« Ces frappes visent les capacités militaires iraniennes utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d’Ormuz », a précisé l’armée américaine, tandis que des explosions ont été entendues dans la ville iranienne d’Ahvaz.
Le Monde
L’armée américaine annonce avoir tiré sur un navire qui tentait de forcer le blocus en Iran
Un avion militaire américain a tiré sur un pétrolier vide qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens, mercredi, a annoncé l’armée américaine. L’appareil a « neutralisé » le navire après avoir tiré des missiles sur sa cheminée, selon le commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans un message sur X.
« Le navire ne fait désormais plus route vers l’Iran », a précisé le Centcom, identifiant le pétrolier comme le M/T Belma, battant pavillon de Curaçao.
C’est la première fois que les Etats-Unis tirent sur un navire pour l’arrêter depuis le rétablissement du blocus des ports iraniens mardi. Le Centcom a également affirmé avoir « redirigé deux navires commerciaux coopératifs », durant les vingt-quatre premières heures du blocus.
Les forces américaines avaient déjà imposé un blocus des ports iraniens du 13 avril au 18 juin, période durant laquelle elles ont neutralisé neuf navires et en ont redirigé plus de 140, selon l’armée.
Des drones abattus près du consulat des Etats-Unis à Erbil, au Kurdistan irakien, selon la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis
La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones, mercredi, au-dessus d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.
Quelques heures plus tôt, des journalistes de l’Agence France-Presse ont rapporté avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l’Irak, avant que les engins ne soient touchés par la défense antiaérienne, ce qui a provoqué des explosions et un dégagement de fumée visible près du consulat américain. Le bâtiment a déjà été ciblé par des attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Il s’agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil, depuis le début du fragile cessez-le-feu entré en vigueur en avril. Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient « abattu et détruit huit drones chargés d’explosifs au-dessus d’Erbil entre 20 h 53 et 21 h 20 », soit entre 19 h 53 et 20 h 20, heure de Paris.
Plusieurs explosions ont été entendues à Ahvaz, en Iran, des dégâts dans quelques habitations
Les médias d’Etat iraniens ont fait état, mercredi soir, de plusieurs frappes américaines dans la ville d’Ahvaz, située dans la région du Khouzestan. Selon l’agence IRNA, qui cite Valiollah Hayati, adjoint chargé de la sécurité et de l’administration auprès du gouverneur du Khouzestan, « des dégâts seraient à déplorer dans certaines habitations », les fenêtres de plusieurs logements ayant été brisées par les explosions. Les Etats-Unis ont annoncé avoir lancé à 21 heures, heure de Paris, une nouvelle salve de frappes sur l’Iran.
Le pétrole fait du surplace malgré le retour du blocus naval américain
Les cours du pétrole sont restés sans conviction mercredi, les investisseurs tentant d’y voir plus clair dans la stratégie américaine après le retour du blocus des ports iraniens par Washington et l’abandon du projet de taxe sur la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Après avoir passé la séance à osciller autour du seuil de 85 dollars (74,10 euros), le baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a finalement clôturé à 84,95 dollars (74,05 euros, soit une hausse de 0,26 %). Le prix de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a lui pris 0,33 % à 79,60 dollars (69,39 euros).
En début de semaine, le marché a connu un coup de chaud en raison de la reprise des hostilités au Moyen-Orient puis de l’annonce par Donald Trump d’une taxe de 20 % sur les navires transitant par le détroit d’Ormuz. La volte-face du président américain a permis de modérer la hausse des cours. Ses déclarations « introduisent un nouveau niveau de confusion dans le brouillard de droits de douane et de sanctions créé par cette Maison Blanche », a souligné John Evans, analyste chez PVM Energy.
Le CentCom annonce de nouvelles frappes, des explosions entendus à Ahvaz
A 21 heures, heure de Paris, les Etats-Unis ont lancé une nouvelle vague de frappes contre l’Iran, a annoncé sur le réseau social X le commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom). « Ces frappes visent les capacités militaires iraniennes utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d’Ormuz », a précisé l’armée américaine.
