Au défilé de ce 14 juillet à Paris, l’Ukraine avait sa place. Reconnaissance d’une réalité que trop de gens, à gauche en particulier, ne veulent pas voir (ou voient mais ne veulent pas en parler, cf Mélenchon) : la défense armée de son territoire par l’Ukraine est, de fait, un bouclier pour l’ensemble des peuples d’Europe face à l’expansionnisme fasciste russe. C’est ce qu’a dit, avec ses mots, Zelensky. Et, quoique l’on pense du personnage, dont, au demeurant, il faut cesser de le cibler…à la Poutine, il parle, en l’occurrence d’or.
Ce bouclier ukrainien de l’Europe est en mesure de mettre sur la défensive l’ours russe mais, arriver à la paix passe par évoluer du stade de bouclier à celui de la force de frappe supérieure à ce qu’il est aussi depuis quelque temps : la paix, vu la nature fasciste de l’agression de l’Ukraine et des menaces induites pour l’Europe orientale (et incidemment pour l’occidentale), appelle nécessairement que, selon le cas, soit défaite l’armée russe sur le terrain et forcée au repli, soit, comme cela est en cours mais doit être développé, que plie le régime, étouffé par les contradictions internes liées aux sanctions et aux frappes logistiques ukrainiennes, le tout sur la base de son impasse militaire sur le front ukrainien.
Aucune alternative, comme celle proposée par la France Insoumise dans sa brochure « Au seuil d’un nouveau monde » (1), n’a de crédibilité géopolitique, militaire, diplomatique, etc. pour ouvrir la voie à une paix digne de ce nom, c’est-à-dire, respectueuse de la souveraineté des peuples et des Etats et du droit international condamnant toute agression extérieure d’un pays.
(1) Voir dans mon prochain post l’analyse qu’en fait Fabien Escalona sur Mediapart.
Un défilé du 14-Juillet XXL : les Européens et en particulier l’Ukraine mis à l’honneur
Mise en ligne : 14 juil. 2026