On a l’impression de se faire avoir tout le temps » : Corinne Masiero (62 ans) refuse de vivre à Paris et préfère son Nord natal
Loin des projecteurs de la capitale, la comédienne affirme haut et fort son ancrage dans son territoire d’origine. Face aux exigences du milieu artistique, elle privilégie la simplicité d’un cadre de vie fidèle à ses convictions. Cette liberté de choix illustre un refus catégorique des conventions imposées par le monde du spectacle.L’attachement aux racines régionales constitue un ancrage essentiel pour de nombreuses personnalités du monde culturel. Choisir de résider loin de la métropole parisienne témoigne d’une volonté affirmée d’authenticité et de simplicité quotidienne. Face à la cherté de la vie urbaine, conserver un mode d’existence autonome permet de préserver son équilibre personnel. Ces arbitrages géographiques reflètent des valeurs sociales fortes et une indépendance précieuse. Cette cohérence de vie garantit un ancrage territorial et une liberté préservée.
Des raisons d’un refus catégorique de la vie parisienne
Un rejet explicite de la cherté de la capitale
À environ 2h30 de route de Paris, la comédienne installée à Roubaix assume pleinement son choix géographique. Lors de son passage dans l’émission Quelle époque ! Sur France 2, elle déclarait sans détour : « Ça me fait chier de vivre à Paris puisque je suis pas de Paris. Et que c’est trop cher. On a l’impression de se faire avoir tout le temps quand t’achètes n’importe quoi. Vivre dans 10m2, moi ça me soule ». Cette franchise résume son rejet de la pression financière parisienne. Ce franc-parler illustre une lucidité financière et un refus du superflu.
Souvenirs d’enfance et lutte contre la glottophobie
Née à Douai, l’actrice a rapidement été confrontée aux préjugés liés à ses origines sociales et géographiques. Elle se souvient encore des moqueries subies au collège : « C’est en changeant de collège qu’on m’a dit ‘arrêtes d’avoir l’accent du Nord, c’est sale’. Ça s’appelle la glottophobie ». Épanouie en couple depuis plus de 20 ans, elle transforme ces blessures passées en une force militante au quotidien. Cette fierté régionale soutient un engagement sincère et une identité assumée.
Un rôle marquant lié à son histoire personnelle
À l’affiche du téléfilm Boomerang diffusé sur France 2, la comédienne incarne une employée en CDD victime d’agression sexuelle sur son lieu de travail. Ce rôle résonne intensément en elle, rappelons qu’elle a elle-même été victime de violences sexuelles au cours de son parcours. Son compagnon Nicolas Grard l’accompagne dans ses choix artistiques engagés et ses prises de position publiques. Cette interprétation poignante confirme une sensibilité artistique et un courage exemplaire.
Un projet immobilier solidaire et communautaire dans le Nord
Installation à venir près de Boulogne-sur-Mer
L’actrice prépare une nouvelle étape de sa vie de famille dans le Pas-de-Calais. Elle a confié au Journal du Dimanche son projet d’investir une maison « située près de Boulogne-Sur-Mer » qu’elle « occupera avec une dizaine de personnes une fois les travaux finis ». Ce lieu vise à rassembler des proches autour de valeurs de partage, souligne Purepeople. Cet aménagement novateur favorise un esprit d’entraide et une convivialité durable.
Un lieu collectif mêlant art, soin et accueil
Ce projet ambitieux cherche à développer des activités variées centrées sur la création et le bien-être humain. La comédienne précise les contours de cette initiative : « On cherche d’autres endroits pour s’agrandir. On veut construire un studio d’enregistrement, un cabinet de naturopathe, une résidence d’artistes, une autre pour accueillir des gens dans le besoin ». Cette démarche d’habitation partagée incarne une volonté de mixité sociale et créative. Ce havre d’accueil offre un soutien concret et un espace de création.
Préserver l’intimité au sein du collectif
Malgré la dimension communautaire de l’initiative, la comédienne tient à maintenir des frontières claires pour préserver sa tranquillité. Elle précise que « chacun » aura son espace « pour pouvoir faire la gueule pendant trois semaines sans être emmerdé ». Cette organisation garantit l’équilibre entre vie sociale et besoin de solitude. Cette structure pensée sur mesure assure un respect de l’intimité et une harmonie collective.