À quoi ressemble le quotidien des femmes qui travaillent dans la restauration, le ménage, l’aide à domicile, l’industrie ou l’agriculture ?
Dans ces métiers précaires, marqués par la pénibilité, les horaires morcelés et la dépendance à l’employeur ou aux clients, les violences sexistes et sexuelles font partie du paysage.
Parce qu’elles sont jeunes, isolées, en contrat précaire, de nuit ou seules face à un supérieur, un collègue ou un client, ces travailleuses apprennent souvent à « faire avec ». À se taire. À intégrer que « c’est normal ».
Comment le travail peut-il devenir un espace d’exposition permanente aux violences sexistes ?
Pourquoi ces faits sont-ils si banalisés ?
Et que révèle ce silence sur l’organisation même du monde du travail ?