UNE DEUXIEME ENQUETE PUBLIQUE est ouverte AUX MEES

Elzeard, Lure en résistance

⚠️ UNE DEUXIEME ENQUETE PUBLIQUE est ouverte AUX MEES pour le projet M17 au lieu dit « Signoret » sur 20 hectares sur des terres naturelles.
AIDEZ NOUS STOPER CES PROJETS ECOCIDES !
Il s’agit d’un autre projet de l’entreprise Sonnedix dont l’enquête publique vient de se terminer pour le projet M18.
☝️ Il nous faut à nouveau répondre rapidement car l’enquête publique se termine le 19 février.
😡 Aux Mées, déjà près de de 450 hectares sont impactés. A 1km, le projet Lavansol P sur Puymichel impactera près de 250 hectares. En comptant les 50 m d’OLD et les pistes elles-mêmes munies d’OLD, c’est à peu près 900 hectares consécutifs de terres naturelles sacrifiées sur le plateau de Valensole !!!
➡️ Et rien ne laisse penser que les opérateurs s’arrêteront là … si nous ne les arrêtons pas !
🐦‍⬛🦇🦎 Pour vous aider à répondre, voici l’analyse de notre expert écologue Pierrot Pantel qui a été avec le Groupe National de Surveillance des Arbres sur les lieux et a confronté les affirmations de l’étude d’impact avec la réalité du terrain. Vous pouvez y piocher des arguments pour votre contribution. (Attention à reformuler les phrases et à ne pas faire de copier-coller) :
– Projet impactant 20ha de milieux particulièrement riches, rares et en sévère régression.
– Centrale encore une fois envisagée au sein d’une zone identifiée à enjeux écologiques forts (ZNIEFF)
– Si le BE était passé sur le site en janvier (ce qu’il n’a pas fait) il aurait constaté la présence de centaines de milliers de baies de cynorrhodon ou églantier représentant des tonnes de nourritures hivernales pour la faune à l’échelle du plateau de la Colle. Ce site est donc un grenier devenu quasiment unique permettant à de nombreuses chaînes alimentaires de fonctionner sur la localité géographique.
-Aucun avis de l’Office Français de la Biodiversité
-Aucun avis du CNPN alors qu’il est obligatoire pour pouvoir déroger à la protection d’au moins 5 espèces à très forts enjeux de conservation impactées par le projet (Aigle royal, Fauvette pitchou, Bruant ortolan, Pie grièche méridionale, Moineau friquet)
Comment le public peut-il se faire un avis éclairé sur le permis de construire d’un projet industriel et l’autorisation de défrichement du site assiette de celui-ci, lorsque le projet final et ses enjeux écologiques ne sont pas analysés par un collège d’experts indépendants ? La MRAe se bornant à une analyse sommaire sur un projet non finalisé, sans produire une expertise aussi poussée que celle du CNPN. Finalement aucun avis de scientifique indépendant n’est produit sur le dossier final présenté, il y a seulement un avis d’étape de la MRAe.
Mensonges du bureau d’études :
– 3 zones humides en plein coeur du projet n’ont pas été inventoriées par le bureau d’étude (destruction assurée pour 2 d’entre elles) ou dont l’intérêt est minimisé pour les amphibiens (non recherchés en période favorable).
=> destructions non compensées et habitats amphibiens ignorés
– Enjeu de conservation de plus d’un tiers des oiseaux minoré car pas le bon : le bureau d’études a utilisé la liste rouge régionale de 2016 et non celle de 2020 (étude d’impact produite pourtant en août 2025) (Chardonneret élégant, Alouette lulu, Fauvette pitchou, Circaète Jean-le-blanc …tout est faux)
=> les enjeux écologiques réels du site sont sévèrement minorés
– Lézard ocellé bien présent sur le plateau de la Colle contrairement aux affirmations du BE (donnée existante sur le SINP), présence sur le site de Lapin de Garenne donc présence de Lézard ocellé très potentielle mais protocole de recherche non mis en place par le BE.
=> enjeu écologique minoré
– Création de 1,6 km de clôture : les publications scientifiques permettent d’estimer les impacts sur 2 groupes : destruction de 160 individus de chiroptères sur les 40 années d’exploitation et 960 oiseaux.
– Aucune recherche passive des chiroptères (aucun boîtier enregistreur posé)
– Présence avérée d’arbres morts sur le site (gîtes potentiels pour chiroptères)
– Aucune recherche des micro-mammifères protégés
Sur les Mesures ERC
– La mesure d’évitement 1 n’en est pas une car les Gagées de champs ne sont pas toutes évitées, idem pour les oiseaux protégés.
– Une majeure partie des mesures de réduction est inefficace et sans effet sur les destructions d’habitats.
– Mesure de compensation C1 est en réalité une mesure d’accompagnement expérimentale présentant « un risque important d’échec » A5.b (translocation des Gagées)
– Mesure de compensation C2 qui va porter atteinte aux espèces forestières présentes sur les terrains compensatoires sur une surface de 39ha.
😡 Bilan :
Un projet industriel réalisé aux dépens d’un milieu à haute valeur écologique qui réussit l’exploit de porter atteinte aux espèces les plus en danger de la région. Après des mensonges et minimisations graves du bureau d’études qui mériterait un passage devant un tribunal correctionnel, les mesures compensatoires proposées sont soit de simples mesures d’accompagnement (C1) soit des mesures destructrices de biodiversité (C2) contrevenant à l’obligation de résultat et de gain de biodiversité édicté par l’article L163-1 du code de l’environnement.
👉 Pour consulter l’ensemble du dossier c’est ici :
✒️ Envoyez votre avis avec en intitulé dans l’objet :
Enquête publique unique relative à la demande d’autorisation de défrichement et de permis de construire pour une centrale photovoltaïque au lieu-dit « La Chapelle »
à : pref-environnement@alpes-de-haute-provence.gouv.fr
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