| Ghassan Salhab
Une grande partie de ma vie consiste désormais de m’obliger à taire mes émotions.
Ne plus. Non que cela ne serve à rien, que nul n’écoute, que nul ne puisse encore.
Taire à défaut d’oblitérer, de biffer ? Peut-être parce que nous ne, je ne peux regarder dans les yeux, droit dans les yeux l’ennemi dans l’absolutisme de son impunité. |