Des explosions ont été entendues peu après 21 heures dans la ville iranienne d’Ahvaz, selon des médias d’Etat.
L’agence de presse iranienne d’Etat IRNA a annoncé, mercredi soir, la convocation à Téhéran de l’ambassadeur du Royaume-Uni pour son projet de loi visant les gardiens de la révolution. Cité par IRNA, le ministère des affaires étrangères iranien affirme que cette « action hostile (…) ne restera pas sans réponse ».
Hugo Shorter, l’ambassadeur britannique à Téhéran, « a été informé de la vive protestation de la République islamique d’Iran contre cet acte hostile », poursuit le communiqué. Le directeur général chargé de l’Europe occidentale au ministère des affaires étrangères iranien assure par ailleurs que « toute législation hostile à l’égard de la République islamique d’Iran, ou toute désignation de ses composantes, se heurtera à une réponse réciproque et décisive de la part de l’Iran ».
Le gouvernement britannique a en effet annoncé, lundi, une loi désignant les gardiens de la révolution comme organisation représentant une menace à la sécurité nationale, afin de renforcer la lutte contre ses activités. La législation, sur laquelle le Parlement doit se prononcer cette semaine, vise aussi « le corps des volontaires » du GRU, le renseignement militaire russe.
Le point sur la situation, à 21 heures :
- L’armée américaine a annoncé avoir mené une nouvelle « vague de frappes » en Iran, à partir de midi (heure à Paris), avec pour objectif de « réduire encore les capacités militaires des forces iraniennes ». Elle aurait duré quatre-vingt-dix minutes et visé des cibles militaires sur l’île iranienne de Grande Tunb, à l’entrée du détroit d’Ormuz.
- La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a de nouveau été visée par les Etats-Unis, comme les environs de la ville d’Iranchahr (Sud-Est). Sept militaires y ont été tués dans leur caserne, selon l’armée iranienne, qui a recensé 13 tirs de missiles américains.
- Côté iranien, « plus de 30 civils ont perdu la vie dans les récentes attaques dans le sud du pays », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani. Par ailleurs, plus de 260 personnes ont été blessées, selon Hossein Kermanpour, un responsable du ministère de la santé iranien.
- L’armée de Bahreïn a dit avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire, accusant Téhéran de prendre pour cibles des civils. Les forces armées de Jordanie ont aussi annoncé avoir détruit trois missiles balistiques iraniens.
- Mercredi soir, des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions près du consulat des Etats-Unis à Erbil, au Kurdistan irakien, après des survols de drones qui ont conduit à l’activation de la défense anti-aérienne.
- Le Qatar, qui avait été visé dimanche bien qu’il soit l’un des pays médiateurs dans ce conflit, a, lui, accueilli le ministre des affaires étrangères iranien. Abbas Araghtchi doit y « rencontrer les autorités qataries et présenter ses condoléances » après la mort de l’ex-émir, selon ses services.
- Le détroit d’Ormuz reste fermé pour la navigation commerciale, rapportent les médias d’Etat iraniens. Au moins deux navires ont été interceptés par des « tirs de sommation » des gardiens de la révolution au cours des dernières vingt-quatre heures, a rapporté l’agence de presse iranienne Tasnim.
Israël dit avoir tué trois membres du Hezbollah dans le sud du Liban
L’armée israélienne a annoncé avoir tué trois membres du Hezbollah dans le sud du Liban, alors que des négociations entre le Liban et Israël se sont achevées à Rome sous l’égide des Etats-Unis.
« Plus tôt dans la journée de mercredi, des soldats de Tsahal ont identifié trois terroristes armés du Hezbollah dans le secteur de Beit Yahoun, situé à l’intérieur de la zone de sécurité du sud du Liban. Après les avoir repérés, Tsahal a éliminé les trois terroristes, qui étaient en possession d’équipements de combat, afin d’écarter la menace qu’ils représentaient pour les soldats israéliens opérant à proximité », précise un communiqué militaire.
