Milei n’est pas le bienvenu à Paris !

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Par aplutsoc le 30 septembre 2026
Que vient faire Javier Milei à Paris ?
Du 30 septembre au 2 octobre, le président d’extrême droite argentin présente à Paris « l’Argentina Week », entouré de ministres, de patrons et d’une douzaine de gouverneurs. Derrière la vitrine offerte aux investisseurs se joue un marchandage de politique intérieure. Dans ses bagages : un voyage sans gloire à New York, une crise financière qui redémarre et une pauvreté qui explose.
Le 1er septembre, une cinquantaine d’élus, d’intellectuels et d’artistes – parmi lesquels les élus parisiens Rodrigo Arenas et Geneviève Garrigos, l’acteur Nahuel Pérez Biscayart, l’avocate Sophie Thonon, l’écrivain Santiago Amigorena -, ont lancé une pétition sur Change.org demandant à la Ville de Paris de déclarer Javier Milei persona non grata pendant son séjour, du 30 septembre au 2 octobre, et de lui refuser toute réception ou distinction officielle. Elle dépasse aujourd’hui les 3 400 signatures.
Le texte dénonce l’austérité, la destruction de 411 000 emplois formels, les coupes dans la santé, l’éducation et la recherche, la répression des manifestations de retraités, le négationnisme d’État sur les crimes de la dictature. Il pointe aussi la Maison de l’Argentine de la Cité internationale universitaire, où le directeur Santiago Muzio nommé en 2024 par Milei, a expulsé des résidents, retiré une plaque à la mémoire des victimes de la dictature et accueilli des réunions de l’extrême droite européenne. Le 13 septembre Santiago Muzio a démissionné ! Cette première victoire prouve que la mobilisation des résidents de la Maison, la pression citoyenne et associative, la vigilance de la presse et la solidarité internationale peuvent faire reculer les projets autoritaires, surtout quand ils s’exportent jusqu’à Paris.
Un rassemblement est convoqué par l’ACAF (Assemblée de citoyens argentins en France) le mercredi 30 septembre à 19h, jour de l’arrivée du président, face à l’ambassade d’Argentine, (Attention, changement de lieu : Place du Trocadero, parvis des droits de l’homme ) là même où Milei doit offrir sa réception de bienvenue aux investisseurs. Ceux qui s’y retrouveront rappelleront que derrière les tables rondes sur le lithium et le gaz, il y a quinze millions de pauvres en Argentine et que Javier Milei n’est pas le bienvenu en France.
Extraits d’une tribune de Carlos Schmerkin.
Lire l’intégralité de la tribune de Carlos Schmerkin parue sur le Club de Mediapart.