Le silence français sur l’affaire Epstein

 » Il y a des silences qui font plus de bruit qu’un cocktail Molotov dans un salon doré du VIIᵉ arrondissement. Le silence français sur l’affaire Epstein est de ceux-là.
Un silence épais et poisseux. Presque professionnel.
Trois millions de documents.
Des victimes par centaines.
Un réseau tentaculaire mêlant argent, pouvoir, prédation sexuelle, compromissions politiques, zones grises diplomatiques.
Et en France ?
Rien. Ou presque.
Un haussement d’épaules médiatique. Une gêne polie. Un « circulez, il n’y a rien à voir » prononcé avec l’assurance de ceux qui savent très bien où ne pas regarder.
Epstein est un non-sujet.
Cependant, Jean-Luc #Mélenchon a lâché une grenade sur X :
« Apparemment Epstein n’est un problème ni pour la presse française, ni pour la justice. Les victimes ne méritent pas ça. Quant aux influences étrangères, rien non plus. Pourquoi ? »
Excellente question.
Deux députées #LFI demandent une commission d’enquête parlementaire et, soudain, les réseaux s’agitent.
Pas les rédactions, non.
Pas les plateaux télé non plus.
Pas les éditorialistes professionnels de la pensée clé-en-main.
Silence radio.
Comme si #Epstein n’avait jamais posé le pied en #France. Comme si ses réseaux n’avaient jamais frôlé nos élites. Comme si les documents rendus publics ne contenaient aucun élément d’intérêt général.
Spoiler : ils en contiennent énormément.
Soyons clairs : demander une commission d’enquête, ce n’est pas accuser, c’est refuser de fermer les yeux.
Mais voilà le problème : en France, le #pouvoir déteste les questions dont il ne contrôle pas la réponse.
Une commission d’enquête, ça fouille, ça auditionne, ça met des noms sous serment…
Ça fait sauter les verrous narratifs.
Et dans une affaire comme Epstein, si un verrou saute, d’autres suivent :
Les relations.
Les financements.
Les voyages.
Les invitations.
Les silences.
Alors on temporise, on minimise, on regarde ailleurs…
On connaît déjà la suite : les éditorialistes vont arriver, costume repassé, air grave, vocabulaire aseptisé.
Ils expliqueront que :
• « l’affaire est complexe »
• « il ne faut pas tout mélanger »
• « attention aux amalgames »
• « la France n’est pas concernée »
Toujours la même musique. Toujours jouée par les mêmes orchestres subventionnés.
La #pédocriminalité devient un sujet « délicat » à traiter. L’ingérence, un mot « excessif ». Les réseaux d’influence, une « théorie ».
Étrangement, cette prudence disparaît dès qu’il s’agit de frapper les ennemis politiques habituels.
Pourquoi cette peur panique d’enquêter ?
Parce qu’une vraie enquête ne choisit pas ses conclusions à l’avance.
Parce qu’elle pourrait montrer :
• des connexions gênantes
• des négligences volontaires
• des complaisances institutionnelles
• des zones de non-droit pour les puissants
Et surtout, parce qu’elle poserait une question que le #système déteste : Qui protège qui ?
Jeffrey Epstein est mort en prison mais son système, lui, respire encore et hante le pouvoir.
Il respire dans :
• la peur des responsables politiques
• la frilosité judiciaire
• la lâcheté médiatique
• l’abandon des victimes
Ce n’est pas une affaire américaine, c’est une affaire mondiale.
Et donc française.
Refuser une commission d’enquête aujourd’hui, ce n’est pas faire preuve de prudence, c’est faire preuve de panique.
La vraie question n’est plus :
« Y a-t-il quelque chose à cacher ? »
La vraie question est :
« Qui tremble à l’idée que l’on regarde enfin ? »
Tant que cette commission sera bloquée, le soupçon restera. Et il grandira.
Parce qu’en démocratie, le silence n’innocente jamais : il accuse. « 
(emprunté à Franki Vasko)

Peut être une image de texte qui dit ’EN FRANCE: LE SILENCE QUI HURLE’