PREMIÈRES MANIFESTATIONS EN ISRAËL CE MATIN POUR L’APPLICATION IMMÉDIATE DU RÉSULTAT DU VOTE : LA CHUTE DE NETANYAHOU ET POUR UN GOUVERNEMENT JUDÉO-ARABE EN ISRAËL TOUT DE SUITE
Depuis la nette défaite de Netanyahou aux élections législatives du 27 octobre avec 56 à 58% des voix contre lui et 67 députés d’opposition contre seulement 53 députés pro-Netanyahou, les réseaux sociaux avec la participation de nombreuses personnalités de la société civile sont remplis d’appels à la création immédiate d’un gouvernement reflétant ce vote, un gouvernement judéo-arabe. Face aux hésitations des dirigeants des partis juifs d’opposition de centre-droit et de droite à s’allier aux partis arabes, les électeurs manifestent et veulent que leurs votes soient respectés.
L’opposition juive à Netanyahou a obtenu 48 sièges de députés, les listes judéo-arabes d’opposition à Netanyahou ont obtenu 19 sièges de députés, un total de 67 qui fait une très large majorité contre Netanyahou, et qui donne le sens du vote du 27 octobre, un large rejet de Netanyahou et de sa politique raciste, de guerre et génocide contre les palestiniens et arabes.
Mais voilà, 3 des quatre dirigeants de l’opposition juive, ceux de droite et de centre-droit, n’ont toujours pas déclaré qu’ils allaient traduire cette victoire électorale en un gouvernement qui serait soit très majoritaire avec une alliance judéo-arabe, soit minoritaire juif mais avec le soutien parlementaire, la confiance, des partis arabes israéliens. Les dirigeants des partis arabes ont déjà dit qu’ils voulaient cette alliance et que même, pour la plupart, ils ne demandaient rien en échange, pas de postes de ministres au gouvernement, juste une politique de paix et de réconciliation.
Mais face à l’absence de réponse des partis d’opposition juive qui se contente de dire qu’ils attendent le résultat définitif du décompte des voix, alors que la défaite de Netnayhou est déjà claire, les électeurs qui ont rejeté Netanyahou et qui ont gagné ce 27 octobre, commencent à s’énerver – craingnant un lâchage – et font pression dans la rue sur les partis d’opposition pour qu’ils mettent en application ce qui a été voté par le peuple. Ce matin, il y avait des manifestations à Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem, (photo ci-dessous). Ce soir, ils ont prévu de faire le siège de la maison de Gadi Eisenkot le dirigeant du principal parti d’opposition, de centre-droit. Avec parmi les pancarte et slogans : « La réponse au racisme : la démocratie et le partenariat [avec les arabes. ndr] », « Oui au partenariat, non au racisme » et « Nous sommes la majorité »
Le sens du vote a été donné par la victoire la plus nette pour ces élections qui a surpris les partis et commentateurs, celle des partis arabes israéliens qui sont passés de 10 (ou 14 suivant les élections) à 19 députés. Mais il faut savoir que cette année les listes « arabes » comprenaient des candidats juifs, des personnalités juives connues, pour affirmer clairement la volonté de paix et réconciliation. C’étaient volontairement et clairement pour les électeurs des listes judéo-arabes. C’est pourquoi Netanyahou a tout fait pour empêcher ce vote, bureaux de vote fermés sans raison ou aux heures d’ouverture limitées, bulletins de vote écrits qu’en hébreu, présence policière (d’extrême-droite) massive devant les bureaux de vote. Mais rien n’y a fait. Les électeurs voulaient voter pour ces listes. Il faut savoir aussi que la campagne de ces listes a été menées avec – entre autres – les militants juifs de « Standing together », l’association juive israélienne qui se mobilise pour protéger les paysans palestiniens de Cisjordanie contre les violences de colons d’extrême-droite. C’est ce courant qu’on a vu grandir progressivement dans la population israélienne depuis des mois et qu’on voyait mener des cortèges de plus en plus important dans les manifestations contre Netanyahou, contre la guerre et le génocide, qui a gagné politiquement les élections et qui veut ce partenariat judéo-arabe. Une révolution mentale en Israël qui pourrait changer la face non seulement d’Israël mais de tout le Moyen-Orient et du monde. C’est pourquoi les électeurs israéliens qui en ont marre de cette guerre et de ce climat de haine et violence permanent descendent dans la rue parce qu’ils refusent que les dirigeants politiques s’assoient sur leur vote.
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A 24h Jeudi 30.10
Les résultats des élections israéliennes ne montrent aucune majorité absolue, le dépouillement des votes étant terminé.
L’opposition étudie la possibilité de former une coalition, aucun parti n’ayant obtenu les 61 sièges nécessaires pour constituer une majorité parlementaire.