Rokhaya Diallo
8 mars , une bonne marche dominicale ensoleillée pour se donner du baume au cœur dans un monde où tout nous rappelle la vaste étendue du chemin restant à parcourir . Merci à @sammyoub de m’avoir prêté sa magnifique pancarte le temps d’une photo et merci à celles qui ont lutté et qui luttent encore et toujours aujourd’hui
mon admiration à celles qui font preuve de tant de créativité à chaque manif !
Dans mon DICTIONNAIRE AMOUREUX DU FÉMINISME, « 8 mars » est la première entrée que je définis ainsi :
« C’est en 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, que la militante Clara Zetkin propose une journée internationale des femmes. En 1977, en hommage aux grèves des ouvrières du textile à New York en 1908, l’Organisation des Nations unies officialise la Journée internationale des droits des femmes. Pas une journée « de la » femme, comme il est dit souvent, où nous serions mises en avant dans le seul but de nous faire plaisir. Mais une journée qui permet de rappeler à tous combien chaque jour nos droits sont entravés partout dans le monde sur le plan du droit, des pratiques sociales, et combien nous sommes exposées à des violences multiples. Si pour moi le féminisme et la joie sont indissociables, je ne souhaite pas pour autant que le 8 mars soit « notre fête ». C’est un jour de lutte, un rappel international quant au chemin qui reste à parcourir, et il est encore semé de trop d’embûches. Alors, s’il vous plaît, ne nous souhaitez pas « bonne fête », ne nous offrez rien. On ne veut pas de cadeau, on veut la justice. Point. Merci.«









