Trump vu par les marchés financiers: un Clown !
Hier il y a eu deux séances dans une seule journée : l’avant et l’après. L’avant, c’était le doute — rumeurs en cascade que les négociations US-Iran à Islamabad partaient en eau de boudin, la fin du cessez-le-feu programmée pour minuit mercredi soir, le baril qui flirte avec les 100 dollars et Wall Street qui lâche 0,6%. L’après, c’était dix minutes après la cloche : Trump qui annonce que le cessez-le-feu est prolongé « indéfiniment » parce que l’Iran « est gravement divisé » et n’arrive pas à se mettre d’accord avec lui-même. PAF — UN TACO de plus, futures qui rebondissent. Ce que les marchés ont perdu hier, ils l’ont déjà repris cette nuit. Le blocus, lui, est maintenu.
Encore une fois le « pattern » identifié et identifiable a fonctionné. Encore une fois ce qui sert de Président aux Américains a fait une volte-face de dernière minute et encore une fois, c’était « en dehors des heures de trading ». Même si le marché semble épuisé, fatigué et désabusé par ces allers-retours dans tous les sens qui ne résolvent absolument rien à la fin, nous sommes encore une fois de retour à la case départ. Durant la séance d’hier, Trump nous parlait de ses visions de « bombardements » qui se rapprochaient et trois heures après, « POUF !!! », CESSEZ-LE-FEU prolongé. Mais indéfiniment cette fois. On n’a même plus de date à surveiller.
Hier on a donc vécu une nouvelle version de ce qu’on a déjà vécu : trois actes, de l’espoir, un cliffhanger à la cloche, et un TACO à 22h15 quand le clown en chef a publié son tweet salvateur. Levez le rideau.
