Je reprends cette info postée par Rémy Petit, chercheur à l’INRAE (Centre de recherches forestières de Pierroton), sur LinkedIn, et qu’il me semble utile de diffuser.
Il rappelle que le massif de pins qui brûle aujourd’hui a été planté au XVIIIe et XIXe siècles «dans une vaste zone humide qui a dû être drainée pour cela, d’abord avec des bêches, puis de nos jours avec des pelleteuses. On voit cette zone immense de landes humides sur cette belle carte réalisée un an après la Révolution française. Il est plus que temps de commencer à dé-drainer, ce qu’essaye d’encourager le Parc Naturel des landes de Gascogne, sans être trop soutenu jusqu’ici.»
La plupart de nos «forêts» sont des exploitations industrielles de bois. Il est essentiel que l’incendie laisse place au retour d’un milieu naturel, diversifié, qui est intrinsèquement beaucoup plus résilient.
Note pour la Wallonie : allons-nous être capable de comprendre la leçon et faire reculer l’épicéa, qui lui aussi a drainé tant de zones humides et est tellement vulnérable à l’incendie ? Ça pourrait être un bel enjeu à mettre à l’agenda (en soutien aux militants qui depuis toujours se battent pour défendre les milieux naturels).