Le Liban et Israël ont tenu deux jours de pourparlers à Rome, sous l’égide des Etats-Unis qui les ont qualifiés de « productifs et positifs », pour mettre un terme à l’état de guerre entre eux. En vertu d’un accord-cadre conclu le 26 juin à l’issue de cinq cycles de discussions à Washington, Israël doit se retirer progressivement des secteurs du sud du Liban qu’il occupe dans le cadre de sa guerre avec le Hezbollah.
L’armée israélienne poursuit cependant des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu’elle occupe, selon les médias officiels libanais.
Explosions entendues près du consulat des Etats-Unis à Erbil au Kurdistan irakien
Plusieurs explosions ont été entendues mercredi près du consulat des Etats-Unis à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, ont rapporté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).
De même source, la défense anti-aérienne a été activée près du consulat, qui a été fréquemment la cible d’attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Des drones ont été vus en train de survoler Erbil avant d’être touchés par la défense anti-aérienne, sur fond d’explosions et de fumée.
Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques dans l’immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, à Washington, où il a rencontré le président américain, Donald Trump.
Le Kurdistan irakien, région riche en pétrole où sont stationnées des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre lancée contre l’Iran par les Etats-Unis et Israël, le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens étaient à l’origine de la plupart de ces attaques.
Ces groupes ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak. L’Iran a également lancé des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien, pendant la guerre et même après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu précaire en avril.
L’armée américaine nie avoir frappé une cible civile en Iran mardi
Le commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) nie que ses frappes de mardi aient touché des infrastructures civiles. « Les médias d’Etat iraniens affirment que les forces américaines ont bombardé un entrepôt de blé civil à Hoveyzeh le 14 juillet. C’est FAUX », écrit le CentCom sur X.
Selon lui, le 14 juillet, les forces américaines ont frappé des « cibles militaires » iraniennes à Bandar-e Abbas, Khvormuj, Ahvaz, Qechm, Tunb, Bouchehr et Kuh-e Stak afin de « réduire la capacité de l’Iran à attaquer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz ».
« Parallèlement, l’Iran a pris pour cible des civils innocents transitant par le détroit et dans les pays voisins du Golfe », ajoute le CentCom.
Il n’y a aucun projet de pourparlers entre l’Iran les Etats-Unis pour le moment, assure un porte-parole iranien
Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, affirme que Téhéran n’a aucune intention d’entamer des pourparlers avec les Etats-Unis et se concentre uniquement sur la défense du pays, rapporte Al Jazira.
S’adressant aux journalistes, M. Baghaei a déclaré que l’Iran n’honorerait ses engagements internationaux que si les Etats-Unis faisaient de même.
« Nos engagements ne restent valables que tant que l’autre partie respecte les siens », a-t-il affirmé, ajoutant que l’Iran avait abandonné ses engagements au titre du protocole d’accord après que les Etats-Unis n’avaient pas respecté leur part de l’accord temporaire.
« Après que l’autre partie a manqué à ses obligations, nous nous sommes également abstenus d’appliquer les nôtres dans tous les domaines où cela était requis. »
Les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions à sept personnes et entités iraniennes
Le bureau de contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) du département du Trésor des États-Unis a imposé des sanctions à sept personnes et entités « impliquées dans un réseau international soutenant les efforts d’approvisionnement en armements pour le compte du corps des gardiens de la révolution islamique », a affirmé le département du Trésor américain.
« Les personnes et entités sanctionnées aujourd’hui illustrent la manière dont l’Iran utilise des compagnies aériennes et de transport étrangères, des circuits financiers et des coordinateurs de voyage afin de dissimuler le rôle du [corps des gardiens de la révolution] dans des activités d’approvisionnement illicites et de faciliter le déplacement de matériels et de personnels à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté.
