Solidarité avec les 7 militants antifascistes mis à la Bastille… pour un coup de pied dans le nazisme.
Ce que je constate, c’est que nous sommes trop peu nombreux, depuis un mois, à témoigner notre soutien public et à exprimer sans ambages notre solidarité politique à l’endroit de nos 7 jeunes camarades antifascistes inculpés et incarcérés.
Vite, vite une minute de silence pour la mémoire d’un jeune nazi. Tout le monde, empressé, se lève à l’Assemblée nationale comme un seul homme toute honte bue, mais, a contrario, pour nos jeunes camarades violemment agressés au départ par cette bande de salopards enragés : circulez, il n’y a rien à voir. Ah, désolez les gars, mais là on ne vous reconnait pas, on ne vous connait plus…débrouillez vous.
Pas un mot, pas une parole de réconfort, rien, d’aucun politique, d’aucun député.e, d’aucune organisation à gauche, depuis un mois. Silence assourdissant qui écorche les oreilles.
Deux de ces jeunes militants antifascistes étaient, pourtant, des assistants parlementaires du groupe insoumis, mais, là non plus, on préfère rompre vite fait, bien fait le contrat de travail, de trancher tous les liens pour ne pas être amalgamés à eux, surtout pas : « Vous connaissez ce jeune militant antifasciste, il était depuis 2024 assistant parlementaire du député Raphaël Arnault ? « Non, détrompez-vous, ils n’ont jamais été des insoumis, seulement des salariés, des simples prestataires, nous n’avons rien absolument à voir avec ces gens là ».
Alors, certes on défend publiquement, malgré tous les charognards la bave aux lèvres, la « Jeune garde » et le camarade député Raphaël Arnault (merci pour votre courage et votre loyauté), par contre, lorsqu’il s’agit des 7 autres, on préfère détourner le regard, encore aujourd’hui.
Ainsi, toujours personne à gauche pour dire à ces 7 jeunes camarades incarcérés depuis des semaines :
« Vous étiez, vous êtes et vous resterez des camarades jusqu’au bout. Vous avez merdé, et vous le savez mieux que quiconque puisque vous payez le prix de votre liberté chaque jour. Il n’en demeure pas moins que vous être des camarades. Autrement dit, vous êtes des nôtres, de notre camp, et on ne vous laissera pas tomber. Vous ne serez jamais seuls « .
C’est là qu’on se dit que nous avons changé d’époque et de période. Quand je relis, aujourd’hui, tous les communiqués des organisations d’extrême-gauche françaises dans les années 1970 en soutien à des militant.es internationalistes, antifascistes et révolutionnaires en France comme à l’étranger dont les méthodes militaristes étaient pourtant politiquement réprouvées ( il ne s’agissait pourtant pas de bagarres de rue ayant dégénéré…), je me dis qu’on a connu sur le plan des principes : un putain de grand bon en arrière ! Edifiant. Nauséabond.
Mais, optimisme de la volonté oblige, gageons que des milliers de personnes seront finalement présentes le jour de leur procès et que mille communiqués de soutien fleuriront pour les 7 !
Solidarité totale avec nos 7 camarades antifascistes !
En avant !