani.
  • France : presque tout l’éventail des organisations politiques de gauche est représenté, notamment LFI, Écologistes, PCF, NPA-A, Génération, Après, jusqu’à des élues socialistes.
  • Espagne : il en va de même, sont représentés Comuns, Compromís, Podemos, Sumar, EH Bildu, Anticapitalistas, Izquierda Unida, CUP, Bloco Nacional Gallego (BNG), etc.
  • Brésil : Le Parti des Travailleurs, le PCdoB, le PSOL (Parti Socialisme et Liberté) sont représentés du plus haut niveau à la base. Leur alliance a permis en 2022 la victoire de Lula contre Jair Bolsonaro.
  • Amérique Latine : de nombreuses organisations de gauche et de mouvem