RIMA HASSAN – Conférence de presse suite à sa garde à vue pour Apologie du Terrorisme »

Signalé par Nelpal

Diffusé en direct 
L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, élue sous l’étiquette de La France insoumise, a été placée en garde à vue le jeudi 2 avril 2026 dans les locaux de la police judiciaire parisienne, dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne. La procédure judiciaire trouve son origine dans une publication partagée le 26 mars 2026 sur le réseau social X, depuis supprimée, dans laquelle l’élue de 33 ans faisait référence à Kozo Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise et seul survivant du commando ayant perpétré le massacre du 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attentat, commis au nom du Front populaire de libération de la Palestine, avait causé la mort de 26 personnes. La publication reprenait des propos attribués à Okamoto, accompagnés d’une photographie le montrant porté par des individus faisant le signe de la victoire. Elle avait été signalée au parquet successivement par le ministre de l’Intérieur, l’Organisation juive européenne et la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme. Convoquée le matin même, Rima Hassan s’est présentée volontairement aux enquêteurs avant d’être placée en garde à vue dans les locaux du commissariat du 10e arrondissement de Paris. Le parquet a précisé que cette mesure était possible sans lever l’immunité parlementaire européenne dont elle bénéficie, dans le cadre de l’enquête de flagrance. Au cours de la procédure, la fouille de ses effets personnels a conduit à la découverte de substances que le parquet a décrit comme s’apparentant à du CBD d’une part et à de la 3MMC, une drogue de synthèse, d’autre part. La garde à vue a alors été étendue aux chefs de transport, détention et usage de stupéfiants. Selon une source proche du dossier, Rima Hassan a indiqué aux enquêteurs que la substance avait été ajoutée à son insu dans l’un des deux produits au CBD qu’elle portait, et qu’elle utilisait ce produit à des fins médicales. Des vérifications seraient en cours sur l’origine du CBD pour corroborer ses déclarations. Le parquet a précisé que ces éléments feraient l’objet d’une procédure distincte, disjointe de la procédure principale. La garde à vue a été levée dans la soirée du 2 avril. A sa sortie, l’eurodéputée s’est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel fixée au 7 juillet 2026, pour être jugée du chef d’apologie du terrorisme commise en ligne, délit passible de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade. Le vendredi 3 avril au matin, Rima Hassan s’est de nouveau présentée au siège de la police judiciaire parisienne pour deux auditions libres, dans le cadre de procédures distinctes portant sur d’autres publications : l’une relative à une plainte déposée par l’Organisation juive européenne et l’Organisation juive française, l’autre consécutive à une plainte du collectif Némésis. L’immunité parlementaire de l’élue étant incompatible avec une garde à vue dans ce cadre, ces auditions se sont tenues sous le régime de l’audition libre. Sur l’ensemble des procédures engagées, Rima Hassan a précisé sur X que 13 des 16 procédures instruites par le pôle national de lutte contre la haine en ligne avaient été classées sans suite. Le parquet confirme pour sa part que six autres procédures demeurent en cours. Son avocat, Me Vincent Brengarth, a demandé à la procureure de Paris l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les fuites intervenues pendant la garde à vue, qu’il a qualifiées d’indignes. Rima Hassan a de son côté annoncé l’engagement de poursuites pour diffamation contre les auteurs et relais des accusations relatives aux stupéfiants. Les réactions politiques ont été vives. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une police politique sur le réseau X, tandis que Manon Aubry a évoqué un harcèlement judiciaire. Manuel Bompard a affirmé que l’élue ne détenait aucune drogue illégale. Le député du Rassemblement national Matthias Renault, à l’origine d’un signalement initial, a appelé à la levée de l’immunité parlementaire de Rima Hassan. #LFI #RimaHassan #lafranceinsoumise #franceinsoumise #politique #gardeavue #proces #justice #terrorisme #Okamoto #Actualités #Informations #CLPRESS