Cette mesure s’inscrit dans le prolongement des sanctions imposées par l’OFAC les 8 mai 2026 et 10 juin 2026.
« Zones pilotes » au Liban : début de mise en œuvre « dans les prochains jours »
Les négociations entre le Liban et Israël se sont achevées mercredi à Rome. Les deux pays ont tenu deux jours de pourparlers dans la capitale italienne, sous l’égide des Etats-Unis, qui les ont qualifiés de « productifs et positifs », pour mettre un terme à l’état de guerre entre eux.
Ils sont parvenus « à un accord sur la structure et les lignes directrices du processus de zones pilotes » dont Israël doit se retirer dans le sud du Liban, et qui seront « finalisées et mises en œuvre dans les prochains jours », a déclaré un responsable américain, cité par l’ambassade des Etats-Unis au Liban.
Mardi, le ministre des affaires étrangères israélien, Gideon Saar, avait déclaré que son pays était prêt à « aller de l’avant » dans la mise en œuvre de deux « zones pilotes », revendication-clé des autorités libanaises.
En vertu d’un accord-cadre conclu le 26 juin à l’issue de cinq cycles de discussions à Washington, Israël doit se retirer progressivement des secteurs du sud du Liban qu’il occupe dans le cadre de sa guerre avec le Hezbollah.
Le responsable américain a ajouté que les deux pays allaient à présent « passer à des discussions techniques élargies », avec pour objectif de « parvenir à un accord global entre le Liban et Israël ».
L’accord-cadre a été conclu après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l’armée israélienne.
Les Etats-Unis ont frappé une tour de contrôle du trafic maritime iranienne
Selon les informations d’Al-Jazira, les Etats-Unis ont frappé une tour de contrôle du trafic maritime dans la ville côtière iranienne de Chabahar, au cours de leur récente vague de frappes.
L’armée américaine dit avoir « redirigé » deux navires dans le détroit d’Ormuz depuis la reprise du blocus
« Depuis la reprise du blocus naval des ports iraniens (…), les forces américaines ont redirigé deux navires commerciaux qui tentaient de le forcer. L’armée américaine reste vigilante et prête à garantir le respect total du blocus », a affirmé le commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) sur X.
Résumé : reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis
Bonjour,
La confrontation a repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.
L’armée américaine cible principalement les zones côtières où Téhéran revendique le contrôle du détroit d’Ormuz.
En représailles, les forces iraniennes bombardent des cibles américaines dans la région.
Le chef de la diplomatie iranienne au Qatar, en pleine reprise des hostilités
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s’est rendu mercredi au Qatar, pays médiateur dans le conflit avec les Etats-Unis, pour rendre hommage à l’ex-émir décédé, a annoncé Téhéran.
Il doit « rencontrer les autorités qataries et présenter ses condoléances » après la mort dimanche à 74 ans de cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, qui a régné sur le pays du Golfe de 1995 à 2013, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.
Cette visite survient en pleine reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis ; une situation qui mine les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable à la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains.
Le Qatar, médiateur des pourparlers avec les Etats-Unis aux côtés du Pakistan et hôte de la plus importante base américaine du Moyen-Orient, a notamment été ciblé : le ministère des affaires étrangères a fait état, dimanche, de l’interception de missiles iraniens, pour la première fois depuis la trêve d’avril.
« Trump est-il fou ? »
Trump ne devrait-il pas consulter un psychiatre?
Trump est dingue
Demain matin Trump aura inventé un truc nouveau, ainsi vont les fous
Le revirement de Trump sur ses droits de péage : parce qu’il est instable ?
Trump est totalement dingue
Trump est de plus en fou
Bonjour,
Vous êtes nombreux dans ce live à interroger la santé mentale du président américain, Donald Trump.
La santé mentale de M. Trump est scrutée aux Etats-Unis. Ses opposants démocrates et certains de ses anciens alliés la mettent régulièrement en cause.
