La prévention et l’éducation, notamment avec l’EVARS à l’école, sont fondamentales. Mais aussi l’accompagnement des victimes, la prise en compte de leur santé physique comme psychique, la garantie d’un parcours pénal protecteur et respectueux des besoins des victimes, la prévention, la lutte contre la récidive et la réparation. Sans passer sous silence les violences invisibles et donc inaudibles : au travail, dans la rue, dans le cabinet du gynécologue ou les mutilations sexuelles.
L’impunité doit cesser !
C’est pour cela que nous, féministes et enfantistes, avons élaboré ensemble une loi-cadre intégrale qui prend en compte l’ensemble de ces aspects. Elle s’appuie sur l’expérience de toutes les associations qui viennent en solidarité aux victimes.
Une coalition parlementaire transpartisane (regroupant l’ensemble des groupes politiques sauf le RN et l’UDR) à l’Assemblée nationale a élaboré une proposition de loi à partir de ces éléments, en étroite collaboration avec les associations expertes. Elle est déposée depuis début décembre sur le bureau de l’Assemblée et depuis lors nous demandons sa mise à l’ordre du jour. Nous demandons aussi les moyens financiers nécessaires à sa mise en œuvre: 3 milliards d’euros par an.
Le premier Ministre, Sébastien Lecornu, vient de déclarer qu’elle serait débattue en octobre, tout en limitant immédiatement sur X sa portée.
Féministes et enfantistes, nous savons que la surenchère répressive prônée par l’extrême-droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.
Castration chimique, perpétuité réelle, rétablissement de la peine de mort. Ni la répression aveugle, ni la surenchère verbale, ni la politique du fait divers, n’ont jamais empêché les crimes et les délits.
Ces propositions ignorent de surcroît les besoins et les droits des victimes, réduites au rôle de prétexte dans des stratégies politiques conservatrices et réactionnaires.
C’est une loi-cadre intégrale qu’il nous faut.
Nous marcherons partout en France contre les violences sexuelles, pour cette loi et des moyens le 4 juillet et tout le temps qu’il faudra.
Nous ne lâcherons pas.