COMMUNIQUÉ de l’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse a pris connaissance avec indignation du communiqué du préfet de Vaucluse dressant le bilan de la journée du 31 octobre et dans lequel il se félicite d’avoir verbalisé des manifestants.
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse dénonce une dérive autoritaire et appelle à monter d’un cran la mobilisation.
Le préfet ose se féliciter d’un dispositif de 180 effectifs, de contrôles, de 43 verbalisations et d’un « message de fermeté » compris par la population.
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse lui répond avec la plus grande fermeté : ni la répression, ni les intimidations, ni les interdictions ne mettront fin à ce mouvement de jeunesse magnifique, à cette colère légitime !
Le préfet se réjouit que la journée « se déroule sans aucun heurt ».
Mais de quoi parle-t-on ?
D’un rassemblement pacifique de 500 personnes, majoritairement des jeunes et des salariés, venus porter des revendications sociales légitimes.
L’Union Départementale des Syndicats CGT du Vaucluse constate que le préfet considère comme une victoire le fait d’avoir contraint un rassemblement à se tenir en dehors du centre-ville, sous la menace d’une amende de 750 euros, et d’avoir verbalisé 43 personnes.
Ce n’est pas de la sécurité, c’est de la gestion politique de la contestation par la peur.
Le préfet confond ainsi ordre public et musellement démocratique.
Le préfet se prévaut d’une décision du tribunal administratif de Nîmes jugeant l’interdiction « légale, adaptée et proportionnée ».
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse rappelle que la légalité d’une mesure à un instant T ne dit rien de sa légitimité démocratique.
Le droit de manifester est une liberté constitutionnelle. Son exercice ne saurait être réduit à une tolérance préfectorale variable selon l’humeur du représentant de l’État.
Le préfet parle de « message de fermeté » : nous parlons, nous, d’un message de mépris envers celles et ceux qui n’ont d’autre moyen que la rue pour se faire entendre. La justice administrative n’est pas un blanc-seing pour les libertés.
Depuis un mois, les lycéens et étudiants se mobilisent pour des classes moins surchargées, des professeurs remplacés, la fin de Parcoursup et des moyens pour l’éducation.
Les salariés, eux, subissent la vie chère et la stagnation des salaires.
Le préfet peut verbaliser autant qu’il veut : cela ne fera pas baisser les prix, ne remplacera pas un professeur absent, ne revalorisera pas le point d’indice.
La répression ne répond à aucune urgence sociale. Elle ne fait qu’ajouter de la colère à la colère.
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse ne se laissera pas intimider par les communiqués préfectoraux ni par les dispositifs policiers.
Le 5 novembre 2026 sera une nouvelle étape pour monter d’un cran supplémentaire le niveau de mobilisation, avec des grèves massives.
Les revendications sont claires : augmentations de salaires, revalorisation des pensions et du point d’indice, moyens pour l’éducation et les services publics.
Le préfet de Vaucluse est dans le camp de l’ordre contre la justice sociale, de la verbalisation contre le dialogue, de l’intimidation contre la démocratie.
L’Union Départementale des syndicats CGT du Vaucluse lui répond qu’aucun arrêté préfectoral, aucune amende, aucun dispositif policier ne fera taire un mouvement dont les revendications sont justes.
Nous ne lâcherons rien !!!
Le 5 novembre, toutes et tous en grève et dans la rue.