En avril, les élus du Congrès, sidérés par le langage ordurier et génocidaire employé par le locataire de la Maison Blanche, avaient même évoqué le 25ᵉ amendement de la Constitution américaine, qui permet de déclarer un chef d’Etat inapte et de confier ses pouvoirs au vice-président.
« La question de l’équilibre mental de Donald Trump est à la fois légitime et impossible à résoudre sans une évaluation professionnelle indépendante », affirme notre correspondant à Washington Piotr Smolar.
Vous pouvez retrouver son article sur le sujet – datant d’avril 2026 – en intégralité ci-dessous :
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« Le président des Etats-Unis est un fou » : l’escalade verbale de Donald Trump alimente les interrogations sur sa santé mentale
Le détroit d’Ormuz reste fermé, selon les médias d’Etat iraniens
Le détroit d’Ormuz est impraticable pour la navigation commerciale, rapportent les médias d’Etat iraniens.
Au moins deux navires ont été interceptés par des « tirs de sommation » des gardiens de la révolution au cours des dernières vingt-quatre heures, a rapporté un correspondant de l’agence de presse iranienne Tasnim depuis le détroit, cité par Al-Jazira.
L’Iran et les Etats-Unis s’enfoncent de nouveau dans l’impasse de la guerre
Bonjour, merci pour les infos. Qu’est ce qu’il se passe en ce moment en Israel? Au Liban?
Le 15/07 à 14:21 Urgent
L’armée américaine annonce la fin d’une « série de frappes matinales contre l’Iran »
L’armée américaine a annoncé mercredi dans un communiqué la fin d’une « vague de quatre-vingt-dix minutes » de frappes contre des cibles militaires sur l’île iranienne de Grande Tunb, à l’entrée du détroit stratégique d’Ormuz.
« Les frappes ont encore réduit la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz », a affirmé le commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) dans son communiqué.
Le point sur la situation, mercredi 15 juillet à 14 heures
- L’armée américaine a annoncé avoir lancé une nouvelle « vague de frappes » en Iran, à partir de midi (heure à Paris), avec pour objectif de « réduire encore les capacités militaires des forces iraniennes ».
- La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a de nouveau été visée par les Etats-Unis, comme les environs de ville d’Iranshahr (Sud-Est). Sept militaires y ont été tués dans leur caserne, selon l’armée iranienne, qui a recensé 13 tirs de missiles américains.
- Côté iranien, « plus de 30 civils ont perdu la vie dans les récentes attaques dans le sud du pays », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani. Par ailleurs, plus de 260 personnes ont été blessées, selon Hossein Kermanpour, un responsable du ministère de la santé iranien.
- L’armée de Bahreïn a dit avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire, accusant Téhéran de prendre pour cibles des civils. Les forces armées de Jordanie ont aussi annoncé avoir détruit trois missiles balistiques iraniens.
- Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a estimé que le détroit d’Ormuz restait « trop dangereux pour que les navires commerciaux puissent y transiter ».
- Le corps d’un marin indien, porté disparu à la suite de l’attaque d’un navire marchand dans le détroit d’Ormuz, a été retrouvé, a déclaré mercredi un responsable syndical.
Le détroit d’Ormuz reste « trop dangereux pour que les navires commerciaux puissent y transiter », estime l’Organisation maritime internationale
Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a estimé, dans un entretien avec Bloomberg, que le détroit d’Ormuz restait « trop dangereux pour que les navires commerciaux puissent y transiter ». Quelque 6 000 marins sont toujours bloqués dans la bande de mer, a-t-il précisé, appelant à des mesures volontaires pour y améliorer les conditions de navigation.
M. Dominguez a par ailleurs assuré qu’il n’y avait aucune base légale permettant d’imposer des frais de passage ou un péage sur le détroit d’Ormuz. Et d’ajouter : « Je tiens à souligner la nécessité de respecter le droit international, que les pays suivent les consignes de l’organisation, et que les entreprises ne prennent pas le risque de traverser le détroit, étant donné la volatilité de la situation actuelle ».
