A l’occasion de la « Journée internationale de la paix », le 21 septembre, un court texte du Réseau syndical international de solidarité et de luttes ; réseau coordonné par CSP Conlutas (Brésil), SOLIDAIRES (France), CGT (Etat espagnol), CUB (Italie).
Document
Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur détermination à lutter pour la paix. Partout. Toujours. Mais les peuples ne peuvent confier la paix à ceux qui déclenchent, organisent, soutiennent les guerres, en premier lieu les états colonialistes.
Ce qui se passe depuis des années en Palestine ou en Ukraine le démontre encore une fois.
La paix voulue par Israël et les Etats-Unis d’Amérique en Palestine, c’est l’annexion complète des territoires palestiniens et au-delà (Liban,…). La paix voulue par la Russie et les Etats-Unis d’Amérique en Ukraine, c’est l’annexion de territoires ukrainiens et l’imposition du régime totalitaire en vigueur en Russie.
Leur « paix », c’est le génocide, la colonisation, la répression. Leur « paix », c’est la guerre ! Pour le capitalisme mondial, la guerre est un marché et un outil de reconfiguration géopolitique.
L’objection de conscience, le refus de servir les armées, le respect des droits démocratiques des soldats sont des droits inaliénables. La « défense nationale », c’est préparer et organiser l’affrontement entre Etats, armées, milices ; une véritable défense collective des populations inclue les questions sociales, politiques, économiques, tout ce qui fédère réellement une collectivité. Qui décide, qui contrôle, sont des questions primordiales. En partant des réalités et pas de manière abstraite, le mouvement syndical, les mouvements sociaux doivent se réapproprier les débats autour des processus visant à œuvrer pour l’abolition des armées, le désarmement et l’élimination des structures de domination.
Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes ne découpent pas leur solidarité internationale. Nous sommes solidaires des peuples agressés, partout dans le monde. Nous soutenons celles et ceux qui résistent aux régimes liberticides, au colonialisme, à l’oppression. Nous le faisons à partir de ce que nous disent les mouvements sociaux sur place, lorsque ceux-ci n’ont pas été totalement réduits à néant par la répression ; avec les forces démocratiques et progressistes en exil parfois. Avant tout avec les organisations syndicales et populaires qui organisant la solidarité, la résistance, la défense des intérêts de notre classe sociale, … la vraie lutte pour la paix ! Notre réponse n’est ni la militarisation ni l’alimentation de la machine de guerre impérialiste, mais la solidarité de classe active.
C’est pourquoi nous continuerons à développer les délégations en Palestine, en Ukraine, mais aussi partout où c’est possible, pour rencontrer les syndicats indépendants, des travailleurs et travailleuses, des populations en résistance pour discuter avec elles des vraies conditions et possibilités de paix.
Soutien aux syndicats indépendants, aux organisations de travailleurs et travailleuses de Palestine, d’Ukraine, d’Iran, du Soudan, de RD Congo, du Sahara, du Venezuela, de Colombie, d’Argentine, etc. !
Au Moyen-Orient, en Europe, au Proche-Orient, en Afrique, en Amériques, partout dans le monde, partons des situations concrètes pour mettre en œuvre les réponses concrètes ! La paix ne doit pas être un slogan sans suite ni entériner les agressions impérialistes, directes ou indirectes. La paix, ce n’est pas le renforcement de budgets militaires incontrôlés au détriment des services publics. La paix, ce n’est pas le renforcement de la militarisation des Etats ni le renforcement des oppressions, mais la lutte pour l’émancipation sociale et la fin des discriminations.