IRAN : TRUMP VIRÉ DE LA SALLE DE COMMANDEMENT PAR SES PROPRES CONSEILLERS

L’image ci-dessous est un fake mais pas le fait puisque le Wall Street Journal, propriété de Rupert Murdoch, le plus fidèle allié médiatique de Donald Trump, vient de révéler que lors du dernier grand briefing sur l’Iran, la crise de colère de Trump a atteint un tel niveau que ses propres conseillers ont dû l’expulser de la salle.
Selon de hauts responsables de l’administration qui se sont confiés au Wall Street Journal, lorsque Trump a appris que deux aviateurs américains étaient portés disparus après que leur F-15E ait été abattu au-dessus de l’Iran, il est entré dans un état de frénésie folle qui a duré des heures avec un discours décousu et incohérent a tel point que c’est devenu un problème pour ceux qui géraient réellement la crise – que ses propres conseillers l’ont physiquement sorti de la salle et ont choisi de le briefer par intervalles.
Imaginez un peu : le commandant en chef a été expulsé de son propre briefing de guerre par son propre personnel !.
Pendant que son équipe s’efforçait de secourir deux aviateurs américains en territoire iranien, Trump « se lamentait dans une aile ouest presque vide » à propos du prix de l’essence et des alliés européens qui refusaient de participer à sa guerre. Il était obsédé par une chose plus que tout : non pas la sécurité des aviateurs, mais son propre destin politique. Plus précisément, il était terrifié à l’idée de devenir un nouveau Jimmy Carter.
« Si vous regardez ce qui est arrivé à Jimmy Carter… avec les hélicoptères et les otages, cela leur a coûté l’élection », avait déclaré Trump en mars. « Quel fiasco ! »
Bref, alors que deux pilotes américains étaient portés disparus en Iran, la principale préoccupation du président était de savoir si cela lui coûterait politiquement
C’est quelques heures après avoir été expulsé de la salle puis avoir appris le sauvetage réussi, que Trump a célébré le dimanche de Pâques en publiant un message injurieux sur son réseau Truth Social, exigeant des Iraniens qu’ils « ouvrent ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon ils iront en enfer » – et l’a signé : « Louange à Allah. Président DONALD J. TRUMP. »
Il a publié dans la foulée un message affirmant qu’« une civilisation entière mourra ce soir ». Puis il a fait marche arrière pour la quatrième fois. Ensuite, il a déclaré aux journalistes que l’Iran « avait accepté tout » et a proclamé « une grande victoire ». Moins de douze heures plus tard, un navire des Gardiens de la révolution iraniens a tiré sur un pétrolier dans le détroit d’Ormuz.
Cinquante et un parlementaires ont déposé des projets de loi visant à invoquer le 25e amendement pour le destituer, etc, etc.
Trump est complètement dépassé par les évènements et le fait que Rupert Murdoch, allié de Trump, publie dans son journal le Wall Street Journal- la voix des dirigeants économiques du pays – des témoignages de hauts responsables décrivant un président en proie à une crise de panique qui a duré des heures, écarté de la gestion de crise par son propre personnel, témoigne probablement que la grande bourgeoisie américaine commence à se poser le problème de remplacer Trump.
Elle y pense peut-être face à la folie de Trump et à ses conséquences sur l’économie américaine et mondiale mais peut-être surtout face au fait que sa folie dictatoriale est en train de provoquer le plus grand mouvement social de l’histoire américaine. Le mouvement « No Kings » qui a mobilisé jusque là des millions d’américains dans la rue vient en effet de passer un degré qualitatif en appelant à une grève générale (interdite depuis 1947) le 1er mai 2026 (journée non chômée, non payée aux USA) et que cet appel est d’ores et déjà suivi par des centaines d’associations et syndicats dans plus de 400 villes, pour non seulement virer Trump mais aussi les milliardaires qui le soutiennent (dont Murdoch) et le système économique qu’il défend, tandis que les mesures pour faire payer les riches telles que les prennent les socialistes élus, comme Mandani le maire de New York, qui impose une impôt spécial pour ceux qui possèdent plus de 5 millions, sont largement plébiscitées partout et poussent en avant et donnent le succès aux candidats les plus à gauche dans les élections partielles en cours.
Peut être une image de foule et texte