L’armée américaine annonce avoir lancé une nouvelle série de frappes sur l’Iran pour « affaiblir davantage [ses] capacités militaires »
« Aujourd’hui, à 6 heures du matin [heure de la côte Est, soit 12 heures, heure de Paris], les forces du commandement central américain ont lancé une série de frappes contre l’Iran », rapporte ce dernier sur X. « Ces frappes visent à affaiblir davantage les capacités militaires que les forces iraniennes ont utilisées pour attaquer des navires marchands dans le détroit d’Ormuz », précise le Centcom.
Ces derniers jours, des échanges de tirs entre les houthistes, soutenus par l’Iran, et l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite reconnu internationalement, font craindre une reprise de ce conflit considéré comme arrêté depuis 2022.
Attaques dans le détroit d’Ormuz : la tension s’étend au Yémen
L’ONU condamne les attaques contre les travailleurs humanitaires et les infrastructures d’aide en Iran
Dans une lettre officielle adressée à la Croix-Rouge iranienne, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a condamné les attaques contre les travailleurs humanitaires, le personnel médical, les ambulances et les infrastructures d’aide.
« La protection du personnel médical, des travailleurs humanitaires et de tous les civils est un principe fondamental du droit international humanitaire », écrit-il, selon l’agence de presse iranienne ISNA.
L’armée de Bahreïn dit avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire
« Les systèmes de défense aérienne (…) ont intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes perfides menées par l’Iran ce matin, mardi », a annoncé l’armée bahreïnie dans un communiqué, accusant Téhéran de viser des civils.
Le corps du marin indien porté disparu après l’attaque d’un navire dans le détroit d’Ormuz retrouvé
Le corps d’un marin indien, porté disparu à la suite de l’attaque d’un navire marchand dans le détroit d’Ormuz, a été retrouvé, a déclaré mercredi un responsable syndical.
Le marin indien Heramb Karmarkar, un ingénieur maritime de 30 ans originaire de Pune (ouest de l’Inde), était porté disparu depuis l’attaque, dimanche, du navire marchand GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, dans le détroit d’Ormuz. « J’ai reçu mardi soir un appel de la compagnie propriétaire du navire m’informant que le corps de Heramb Karmarkar avait été retrouvé par les garde-côtes omanais », a déclaré Manoj Yadav, du syndicat Forward Seamen’s Union of India, à l’Agence France-Presse.
« Cela s’est produit près de soixante heures après que nous avons appris qu’il était porté disparu », a-t-il précisé. Les 23 autres membres d’équipage, dont dix ressortissants indiens, ont été secourus dimanche.
Le commandement central de l’armée américaine (CentCom) accuse l’Iran d’avoir touché le GFS Galaxy, ce qui a entraîné des représailles américaines.
Un soldat israélien condamné à cinq ans de prison pour avoir collaboré avec l’Iran pendant la « guerre de douze jours »
Le tribunal militaire israélien a condamné un soldat à cinq ans de prison pour « des infractions liées à des contacts avec un agent étranger et à la transmission d’informations susceptibles d’être utilisées par l’ennemi », a annoncé l’armée mercredi.
Le soldat a transmis des vidéos montrant des interceptions de missiles pendant la « guerre de douze jours » entre Israël et l’Iran en juin 2025, et « a reçu un paiement en échange », précise le communiqué de l’armée israélienne, ajoutant qu’il avait également partagé plusieurs vidéos tournées dans des zones civiles. Selon le communiqué, le tribunal militaire a souligné « la gravité » des faits, commis par un soldat et alors qu’Israël était en guerre, tout en précisant que les informations transmises n’avaient pas été obtenues dans le cadre de ses fonctions.
Sept militaires iraniens tués dans le sud-est du pays, selon l’armée
L’armée iranienne a annoncé la mort de sept militaires lors de frappes américaines menées ces dernières heures dans le sud-est de l’Iran, en pleine escalade qui met en péril le protocole d’accord avec Washington.
