Trump vient d’annoncer triomphalement « le plus grand accord de l’histoire sur le pétrole » signé avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez. Ce pseudo-accord dicté par Washington accorde le contrôle de réserves pétrolières évaluées à 65 milliards de dollars aux États-Unis. L’État vénézuélien en reste propriétaire juridiquement, mais cette propriété est de toute évidence purement théorique. Depuis, l’enlèvement du président Maduro en mai 2025 par les troupes américaines, les dirigeants du Venezuela, Rodríguez en tête, malgré leurs discours sur le socialisme et la patrie, se sont soumis à Trump. La « bolibourgeoisie », cette couche sociale enrichie sous la dictature qui a succédé à Chavez, pourra ainsi conserver ses privilèges et percevoir des royalties. Toutefois, Trump se vante un peu vite, car il n’est pas du tout certain que ce système fonctionne. Il faudrait commencer par remettre en état les raffineries et les sociétés pétrolières hésitent à investir dans un pays délabré et instable. D’autant qu’il n’est pas certain que les travailleurs et la population du Venezuela soient aussi dociles que Rodríguez.
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Ci-dessous : Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Vénézuela et Chris Wright, ministre à l’énergie de Trump, main dans la main pour organiser le pillage.