Généralisations des fausses images et fausses vidéos…

La couverture du conflit iranien, notamment à travers les réseaux sociaux, est fortement sujette à manipulation via fausses infos, fausses images et fausses vidéos soit tirées d’autres contextes, soit générées par IA.
J’ai demandé à Grok d’évaluer le phénomène sur la plateforme X:
« D’après une analyse récente de rapports de vérification des faits et un échantillon de 20 publications pertinentes sur X (récupérées via des recherches par mot-clé et sémantiques sur les médias liés à la guerre de 2026 en Iran), la désinformation semble très répandue. Bien que les proportions exactes varient selon les sources et soient difficiles à quantifier avec précision en raison de la nature dynamique des réseaux sociaux, les estimations suggèrent qu’environ 40 à 60 % des images et vidéos qui circulent sont hors contexte (par exemple, réutilisées à partir de conflits antérieurs comme les affrontements entre Israël et l’Iran en 2025 ou d’événements sans rapport) et que 20 à 30 % sont fausses ou générées par l’IA. Le reste semble être du contenu actuel authentique, provenant souvent de montages d’actualités ou de communiqués officiels. »
Principales conclusions des rapports :
BBC Verify a noté que des vidéos générées par l’IA (par exemple, de fausses frappes de missiles sur Tel Aviv) ont été partagées dans plus de 300 publications, recueillant des dizaines de milliers de partages et des centaines de millions de vues au total.
Rolling Stone a souligné que dans les conflits récents, la désinformation générée par l’IA est devenue plus répandue que les formes traditionnelles, avec « des millions et des millions » de vues pour les contenus manipulés.
Poynter a analysé une compilation de vidéos virales dans laquelle 3 clips sur 4 (75 %) présentaient des signes de génération par IA, tels que des éléments déformés et des réactions non naturelles.
AAP FactCheck et d’autres médias similaires ont identifié plusieurs cas d’images synthétiques (par exemple, des explosions avec des filigranes IA) et d’anciens clips (par exemple, des incendies de navires en 2021) faussement liés à la guerre actuelle.
« Dans les médias X échantillonnés (par exemple, des vidéos d’explosions dans des villes comme Sanandaj, des vues satellites de l’île de Kharg avec de la fumée ajoutée et des jets CGI surréalistes avec des passagers), environ 1 sur 4 présentait des signes évidents d’IA (par exemple, des anomalies physiques ou des anomalies), tandis que d’autres correspondaient à des séquences recyclées provenant de tensions antérieures au Moyen-Orient. X a mis en place des mesures telles que la démonétisation des contenus IA non étiquetés, mais la désinformation reste omniprésente, souvent motivée par des incitations à la monétisation (99 % de ces comptes selon le responsable produit de X). »
Il est devenu dangereux de croire quoi que ce soit sur base d’images en ligne, il faut tout vérifier. La republication de fausses images nourrit les sphères de résonnance et la polarisation, les différents « camps » habitant des mondes virtuels parallèles qu’ils prennent pour la réalité. Une réalité qui néanmoins existe, mais que l’on ne peut comprendre qu’en s’informant sur le contexte historique, géopolitique, militaire, énergétique, idéologique. Ce que pas grand monde n’a le temps où vraiment l’envie de faire.
Cette propagande multipolaire aveugle l’opinion publique et les représentations politiques, rendant quasi impossible tout débat sérieux et laissant l’initiative aux directoires.
Les malheurs du monde sont le fait de quelques dizaines de personnes ayant conquis des pouvoirs hiérarchiques qu’ils et elles utilisent selon leurs propres intérêts. L’anarchie, au sens de la supression des systèmes hiérarchiques et de l’imposition de la démocratie directe, reste la seule issue pour sortir de la catastrophe permanente.
Debord, dans la Société du Spectacle : « Le spectacle est le mode de domination le plus perfectionné du capitalisme : il n’a plus besoin de répression brutale car il colonise les consciences et les désirs.
Publicité, médias, divertissements, urbanisme, stars, politique-spectacle… tout concourt à reproduire cette domination. »