« Ce matin, l’armée terroriste américaine a tiré 13 missiles » sur une caserne située près de la ville d’Iranchahr, à 1 500 kilomètres de Téhéran, a déclaré l’armée dans un communiqué.
« La vengeance pour le sang innocent des martyrs de ce crime est certaine et imminente », écrit l’armée, qui promet « une réponse décisive à cet acte d’agression de l’ennemi américain ».
Plus de 30 civils tués dans le sud du pays, selon le gouvernement iranien
« Plus de 30 civils ont perdu la vie dans les récentes attaques sur le sud du pays », rapporte la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, sur X. « Le gouvernement soutiendra le peuple de toutes ses forces. Le sud de l’Iran est le cœur battant de ce pays. Le sud de l’Iran, c’est l’âme de l’Iran », écrit-elle.
Nouvelles frappes américaines contre Bouchehr, dans le sud-ouest de l’Iran, selon les autorités locales
La ville portuaire de Bouchehr a été visée mercredi matin par des frappes américaines, en pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington, selon les autorités locales. « Trois points de la ville de Bouchehr ont été visés par l’armée terroriste américaine », selon le gouverneur de la province du même nom, cité par l’agence de presse gouvernementale Fars.
Plus de 260 blessés dans la dernière vague d’attaques contre l’Iran
Lors de la dernière vague d’attaques nocturnes contre l’Iran, plus de 260 personnes ont été blessées, parmi lesquelles six mineurs, rapporte Hossein Kermanpour, un responsable du ministère de la santé iranien, sur X. Il ne précise pas le nombre de morts, mais rapporte que deux d’entre eux sont des femmes. « 222 blessés ont été soignés et ont pu quitter l’hôpital », ajoute-t-il.
Le Trésor américain annonce geler « plus de 130 millions de dollars » liés à la Banque centrale d’Iran
Le département du Trésor américain « s’engage à perturber et à entraver les activités financières illicites de l’Iran, notamment son utilisation abusive des actifs numériques », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sur X. Le bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Trésor américain a ainsi sanctionné plusieurs portefeuilles liés à la Banque centrale d’Iran, ce qui a entraîné « le gel de plus de 130 millions de dollars », rapporte-t-il.
L’armée jordanienne rapporte avoir abattu trois missiles iraniens
Les forces armées de Jordanie ont annoncé mercredi matin avoir détruit trois missiles balistiques iraniens, après que l’armée iranienne avait affirmé avoir attaqué une base utilisée par l’armée américaine dans le pays. Les trois projectiles, lancés d’Iran, ont été interceptés après être entrés dans l’espace aérien de la Jordanie, d’après un communiqué de l’armée.
Bahreïn : les gardiens de la révolution iraniens disent avoir visé les installations de la 5ᵉ flotte navale américaine
Les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé mercredi matin avoir visé des installations de la marine américaine à Bahreïn, a rapporté la télévision d’Etat après l’annonce de frappes américaines en Iran. Selon cette source, l’armée idéologique iranienne a frappé des entrepôts d’équipement militaire, des sites de stockage de carburant ou encore un centre de commandement de la 5ᵉ flotte des Etats-Unis.
Le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains, dit Téhéran
Les gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mercredi que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains et ont menacé de verrouiller d’autres voies d’exportations stratégiques, dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat iranienne.
Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer ses ports. « Les opérations de représailles des combattants se poursuivront, et le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs actes d’agression », a fait savoir le corps des gardiens de la révolution (IRGC).
« L’ennemi (…) doit également s’attendre à la fermeture d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés, ont-ils poursuivi. Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne. »
Les forces iraniennes reconnaissent avoir attaqué des cibles américaines en Jordanie et au Koweït
Les forces iraniennes ont reconnu, mercredi matin, avoir frappé des sites américains au Koweït ainsi qu’en Jordanie, selon la télévision d’Etat, après que les Etats-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran.
