POURQUOI LES SONDAGES POUR MARINE LE PEN SONT TOUJOURS PLUS HAUT QUE LE VOTE REEL ET POURQUOI MARINE LE PEN VA CONTINUER A BAISSER EN S’APPROCHANT DE LA DATE DU SCRUTIN ?
Le décalage entre les intentions de vote et le vote réel pour Maine Le Pen à 8 mois des élections est simplement du au fait que les organismes de sondage ne tiennent compte que des sondés qui sont sûrs à 100% d’aller voter le jour du scrutin. Tous les autres sont éliminés, même s’ils sont sûrs à 90%.
Or ceux qui sont sûrs d’aller voter à 100% et qui savent pour qui, à 8 mois des élections, sont les électeurs riches, âgés et réactionnaires, de droite ou d’extrême-droite. Les électeurs de gauche, jeunes ou des classes populaires ne se sentant pas représentés ou mal représentés, baignant plus dans une culture générale d’abstention que les premiers. Cela fait que les sondages réalisés dans ces conditions sont des sondages établis surtout dans l’électorat de droite et d’extrême-droite. Ce qui donne par exemple le résultat totalement absurde du 2e tour où Marine Le Pen ferait 65% et Jean-Luc Mélenchon 35%. En fait ce résultat est probablement plus proche du nombre de personnes qui sont sondées à droite/extrême-droite et de celui qui l’est à gauche, 65% de gens interrogés à droite/extrême-droite et 35% à gauche, que de la réalité du résultat final le jour du scrutin..
Plus on approche du scrutin, plus les électeurs de gauche et des classes populaires se décident à aller voter, et ceux du RN ne bougeant pas, la proportion du vote pour Marine Le Pen baisse progressivement. Le plus souvent, pour les dernières élections, ce sont les derniers jours ou même les dernières heures, que les électeurs de gauche se décident finalement à aller voter.
Et là tout bascule.
Et c’est souvent là, que tout d’un coup le vote pour Mélenchon monte brutalement.
Mais, allez-vous dire, il y a l’échantillon dit représentatif de la population française que les instituts de sondage, disent respecter à chaque sondage. Oui, c’est vrai, mais ils respectent cet échantillon représentatif, avant d’avoir éliminer par leur obligation de certitude de vote à 100% tout un tas de gens, jeunes, de gauche, des classes populaires, qui fait qu’une fois le tri fait, l’échantillon n’est plus représentatif que des classes riches, âgées et réactionnaires.
Les instituts de sondage savent tout cela mais continuent à faire comme s’ils donnaient la réalité du jour du scrutin (ils disent bien sûr que le résultat ne vaut que pour le jour où est fait le sondage, mais c’est juste pour se couvrir parce que les gens, eux, ne savent pas que ce sondage représente surtout un sondage de la partie droite de l’électorat) parce qu’ainsi, ils tentent d influencer le vote.
Alors, est-ce que le calcul de LFI est juste qui explique pour sa part que puisqu’en 2022 à cette date, Mélenchon, faisait entre 8 et 13% dans les sondages, et qu’il fait aujourd’hui entre 13 et 19%, il fera en 2027 bien plus que les 22% de 2022 ? Non, puisque tout dépend de la participation des jeunes, des classes populaires dans les sondages aujourd’hui. Et qu’elle n’est pas indiquée par les sondeurs. Si cette participation était la même maintenant qu’en 2022, le raisonnement serait juste (indépendamment des mobilisations réelles le jour du scrutin). Mais si on admet que la moyenne en 2022 à cette date pour Mélenchon était de 10% et aujourd’hui de 16%, alors qu’on est passé le jour du scrutin en 2022 à 22%, on devrait passer cette année à plus de 32% au premier tour !. Cela parait tellement exagéré que LFI n’ose pas le dire. Il est donc probable vu les enjeux de ce scrutin et la mobilisation plus importante déjà maintenant autour de LFI cette année qui se voit notamment aux participations à ses meetings, que la mobilisation déjà présente maintenant 8 mois avant sera du coup relativement moindre au moment du scrutin. En tous cas, cela n’appartient plus à des raisonnements mathématiques comparatifs par rapport à 2022 mais à l’importance que peut avoir une mobilisation précoce du milieu LFI proche actuel comme entrainement sur un milieu plus large qui d’habitude s’abstient. Comme la mobilisation des jeunes en 2024 pour les législatives avait entraîné l’électorat de gauche faisant passer la gauche en premier au moment du scrutin et le RN en 3e alors que 29 sondages sur 29 avaient prédit le RN en tête. Il est bien probable qu’on aura quelque chose de semblable vu les fortes mobilisations en cours autour de Mélenchon et pour le moment la faible mobilisation autour du RN qui ne réunit pas grand monde dans ses meetings.
Ou alors on aura un scrutin inédit du fait du très fort soutien de la grande presse, d’une partie du grand patronat et du système qui poussent comme jamais le RN sans oublier de leur part de possibles provocations de dernière minute, genre attentat ou assassinat islamiste, mais à l’inverse, parce que la tension est plus grande, une mobilisation populaire d’autant plus possible et d’autant plus grande que la ficelle sera trop visible et le soutien du patronat trop évident, sortant de laa soit-disant neutralité du processus électoral.
Et puis surtout, il ne faut pas oublier les mobilisations de rue et grévistes possibles avant tout cela mais en liaison avec tout cela, avec toute cette situation à l’esprit, pour battre le budget austéritaire de Lecornu, pour défendre les services publics, augmenter les salaires, parce que beaucoup auront compris au fond d’eux-mêmes que pour avoir d’autant plus de chances de battre Le Pen demain, il faut être dans la rue maintenant et donc battre Lecornu aujourd’hui et pour cela commencer à se mobiliser du 26 au 29 septembre autour des pompiers, de l’urgence climatique et de la fonction publique.
On avait senti un tel début de mobilisation autour des pompiers et de leur journées de lutte hors de l’habitude les 26, 27, 28 et 29 septembre. Les directions syndicales n’ont pas voulu embrayer là-dessus et la direction de la CGT a bien précisé : on ne se mobilise que le 29 pour la fonction publique, pas avec les pompiers ou la société civile pour le climat les 26, 27, 28 et 29.
Mais ces dates là pourraient bien trouver le même écho que le 10 septembre l’an passé, préparer le tous ensemble, d’autant plus motivé qu’il préparera aussi la chute de Marine Le Pen.
Alors pour battre Le Pen, tous dans la rue du 26 au 29 septembre pour battre Lecornu !