Interventions Syndicales Numéro 15 de janvier 2026 !

Arguments pour la lutte sociale Lire sur le blog ou Lecteur
Par aplutsoc le 1 février 2026
Chères lectrices, chers lecteurs, nous vous invitons à la lecture, mais aussi à la circulation de cette publication !
SOMMAIRE :
  • Édito : La responsabilité du syndicalisme : Pages 1 et 2
  • Attaque contre le 1er mai – Page 2
  • Plans « sociaux » de suppressions d’emplois – Page 3
  • Unité d’action, Unité contre le fascisme, Unité pour gagner – Page 3
  • Carte scolaire : un problème politique national – Page 3
  • Unité d’action, Unité contre le fascisme, Unité pour gagner, suite – Pages 4 et 5.
  • Internationalisme : … quatre documents… Pages 6, 7 et 8.
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Commentaire

Éditorial : La responsabilité du syndicalisme.

On pourrait trouver étrange la situation.

Au plan national français, tout le monde semble indifférent à ce qui se passe à l’Assemblée nationale, où, pourtant, l’exécutif Macron/Lecornu, recourant finalement au 49-3, vient d’échapper à la censure de son budget 2026. LFI affirme qu’il y a là la trahison du PS, le PS affirme avoir obtenu des reculs en se prévalant de tout ce qui vient en réalité de la pression du mouvement social : suspension/décalage du totem-tabou suprême de Macron, sa réforme des retraites, repas étudiants à 1 euro, etc., ainsi que l’annulation de la dernière réforme de l’Assurance chômage, et la dislocation du « choc des savoirs » dans les collèges. Mais le pays est indifférent car il ne perçoit pas d’alternative démocratique possible au niveau gouvernemental, le NFP ayant consciencieusement été divisé par ses dirigeants.
Ce sont les directions syndicales nationales qui ont la main pour dépasser cette situation, et qui agissent de fait en n’agissant pas, en ne prenant pas la main.
La force potentielle du mouvement social a pourtant empêché l’attaque contre le 1° mai, ce jeudi 22 janvier, montrant qu’elle peut se conjuguer à l’existence de la majorité relative NFP élue dans cette Assemblée nationale en apparence impuissante. C’est une mobilisation nationale, centrale contre le budget, qui aurait pu donner sens à la censure et la rendre victorieuse, en donnant la perspective d’une alternative démocratique au niveau du pouvoir, contre le RN, l’union des droites et Macron.
Ce serait là faire, au niveau national, ce que des centaines de sections syndicales locales et d’entreprises font quand elles cherchent à mobiliser contre le patron ou contre l’ARS ou l’Inspection d’académie, aller où cela se décide pour arracher les revendications !
Or, pour protéger le pouvoir en place quel qu’il soit, nos directions syndicales ne le font pas ou, lorsqu’elles y sont obligées, décalent et diluent la poussée nationale en « journées » multiples.
Au plan international, ce qui se passe est capital. A l’heure où sont écrites ces lignes, voici deux jours qu’aux États-Unis une grève générale a été réalisée, là encore par les sections syndicales de bases, les réseaux de voisins et des églises, dans le Minnesota pour le départ des bandes armées de ICE (Immigration and Customs Enforcement). Dès le lendemain, ces bandes ont à nouveau assassiné, après Renée Nicole Good, un infirmier syndiqué, Alex Pretti. Minneapolis est couverte de rassemblements et d’affrontements, par – 20°C.

Et là aussi, l’AFL-CIO au plan national ne fait rien, et elle ne fait rien parce qu’elle a la main sur la force réelle. Mais cette force réelle en même temps monte dans tout le pays et cherche, conjointement, la voie de la grève et la voie de la résistance physique au coup d’État rampant de Trump qui s’accélère.
…/… page 2

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