En Jordanie, l’armée iranienne a mobilisé des drones contre des hangars utilisés par les forces américaines sur la base Al-Azraq, et contre une installation abritant des chasseurs F-18, selon un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.
Au Koweït, les gardiens de la révolution y ont frappé le centre logistique de Mina Abdullah utilisé par l’armée américaine, affirme un autre communiqué.
Le Koweït fait face à des attaques hostiles de drones, rapporte son armée
L’armée koweïtienne a dit faire face à des « attaques hostiles de drones » iraniens dans la nuit de mardi à mercredi, après que les Etats-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran. « Tout bruit d’explosion entendu résulte de l’interception de ces engins hostiles par les systèmes de défense aérienne », a précisé l’état-major de l’armée sur X.
Sirènes d’alerte aérienne à Bahreïn
Les sirènes d’alerte aérienne ont été déclenchées à Bahreïn dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministère de l’intérieur, alors que les Etats-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran mardi. « La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche », a écrit le ministère sur X.
Téhéran a visé une base militaire en Jordanie, selon une agence de presse officielle iranienne
L’Iran continue à riposter aux frappes américaines en s’en prenant à des installations américaines au Moyen-Orient. Selon l’agence de presse officielle IRNA, une base militaire abritant des avions de combat en Jordanie a notamment été visée dans la nuit de mardi à mercredi. Selon l’agence de presse iranienne Islamic Republic of Iran Broadcasting, la base visée est celle d’Azraq, qui abrite des unités militaires de plusieurs pays, dont les Etats-Unis.
Donald Trump a affirmé mardi sur Fox News qu’il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine si aucun accord n’était conclu avec Téhéran. « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car, la semaine prochaine, ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine, ce sera au tour des ponts », à moins que les Iraniens ne « s’assoient à la table des négociations », a déclaré le président américain.
Le gouvernement américain a annoncé, mardi, renforcer ses sanctions contre le secteur pétrolier iranien, en visant en particulier les infrastructures de transport, dont une cinquantaine de personnes et entités liées au réseau du magnat du pétrole Mohammad Hossein Shamkhani. Les sanctions ciblent notamment des citoyens iraniens disposant également de passeports dominiquais, des personnes basées à Dubaï mais aussi un citoyen danois et une Italienne, selon le département du Trésor.
Une dizaine de navires liés à M. Shamkhani sont également visés, tandis qu’une dizaine d’autres bateaux étaient déjà concernés par des sanctions. « Le régime iranien survit grâce à la tromperie et le réseau Shamkhani est l’un de ses moteurs les plus rentables. Le département du Trésor ferme les infrastructures financières qui permettent au régime de continuer à menacer la sécurité nationale américaine et le transport mondial », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cité dans un communiqué.
Mohammad Hossein Shamkhani est le fils d’Ali Shamkhani, proche conseiller de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Ces derniers ont tous deux été tués en février, au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. L’homme d’affaires serait également lié au Tagor, un pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe qui avait été arraisonné par la marine française dans l’Atlantique au début de juin, selon le site Opensanctions.org.
Les sanctions américaines impliquent le gel de l’ensemble des avoirs détenus directement ou indirectement par les personnes ou des entreprises ciblées aux Etats-Unis. Elles interdisent également aux entreprises et aux citoyens américains de commercer avec elles, de même que les entreprises étrangères disposant de filiales aux Etats-Unis ou utilisant le dollar dans leurs échanges.
Selon Washington, le réseau Shamkhani, qui opère entre l’Iran et les Emirats arabes unis, contourne les sanctions grâce à un groupe de sociétés de conseil et de transport maritime en apparence légitimes qui gèrent tous les aspects de la flotte du réseau. L’année dernière, les Etats-Unis avaient déjà sanctionné des entités liées à ce réseau, ainsi que les navires appartenant à la flotte commerciale du fils Shamkhani.
Jean Mich