L’Iran frappe durement le sud d’Israël, à Dimona et Arad

Le président du Parlement iranien a évoqué une « entrée dans une nouvelle phase du conflit », Netanyahu promet de « continuer à frapper » l’Iran après une « soirée très difficile » pour le pays.

Alors que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, avait déclaré dans la soirée que les attaques israéliennes et américaines « infligées au régime iranien au cours des trois dernières semaines commencent à se traduire par un succès systémique et stratégique, militaire, économique et gouvernemental », l’Iran a tiré des missiles balistiques sur deux villes du sud de l’État hébreu, Dimona et Arad, provoquant d’importants dégâts et faisant de nombreux blessés.

S’exprimant après la frappe de Dimona, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé que le succès de ce tir de missile marque « l’entrée dans une nouvelle phase du conflit ». Dans un message posté sur X, le chef du Parlement a jugé que le fait qu’Israël n’ait pas pu intercepter le missile iranien tiré sur Dimona dans la soirée montrait que le ciel de l’État hébreu était « sans défense ». « En conséquence, il semble que le moment soit venu de mettre en œuvre les plans suivants, déjà prévus », a-t-il ajouté. Dans une déclaration faite peu avant minuit, Benjamin Netanyahu a promis de « continuer à frapper » l’Iran après une « soirée très difficile » pour Israël, rapporte l’AFP.

C’est d’abord Dimona, qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire, qui a été touchée. L’Iran a revendiqué le tir de missile, affirmant qu’il s’agissait d’une « réponse » à l’attaque « ennemie » contre le complexe de Natanz, rapportée plus tôt par Téhéran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a pour sa part affirmé qu’aucun niveau de radiation anormal n’a été détecté après la frappe.