La Rochelle :
https://www.ici.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime-17/la-rochelle/prix-des-carburants-petite-mobilisation-a-la-rochelle-au-rassemblement-place-de-verdun-une-cinquantaine-de-personnes-4429178
L’appel au rassemblement et à la manifestation contre le prix des carburants trop haut a été peu suivi ce mardi à La Rochelle. Une petite cinquantaine de personnes était présentes, essentiellement des retraités en provenance de l’agglomération.
Cinquante personnes au plus, c’est finalement une petite chambrée qui s’est rassemblée ce mardi matin place de Verdun à La Rochelle à l’appel d’un collectif qui entend protester contre le prix trop cher du carburant. Parmi les personnes présentes, il y a avait essentiellement des retraités, de La Rochelle, mais aussi de communes de l’agglomération ou de la deuxième couronne, comme Chantal qui s’est déplacée du Thou.
« Avec ces hausses, il y a du profit, et l’état ne baisse surtout pas les taxes »
» Je roule au diesel, et je me dis que c’est trop facile d’attribuer aux guerres actuelles l’augmentation du prix du carburant. C’est de la foutaise, il y a du profit et l’état ne baisse surtout pas les taxes. Là, je suis venue avec des voisins mais en TER à La Rochelle, pas en voiture, parce que avec du gasoil, cela coûte trop cher, sans compter le parking. Là le train c’est parfait. J’espère que cela bougera plus le 17 octobre, avec en plus des actifs dans la rue. C’est en bougeant aujourd’hui, que l’on pourra faire changer les choses pour demain. »
« Là on n’est pas assez, on est ridicules ! »
Un peu plus loin Dominique, 79 ans, vient de l’Houmeau, surpris par la faible mobilisation à La Rochelle. « Oui je suis très déçu. Tout le monde est mécontent, et là il n’y a personne. Venir manifester, ce ne veut pas dire mettre le bazar derrière, tout casser. C’est juste faire de la masse, être présents. Là on est ridicule. »
Pour Flavien, initiateur du mouvement, un rochefortais de 30ans, ce n’est pas un échec, en tout cas, il ne voit pas les choses de cette manière. « Moi j’avais prévu d’être seul. En fait il faut être réaliste aujourd’hui. Une première mobilisation ne rassemble pas des centaines ou des milliers de personnes. Surtout en France, où on est plutôt résigné, il faut les faire changer de camp, et être combatif. On ne peut pas avoir des gens combatifs dès la première mobilisation, ce n’est pas possible. »
Flavien avait 22 ans en 2018 lors du mouvement des gilets jaunes, pour lui six ans après, cela n’a pas bougé. « Cela a en fait empiré, je serai dans la rue aussi pour la manifestation nationale du 17 octobre. » Mais avant, il renouvelle un appel à manifester à La Rochelle ce dimanche à midi, avec un rendez-vous toujours place de Verdun.