Cette première étude d’opinion de l’Institut Jeffrey Previsions sur le vote en 2027, vaut ce qu’elle vaut et on peut avoir de nombreux doutes ou critiques notamment qu’on ne sait pas comment est faite l’étude ni même si l’Institut existe, mais a l’immense mérite, quelle qu’en soit sa validité, de souligner le trucage systématique des autres instituts de sondage à 10 mois des élections.
En effet, bien qu’interrogeant dans un premier temps un échantillon représentatif de la population, les instituts de sondage éliminent dans un deuxième temps ceux dans l’échantillon qui ne sont pas encore certains de voter (qui n’ont pas 10/10 à la question « êtes-vous sûrs d’aller voter » ?), c’est-à-dire la grande majorité des classes populaires et des électeurs de gauche, qui dans une ambiance générale de forte abstention dans ces milieux, se prononcent que très tard, dans les jours ou même les heures qui précèdent le scrutin (alors que c’étaient les riches et droitiers qui se décidaient le plus tard dans la période qui a suivi la guerre).
Cela fait que leurs sondages ne sondent que les riches et les électeurs de droite et d’extrême-droite. Ils ne donnent que le rapport de force entre la droite et l’extrême-droite. Cela se voit tout particulièrement à leurs résultats grotesques du second tour entre Marine Le Pen et JL. Mélenchon où ils donnent 70% pour la première et 30% pour le second ce qui dit peut-être seulement la proportion des électeurs de gauche et de droite qu’ils sondent, 30% à gauche et 70% à droite. Par contre les sondeurs veulent faire croire qu’ils mesurent toute l’opinion générale et tentent évidemment ainsi d’influencer le vote au profit de la droite et l’extrême-droite.
L’étude de Jeffrey Institut Previsions, elle, prétend faire ses calculs avec une prévision de 75% de participation, donc tient en compte l’opinion des classes populaires. Ce qui donne les résultats ci-dessous, qui ne sont peut-être pas justes (avec une proximité de Mélenchon évidente mais les autres instituts de sondage sont proches de la droite, Macron et l’extrême-droite) et dont on ne sait pas comment ils sont calculés, mais qui sont certainement infiniment plus proches de la réalité que tous les autres.


