Luttes invisibles :
LE CLIMAT SOCIAL SE RÉCHAUFFE : UN MOUVEMENT GÉNÉRAL DE RAS-LE-BOL EST EN TRAIN DE PRENDRE CORPS
Après les mobilisations des 13 et 14 septembre à Radio France puis du 15 septembre chez les étudiants et enseignants du supérieur et aussi chez les électriciens, les chimistes, la santé ou bien aussi chez les agriculteurs la semaine dernière mais encore hier et aujourd’hui dans le Cantal et en Ardèche, ce sont les pécheurs qui à leur tour hier à Fos-sur-Mer ou Port-la-Nouvelle et encore aujourd’hui à Frontignan ont bloqué les ports pour dénoncer la hausse du prix de l’essence. Des action qui pourraient bien continuer dans les jours qui viennent et passer à une étape supérieure de mobilisation avec les mouvements continus du 26 au 29 septembre avec les citoyens pour le climat le 26, les pompiers qui occupent la place de la République à Paris les 27 et 28 et organisent une marche nationale sur Paris le 29 en même temps qu’il y aussi ce jour-là, le 29, une journée de grève de la fonction publique qui s’annonce bien suivie. Cela pousse à la possibilité d’un tous ensemble – qui est dans beaucoup d’esprits en bas mais nulle part en haut – pouvant bien être le signe avant-coureur d’un mouvement général de ras-le-bol qui est en train de prendre corps et pourrait se concrétiser encore plus le 17 octobre autour de l’appel des Gilets Jaunes, si le mouvement n’est pas encore assez fort du 26 au 29 et si les directions syndicales n’y donnent pas de suite. Un appel des Gilets Jaunes qui trouve un écho et des relais pas vu depuis longtemps avec aussi ton de radicalité – parfois « prendre l’Elysée »- qui donne une tonalité politique à un mouvement social qui cherche justement cette issue politique dans la rue pour ne pas la limiter à « bien voter » en 2027, qui cherche à participer avec ses propres moyens d’action à la lutte contre le fascisme et contre l’amplification de l’oppression social par le grand patronat qui lui est liée.