En janvier 2026, le sous-secrétaire à la Défense Elbridge Colby convoque au Pentagone le cardinal Pierre, ambassadeur du Vatican à Washington. Ce qui se dit dans cette salle n’a aucun précédent dans l’histoire américaine. Un officiel de la première puissance militaire mondiale signifie à l’envoyé du Saint-Siège que les États-Unis ont la puissance pour faire ce qu’ils veulent, et que l’Église catholique ferait mieux de prendre leur parti. Quand la tension monte, l’un des officiels invoque la papauté d’Avignon, ce moment du XIVe siècle où la couronne française a contraint Rome par la force. (Newsweek)
Le message est sans ambiguïté : alignez-vous, ou nous trouverons les moyens de vous y contraindre.
Le cardinal écoute. Et repart sans avoir cédé.
Depuis ce jour, le Saint-Siège n’a pas bougé d’un centimètre. Le pape Léon XIV, premier pontife américain de l’histoire, a décliné l’invitation à venir célébrer le 250e anniversaire des États-Unis. Le 4 juillet, il sera à Lampedusa, île italienne entre la Tunisie et la Sicile, là où les migrants tentent de traverser la Méditerranée et où beaucoup meurent. (Newsweek)
Pendant que Washington fête sa puissance, le pape américain sera avec ceux que Trump traque et expulse. Le Pape est trop méthodique pour avoir choisi cette date par accident. (The New Republic)
Cette semaine, Trump menace de rayer de la carte « toute une civilisation » iranienne. Léon XIV brise alors une réserve qu’il avait jusqu’ici maintenue : il appelle publiquement les fidèles à contacter leurs élus pour exiger la paix. Un pape qui descend dans l’arène. Face à un président qui y règne par la terreur.
Le Pentagone parle de réunion « respectueuse ». Les faits ont été établis par plusieurs sources indépendantes, The Free Press, Newsweek, Military.com, le journaliste Christopher Hale, à partir de témoignages de responsables américains et vaticans. Le Saint-Siège n’a rien démenti.
L’empire a cru pouvoir intimider Rome. Rome a choisi les naufragés.
Ibne Muna