Je tiens d’abord à féliciter nos quatre camarades réélus en Dordogne avec Marie Claude Varaillas, dans les Bouches du Rhône avec Jérémy Bacchi, dans les Côte d’Armor avec Gérard Lahellec et en Seine Maritime avec Céline Brulin.
Le fait de la soirée, c’est l’arrivée d’un groupe RN avec leur alliés UDR au Sénat. Ce n’est malheureusement pas une surprise. C’est le fruit d’années de banalisation de leurs idées et de renoncements d’une grande partie de la droite républicaine.
Après avoir déroulé le tapis rouge aux idées lepénistes dans l’hémicycle sur l’immigration, la sécurité, ou encore le droit au logement, une partie de la droite et du centre leur a ouvert la porte. Aujourd’hui, le RN entre institutionnellement au Palais du Luxembourg.
Ce n’est pas une simple « représentation démocratique”, c’est une progression de celles et ceux qui divisent le pays, stigmatisent les étrangers, attaquent les services publics et le droit du travail et veulent mener une guerre sociale contre les chômeurs, les syndicalistes et toutes celles et ceux qui résistent.
Nous le voyons déjà dans les mairies RN : attaques contre les associations, les fonctionnaires, les plus modestes.
L’alerte doit être générale et nous ne devons pas banaliser cette arrivée au Palais du Luxembourg au côté d’un groupe important à l’Assemblee Nationale.
Tout doit être mis en œuvre pour leur barrer la route dans leur appétit de victoire présidentielle.
Au Sénat, nous ne les laisserons pas imposer leur agenda. Avec mon groupe CRCE-K, je continuerai à défendre l’égalité républicaine, la fraternité humaine, mais aussi les services publics et être au côté de toutes les luttes sociales. Je serai à l’offensive et combatif pour dénoncer la porosité qui peut exister entre les extrêmes droites et une partie de la droite dite républicaine.
Pour moi, aucune compromission, ni “dialogue” avec ceux et celles qui veulent une France ethnique et inégalitaire.
Le combat continue, la résistance est plus nécessaire que jamais !