Echec de Poutine, pas seulement sur le front, mais sur toute la ligne
Le dictateur russe croyait qu’en s’acharnant à frapper, de la façon la plus sauvage qui soit, fasciste en clair, les infrastructures civiles ukrainiennes en leur imposant ainsi l’un des hivers les plus rudes, il obtiendrait des Ukrainien.ne.s qu’ils et elles crieraient pitié, nous nous rendons, soldats, vous n’avez pas démérité, mais, cela suffit …nous préférons céder tout ce qu’il faut de notre territoire à la Russie. Tout le territoire même puisque c’est ce qu’elle veut. Nous sommes prêt.e.s à passer sous son joug impérialiste-fasciste. Nous avons perdu…
Eh bien, comme le montre ce sondage, c’est tout le contraire que le fou furieux du Kremlin produit et cela parce qu’il méconnait absolument ce qu’est la force mentale d’un peuple comme celui d’Ukraine qui n’oublie rien d’un passé fait de négation totalitaire, criminelle, de son identité profonde. Les monstruosités qui lui sont actuellement imposées, actualisent celles qu’il a fallu subir hier et préfigurent ce que signifierait passer sous le joug de la barbarie poutinienne. Le peuple d’Ukraine renoue avec ce qu’au XVIIIe siècle, les peuples américains et français en lutte pour leur émancipation ont ressenti en inscrivant sur leurs bannières leur refus de baisser les bras, du « Give me liberty, or give me death! » (Patrick Henry) de l’indépendance américaine à la « La liberté ou la mort » des révolutionnaires français de 1793…
Pour résumer, c’est d’échecs, au pluriel, de Poutine qu’il convient de parler car ces 77% d’Ukrainiens, qui persistent à déclarer, sous le déluge de feu qui s’abat sur eux au quotidien, leur volonté de résister par les armes à l’envahisseur russe, réduisent à néant le minable et misérable calcul du criminel de guerre : le peuple ukrainien n’est et ne sera pas la variable d’ajustement permettant de surmonter son échec militaire sur le front ! Ce qui est une façon de le renvoyer à la situation désastreuse qu’il est en train de créer dans son propre pays par son incapacité à y contrer les frappes ukrainiennes affaiblissant l’économie de guerre. Et détruisant à petit feu sa crédibilité politique auprès de sa propre société, se vivant comme le dindon de la farce d’une victoire militaire garantie, de plus en plus consciente, quelle est, que c’est bien plutôt la défaite militaire qui se dessine. Au prix d’un exorbitant bain de sang national (500 000 tués depuis le début de la guerre !) qu’il lui est proposé de continuer à accepter !
Lecture ci-dessous recommandée à celles et ceux qui ne comprennent pas tout ce qu’ils et elles doivent à la résistance armée du peuple ukrainien contrant, malgré des pertes humaines et des destructions exponentielles, un impérialisme russe décidé à aller de l’avant pour gagner du territoire européen. Projet, explicité à maintes reprises et conforme à cette sortie de Poutine en 2016 lors d’une cérémonie de la Société russe de géographie : « les frontières de la Russie ne se terminent nulle part ». Il avait ajouté « c’est une blague » ! Il en coûterait cher de le croire, la preuve par la guerre en Ukraine, son occupation de la Transnistrie en Moldavie, d’une partie de la Géorgie et toutes les provocations terroristes qu’il multiplie, en ce moment même, en Europe.
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Traduit de l’ukrainien par Ollivier pour le RESU.
Sondage : 77 % des Ukrainiens sont favorables à une résistance armée face à la Russie malgré la menace qui pèse sur les infrastructures énergétiques cet hiver
STANISLAV POHORILOV — Ukrainska Pravda, 15 septembre 2026
Un sondage a révélé que 77 % des Ukrainiens estiment que même si la Russie tente d’attaquer les infrastructures énergétiques en hiver pour priver les citoyens d’électricité, de chauffage et d’assainissement, l’Ukraine devrait poursuivre sa résistance armée à l’agression russe.
Source : une enquête menée par l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), du 21 août au 10 septembre 2026.
Détails : Par ailleurs, 12 % estiment que, dans de telles circonstances, l’Ukraine devrait accepter toutes les demandes russes, même si cela équivaut à une capitulation.
11 % supplémentaires n’ont pas pu se décider.
L’enquête a révélé que dans toutes les régions, une majorité d’habitants – de 83 % à Kyiv à 68 % dans l’est – estiment que l’Ukraine devrait poursuivre sa résistance armée malgré tout.
Les sociologues notent que Kiev affiche le chiffre le plus élevé de toutes les régions, malgré la poursuite des frappes de missiles et de drones russes.
À titre indicatif : l’enquête KIIS a été menée du 21 août au 10 septembre 2026 par téléphone dans toutes les régions d’Ukraine contrôlées par le gouvernement. Au total, 1 003 personnes âgées de 18 ans et plus, résidant en territoire contrôlé par le gouvernement au moment de l’enquête, ont été interrogées.
Dans des circonstances normales, la marge d’erreur formelle pour un tel échantillon (avec une probabilité de 0,95 et en tenant compte d’un effet de conception de 1,3) ne dépasserait pas 4,1 % pour des chiffres proches de 50 %, 3,5 % pour des chiffres proches de 25 %, 2,5 % pour des chiffres proches de 10 % et 1,8 % pour des chiffres proches de 5 %.
En temps de guerre, outre la marge d’erreur formelle mentionnée, il existe un certain degré de biais systématique