Amilure attaque la dérogation préfectorale « Forêts »

 Claudy Api

La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a publié le 8 juin un arrêté qui approuve le document cadre sur les installations photovoltaïques au sol.

Sur le papier, ce texte est censé limiter les projets photovoltaïques au sol sur les zones dites « incultes » ou « non exploitées ». Mais la préfète a visiblement estimé que ces zones ne suffisaient pas aux ambitions énergétiques du département. Elle vient d’adosser une dérogation au document cadre qui lève l’interdiction d’installer de nouveaux projets en pleine forêt, alors que les forêts sont normalement exclues du document cadre à l’échelle nationale.

En supprimant ces protections, la préfète rend potentiellement exploitables de grandes surfaces forestières du département, notamment la plupart des forêts communales et domaniales qui relèvent du régime forestier, ainsi que les forêts privées qui ont un plan de gestion durable.

Des milliers d’hectares de forêts sont donc menacés par cet arrêté préfectoral.

Jugeant cette décision inacceptable, Amilure a décidé d’attaquer cette dérogation préfectorale devant le tribunal administratif de Marseille, pour en demander l’annulation. Cette démarche sera menée préférentiellement avec les autres associations départementales de défense de l’environnement qui souhaitent rejoindre ce combat.

Nous restons donc pleinement mobilisés et vous tiendrons informés des prochaines étapes de la procédure.

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Mise à jour du 29 juillet 2026 : Plusieurs associations ont décidé de contester devant la justice la décision préfectorale approuvant le document-cadre ainsi que la dérogation relative aux forêts. Dans ce contexte, Amilure a choisi de faire front commun, pour une meilleure efficacité du recours. Amilure a donc rejoint comme partie « demanderesse » le recours engagé par plusieurs associations départementales et nationales. A la date de cette mise à jour, y participent le Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA), l’association Hélichryse, AVES France (Agir pour le Vivant et les Espèces Sauvages), l’Association Nationale pour la Biodiversité (ANB), et l’Association Agriculture Paysanne, Environnement, Prévention des Risques Industriels (AEPI).

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Image d’en-tête : Préfecture de Digne @Georges Seguin sous licence Creative Commons BY-SA 3.0

2 août 2026 15:37 (il y a 1 jour)

À cci : moi
 

MAIS :

Attention à rester toujours vigilants, car les « salopards » ne lâchent jamais facilement le « morceau »… (comme on peut aussi le voir avec les pesticides…😡🤬 )
S’ils sont empêchés à tel endroit ils s’en prendront à un autre, ou d’une autre façon… Surtout quand ils sont aidés par les Etats ….
pour preuve ici :
On vit dans un monde où les Etats servent les intérêts privés des Multinationales, au lieu de défendre leur peuples, et les biens communs publics….
 
Quand va-t-on y mettre fin !!!???