Guerre en Iran : La surenchère verbale entre Trump et Pezeshkian éloigne encore un peu l’espoir d’une désescalade
Les deux dirigeants ont durci le ton ce samedi, alors que le conflit est entré dans sa deuxième semaine et s’étend au Moyen-Orient.
Dans son message, l’ancien président a également menacé d’étendre les frappes à des zones et des personnes jusque-là épargnées. « Sont désormais sérieusement envisagés pour une destruction totale et une mort certaine, en raison du mauvais comportement de l’Iran, des zones et des groupes de personnes qui n’avaient encore jamais été considérés comme des cibles », a-t-il écrit.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a promis ce samedi que son pays ne se rendrait jamais à Israël et aux États-Unis. Lors d’un discours diffusé à la télévision d’État, le dirigeant a en effet adopté un ton provocateur en réponse à Donald Trump et à sa demande la veille d’une « capitulation inconditionnelle » de l’Iran.
« Les ennemis (Israël et les États-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre », a-t-il déclaré, s’excusant par ailleurs auprès des pays voisins pour les frappes iraniennes les ayant visés depuis le début du conflit – et qui se poursuivent samedi.
Vifs échanges entre Téhéran et Washington
Depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive contre la République islamique le 28 février, l’Iran a en effet riposté par des frappes, visant bases militaires et installations pétrolières dans plusieurs pays voisins. Massoud Pezeshkian assure que ces pays ne seront plus attaqués par l’Iran, sauf si de futures frappes partaient de leur sol.
À la suite de cette prise de parole, Trump a de nouveau réagi sur son réseau social, affirmant que l’Iran s’est « excusé » et a « capitulé devant ses voisins du Moyen-Orient ». « Cette promesse n’a été faite qu’en raison des attaques incessantes des États-Unis et d’Israël », a-t-il ajouté. « L’Iran n’est plus le “tyran du Moyen-Orient”, mais plutôt “LE PERDANT DU MOYEN-ORIENT”, et le restera pendant de nombreuses décennies jusqu’à ce qu’il se rende ou, plus probablement, s’effondre complètement ! », a encore écrit le président américain.