La post-vérité du fascisme

Non à la loi Yadan – 625 781/500 000 signature jeudi 9 avril à 18 h

La post-vérité du fascisme mais aussi de la droite libérale autoritariste macroniste.
Voici une séquence vidéo qui résume bien ce qu’est la post-vérité dont Donald Trump a fait le plus beau fleuron de sa mystification du réel, pièce maîtresse de sa stratégie de fascisation dudit réel… Mais ce n’est pas du fou furieux américain qu’on parle ici mais d’un trumpiste au petit pied bien de chez nous, l’un de ces échantillons de la droite républicaine qui a fait le pas d’aller s’aligner derrière le (néo)fasciste (voir en fin de post la raison de cette parenthèse) qui postule à devenir « notre » président de la République. Eric Ciotti nous monte, dans ce que rapporte cette vidéo, une mayonnaise avariée sur la censure dont aurait été victime, nous sommes en 2024, Jordan Bardella dont Publicis aurait refusé qu’il affiche sur nos voies publiques la promotion de son dernier livre. Le malheureux Ciotti se trouve cependant confronté à un Patrick Cohen, qui fait preuve d’une pugnacité dont il n’a pas l’habitude mais qui fait mouche en démontant le déni de réalité dont fait preuve son interlocuteur !
Clément Viktorovitch, qui nous propose la vidéo, malgré sa tendance lassante à se répéter, fait le juste rappel que ce qui vaut pour le triste Ciotti aurait été de mise pour la bande des macronistes qui nous gouvernent : en effet ce régime de la post-vérité ils l’ont adopté à maintes reprises et continuent de l’adopter.
Comme cela apparaît dans le projet de loi Yadan, du nom d’une députée macroniste faisant de la défense d’Israël l’étalon de vérité cherchant à préserver pénalement de toute critique l’épouvantable fascisme sioniste à l’oeuvre depuis des mois : en cassant délibérément l’exercice de la liberté d’expression pour nommer le fascisme là où il est à l’oeuvre, en l’occurrence, en Israël, du fait de l’Etat d’Israël passé sous la coupe des colons fascistes et de leurs représentants au gouvernement et au Parlement israélien.
Cette post-vérité Yadan s’établit dans l’équivalence postulée, et réitérée depuis longtemps mais sans inscription en termes de loi, que l’antisionisme et l’antisémitisme ne font qu’un même, comme c’est le cas le plus souvent, s’ils font deux.
Cette instrumentalisation de l’antisémitisme au profit d’un Etat d’Israël s’instituant désormais comme un Etat terroriste décomplexé, pleinement inscrit, et même la drivant, dans la logique trumpiste comme on le voit dans l’actuelle guerre d’Iran et du Liban, serait une véritable catastrophe dévaluant la notion même d’antisémitisme, la notion de lutte contre ce racisme, en les réduisant à n’être qu’un hochet permettant de persécuter qui, tout en dénonçant la vérité (néo)fasciste de l’Etat d’Israël, ne confond pas celui-ci avec ce que sont les juifs d’Israël et du reste du monde.
Le trumpisme de la démarche de la députée Yadan peut être considéré comme bien plus dangereux que celui de Ciotti tout en participant de la même dynamique de falsification du réel : jouer de façon irresponsable avec la notion d’antisémitisme c’est mettre en péril la lutte contre l’antisémitisme comme fait d’ailleurs l’Etat d’Israël, fermez la boucle de l’infamie.
Le fait est que, par la députée Yadan, le macronisme fait la courte-échelle au néofascisme électoraliste d’un Bardella à vocation, dans le contexte actuel de radicalisation belliciste des Trump, Poutine et Netanyahou, à se fasciser post-électoralement. Ne l’oublions pas avec Bardella nous avons le point d’intersection que constitue son soutien à cette trilogie proprement fasciste ! La macroniste Yadan met incontestablement un pied dans cette funeste intersection dont les juifs et juives du monde, comme bien d’autres, risquent de payer un lourd tribut ! La lutte antifasciste passe aussi par le combat contre cette proposition de loi liberticide !