Petit compte-rendu de la manifestation ultra-chiante de ce jour 5 novembre à Manosque.
Il s’agissait en cette journée ensoleillée de tenter de faire converger le mouvement des lycéen·nes avec celui de grévistes qui soutiennent le mouvement dont des professeurs venus de Forcalquier, Volx, Saint-Auban, Oraison… des postiers, des libraires, des indépendants, des ouvriers, des artistes et beaucoup de retraités…
Une convergence bien mal engagée !
Le rassemblement devant le cinéma se remplissait de monde (environ 1000 selon la police !) venus des environs avec des délégations syndicales visibles, la CFDT en orange, la CGT en rouge, la FSU en bleu, les anarchistes en peau de lapin… et heureusement aussi quelques gilets jaunes, une fanfare et une cantine solidaire.
Je suis allé à la rencontre des lycéen·nes éparpillé·es en petits groupes affinitaires et j’ai cherché à faire le tour de toutes les personnes que je connaissais.
Les lycéens d’Esclangon m’ont raconté que le blocus qu’il voulait mettre en place à 50 s’est heurté ce matin du 5 novembre à des flics venus en nombre qui ont déchiré leurs cartons de slogans et les ont lourdement bousculé pour les empêcher de bloquer. Il semble que la même chose se soit passé au Lycée Martin Bret (je n’ai pas eu d’info sur le lycée des Iscles). J’ai tenté au moment du démarrage du cortège de donner la parole à une lycéenne et à des profs qui étaient en grève.
La lycéenne n’a pas été entendu et les profs n’ont pas voulu prendre la parole trop occupés à suivre le train-train du cortège.
Ça m’a énervé et je suis parti de ce cortège pacifichiant en gueulant contre cette moutonnerie qui ne mène nulle part.
Les flics étaient bien peinard à distance et peu nombreux. Le centre ville était mort comme toujours : on aurait cru un cimetière !
Si des paroles plus constructives peuvent apporter du soutien aux lycéens pour la suite des blocages ou témoigner de grèves reconduites ici ou là, c’est volontiers !
Nota bene : Même « La Provence » s’interroge sur les pressions policières du matin subies par les lycéen·nes…