Une gauche hermétique qui intellectualise trop, au nom de la juste défense des minorités, fait la place à une droite séductrice qui n’intellectualise pas du tout, comme on simplifierait l’engagement à l’état d’existence.
Chacun a sa part de responsabilité face à la montée des extrêmes, combattre un camp, c’est lui donner des raisons d’exister, nourrir des alliances c’est grandir.
À titre personnel, si je veux qu’on m’écoute, je commence par écouter, si je veux parler, je commence par laisser parler.
Dans ces heures d’inversion hystériques, tâchons de nous rappeler que la vérité se cache bien souvent dans la nuance, que le courage demande parfois de ne pas prendre parti, qu’il faut savoir qui on est au plus profond de soi pour ne pas avoir à choisir de camp.
Beaucoup d’entre nous assistons impuissants aux grandes manipulations de masse, mais nos semblables, réduits à l’état de consommateurs, n’ont pour la grande majorité pas plus de conscience politique qu’un bulot.
Ceux qui détiennent le pouvoir à la Sméagol, n’ont, pour ainsi dire que leurs champs d’action, notre attention.
Mon propos ici est de dire qu’il faut se pencher, se faire mal au dos, aider celui qui galère plus que nous, pour créer un canal qui fera remonter la merde au nez des puissants, comme l’aurait souhaité l’hypocritement adulé Coluche.
Bref, sortons nous les doigts, arrêtons de nous prendre pour des chroniqueurs BFM, et montrons qu’il reste un semblant d’humanité à ce qu’on essaie de sauver, pour au moins donner envie à ceux qu’on voudrait à nos côtés.
Bonne soirée la famille, on se revoit en mars, mais loin de leurs guerres.